Alita battle angel

Alita battle angel

Elle a les yeux revolver…

Typiquement, Alita : Battle Angel est le genre de film que j’ai apprécié, mais dont je ne sais absolument pas quoi dire dessus. C’est chiant. Du coup, ça sera clair et concis. Je précise que ne connaissant pas le manga Gunnm dont est inspiré Alita, je suis incapable de vous dire si c’est une adaptation fidèle ou non. Toutefois, mes oreilles ont entendu que cela n’avait pas forcément de rapport. À vous d’aller vérifier directement au cinéma.

Alita : Battle Angel en jette. Visuellement, c’est beau, même si on connait très bien ce type d’environnement post-apocalyptique. Rien de nouveau sur la planète. Alita est vraiment belle, un personnage numérique avec deux grandes billes pour les yeux, elle est détaillée, avec de belles textures et j’aime beaucoup sa voix (celle de Rosa Salazar qui lui donne aussi son jeu) qui lui donne du caractère. Pour ma part, je suis tombée naïvement dans les scènes de combat et d’action, vous le savez, vous me mettez des ralentis et je suis contente ! Et puis j’ai trouvé ces scènes efficaces.

Alita : Battle Angel a – à mon sens – de belles qualités pour en faire un blockbuster, mais le film m’a quand même laissée sur la touche. Trop froid à mon goût, un manque d’empathie, pas d’émotions qui font que j’ai vu un film d’action et puis c’est tout. Il manquait ce je-ne-sais-quoi pour me dire : « c’était vraiment cool ! ».

Suite aux scores aux Etats-Unis, doit-on quand même s’attendre à une suite ? On finira par vite le savoir. Dans tous les cas, Alita : Battle Angel est un film vraiment divertissant, mais delà à être inoubliable… À voir au cinéma. Oubliez la 3D !

Sorti en salles depuis le 13 Février 2019.

by Miss Bobby
Green Book

Green book

Une bouffée de fraîcheur !

Quand on découvre la bande-annonce ou le film tout simplement, le ton, l’histoire, et qu’on prend le temps de vérifier le réalisateur de Green Book. On s’arrête un instant, on s’interroge sur sa correction optique, des fois qu’on aurait un problème, et on relit plusieurs fois : oui, c’est bien Peter Farrelly – le mec derrière Mary à tout prix, L’Amour extra large, fou d’Irène et j’en passe – qui a réalisé Green Book ! Qu’est-ce qui s’est passé dans sa tête ? Quelque chose de bien apparemment et on ne va pas s’en plaindre.

Green Book était le film calibré pour me plaire, le genre d’oeuvre qui fait du bien, qu’on appréhende avec naïveté et un plaisir non-dissimulé (quand d’autres crieront à la facilité et à la niaiserie, chacun son truc). J’ai adoré Green Book ! Un vrai petit bonheur en ce début d’année (en plus de Bienvenue à Marwen), intelligent, brillamment interprété. Vous en sortez en vous disant : ça fait du bien !

Avec Green Book, on sait d’avance où l’on va et on y va avec plaisir : un road trip dans l’Amérique profonde durant les années 60 où le musicien riche et noir se fait conduire par un blanc italien new-yorkais. Le monde à l’envers ! Une virée sur fond de ségrégation, où chacun revisitera ses jugements tout en se faisant remettre