FF_HobbsAndShaw

Faites vrombir les muscles !

Premier spin-off de la saga Fast and Furious, Hobbs and Shaw débarque sur les écrans blindé de testostérone et de nitro pour un cocktail explosif.

S’arrêteront-ils un jour ? Jusqu’à quel point peut-on repousser les limites ? Jusqu’à quand le public sera-t-il présent ? Dans 30 ans, verra-t-on un Fast and Furious avec Vin Diesel en fauteuil roulant monté à la nitro ? Comme disait Coluche avec sa blague du Belge « tant que je gagne, je joue !« . La vraie question : est-ce que Hobbs and Shaw vont-ils aussi bien marcher ?

Dans la série des FF, je voudrais un flic qui retourne sa veste, mais pas vraiment et un traître qui trahit son frère, mais pas vraiment. Ce qui est bien dans cette saga, on peut un coup jouer les méchants et le volet d’après être copain comme cochon avec tout le monde ! Rien n’est gravé dans le bitume. Donc on prend un duo à première vue improbable parce qu’ils se détestent et justement pour cette raison, on en fait un film. Bonne ou mauvaise idée ? Plutôt mi-figue, mi-raisin.

Côté figue : on garde l’essence même de la saga, à savoir bourrine à souhait, on va toujours plus loin (plus fort, plus vite). Plus c’est grotesque, plus c’est impensable, plus c’est bon ! On est pas mal là-dessus. Le personnage féminin joué par la charmante Vanessa Kirby n’entre pas dans la catégorie écervelée qui court en talons. Et le méchant sous les traits d’Idris Elba (et sa super moto qui fait rêver) est loin d’être un mec facile à abattre. Le duo marche relativement bien, mais…

Côté raisin : c’est poussif ! Beaucoup trop poussif. Le charme opérait dans la saga car ils s’envoyaient des vannes au compte-gouttes, bien senties, bien placées et bien écrites. Là, c’est tout l’inverse. Le film va chercher la vanne pour essayer de faire rire, elles sont ridicules, pas amusantes pour un sou, le principe est même étiré au possible dans certaines séquences avec des gros plans. C’est gênant et du niveau collège. À ce point, vaut mieux redoubler que de passer en classe suivante ! Hobbs and Shaw est trop long, donne mal à la tête avec des scènes d’action à en perdre tout repère (qui fait quoi et comment, on ne pige plus rien parfois). Deux acteurs passent une tête dans le film, prétexte pour lancer l’histoire pour l’un (je ne dirais pas qui, mais il est agaçant au possible, même si d’habitude je le trouve sympathique), et l’autre est inutile (en plus d’être déjà énervant en temps normal).

Loin d’être un mauvais film d’action jouissif, Fast & Furious : Hobbs & Shaw casse bien la baraque pour cet été à gros renfort de cassage de voiture, de muscles et de coup de tatanes Statham. Personnellement, je verrais bien un autre spin-off sur la famille Shaw, ça serait plus fun avec comme chef la mère (Helen Mirren).

Restez bien jusqu’à la toute fin du générique !

Sortie en salles le 08 Août 2019.

by Miss Bobby
Comme-des-betes-2

Comme des betes 2

Un film qui manque de chien !

Au commencement, c’est-à-dire avec Comme des bêtes, on partait à la découverte des supposées activités de nos animaux de compagnie. Sur le papier, l’idée était top ! Il faut dire qu’on a tous rêvé d’être dans la tête de nos petites bêtes à poils et on s’est tous demandé s’ils ne menaient pas une double vie en notre absence. Ça, c’était le début du premier volet. C’était drôle avant de virer en aventure qui n’avait rien à voir avec l’idée de départ.

Du coup, les scénaristes se sont dit pour le deuxième : si on se mettait dans la tête de nos amis à quatre pattes quand on fait des choses du quotidien avec eux, et là, le mec (Paulo) au fond de la salle de réunion a dit : « Eh les gars ! Si on faisait pareil pour le deuxième volet ? En ajoutant une aventure après ?! », et un autre (encore Paulo) lui a répondu : « Super idée ! ». C’est ça ! Prenez-nous pour des croquettes tiens ! Franchement, vous pensiez qu’on allait rien voir ?!

Comme des bêtes 2 balance trois concepts : le coup du vétérinaire (je ne vous dévoile rien, le studio s’est servi de cet extrait en guise de promotion, entre autres). C’est rigolo, tout ceux qui ont (eu) des animaux savent que ça se passe exactement comme ça. Bien. Le coup du chat (idem extrait) : tout pareil que l’explication d’avant pour ceux qui ont (eu) un chat. Le coup des enfants : sympathique aussi comment les chiens s’adaptent aux enfants. Ensuite ? On remballe le bazar de la vie quotidienne et on sort une aventure. Merci. Au revoir !

Résultat des courses : toute la partie chouette, « ah tiens, c’est marrant c’est ce qui s’est passé avec mon chien, chat, hamster (rayez la mention inutile) » dure une petite demi heure et après c’est relativement long et ennuyeux. Voire carrément pas intéressant.

Cette suite ne sert à rien puisque le souci du premier n’a pas été corrigé. On se retrouve toujours frustré avec un concept qui n’est jamais poussé au bout et qui, finalement, ne peut pas tenir sur 1h30 de film. Comme des bêtes 2 passe le temps, on se prête à sourire de temps à autre au début et c’est tout.

Sortie en salles le 31 Juillet 2019.

by Miss Bobby
Jumanji bienvenue dans la jungle

Jumanji : le jeu version 2.0 !

Jumanji bienvenue dans la jungleIl y a des films comme ça, on se dit qu’il vaudrait mieux pas en faire un remake, surtout quand le film original a marqué toute une génération. Pour ne citer que lui, car c’est de son remake dont on va parler : Jumanji. Pour ceux qui n’ont jamais vu l’original avec le beaucoup trop regretté Robin Williams, rattrapez-le tellement il est génial ! Bref ! Là, il est question de Jumanji : Bienvenue dans la jungle. Ça donne quoi ce remake, passé du jeu de société au jeu vidéo ?

Déjà, « l’explication » sur pourquoi on passe d’un jeu de plateau à un jeu vidéo est d’une facilité… C’est-à-dire qu’on soit en manque d’inspiration je veux bien, mais là, ça dépasse l’entendement ! C’est un détail, passons. Pour apprécier Jumanji : Bienvenue dans la jungle, laissez de côté votre expérience avec l’original. Préparez-vous plutôt à une comédie d’aventure, comme si on avait mis de la comédie, Tomb Raider et Indiana Jones dans un pot et qu’on aurait bien secoué le tout.

L’expérience n’a pas été aussi mauvaise qu’elle ne le laissait présager, bien au contraire. La reconstitution du jeu vidéo est très bien faite. Fans de jeux vidéo, il faut avouer que l’immersion dans le jeu est totale : du nombre de vies, en passant par les caractéristiques des personnages (forces et faiblesses), les différents niveaux, l’insertion des PNJ (personnages non jouables) est à mourir de rire et tellement bien retranscrite ! Et puis le fameux sac à dos où on trouve toujours tout dedans ! J’adore ! Il y a encore plein de belles références qui vous attendent.

Autre point fort de Jumanji : Bienvenue dans la jungle, le transfert des personnages réels dans des corps virtuels. Là où le film est rigolo, c’est qu’il y a un sacré contraste : Dwayne Johnson est un geek, Jack Black est une blondinette superficielle, Lara Croft Karen Gillan est une intello de service et Kevin Hart est un footballeur américain ! Voyez un peu le topo ? Ce mélange entre l’intellect et le physique fait tout le comique du film. Plus la partie immersive dans le jeu vidéo par une très bonne reconstitution (c’est rare au cinéma). C’est ce qui vous décidera à aller voir le film, l’histoire n’est, à mon sens, qu’un prétexte pour mettre en scène tout ça ! C’est plutôt sympa à voir, je me suis bien marré, néanmoins, n’y allez pas en ayant le premier Jumanji en tête, vous risquez d’être déçu.

Sortie en salles le 20 Décembre 2017.

Miss Bobby_Témoin à louer

Miss Bobby_Témoin à louer Témoin à louer fait partie de ces films qui ne sortiront pas au cinéma en France, mais que Sony sort directement en VOD (ça ne veut pas dire qu’ils ne sont pas bons pour autant), et qu’ils appellent les OVNI : Objets VOD Non Identifiés. Ce sont des titres inédits disponibles exclusivement en VOD et en téléchargement définitif. Vous allez revoir passer le mot OVNI dans les semaines à venir, car Témoin à louer n’est pas le seul que j’ai en stock. Il n’empêche que c’est bien pratique, vous avez du contenu inédit sans bouger de votre canapé.

Témoin à louer est une comédie pour les potes sur l’amitié, parce qu’on parle toujours des personnes malheureuses en amour, mais en amitié, ça existe aussi. Prenez Doug (Josh Gad), il a l’air sympathique, il a de l’argent, il va se marier à une belle blonde (Kaley Cuoco, Penny dans The Big Bang Theory), mais pas un seul ami à inviter à son mariage et pire, pas de meilleur ami pour être témoin. Imaginez la réputation de mec cool qui s’envole.

Témoin à louer n’est pas le film de l’année, on ne va pas se le cacher. C’est un film qu’il faut regarder pour débrancher son cerveau et qui divertit. Les personnages sont particulièrement clichés (on s’en doutait un peu) et les situations comiques s’apparentent parfois à des gags bon marché. On ne va pas trop en demander. Personnellement, j’ai toujours eu de l’affection pour Josh Gad, il a un bon capital sympathie. Bonus référence pour la dernière réplique de Jorge Garcia (faisant justement un rappel à la série Lost).

Bonus :

– Sélectionner les scènes commentées par le réalisateur Jeremy Garelick et Josh Gad

– Scènes supplémentaires (21 minutes) : 15 scènes

– Coupé au montage (14 minutes) : 5 scènes

– Réplique-O-rama (14 minutes) : des alternatives à plusieurs scènes autour de l’improvisation

– Entrez dans la chapelle de l’amour (6 minutes) : les membres de l’équipe se succèdent devant la caméra pour raconter de vraies anecdotes de mariage qu’ils ont pu vivre

– Clip musical : « Can you do this » de Aloe Bacc

– Films-annonces

Sortie en VOD le 29 avril.

by Miss Bobby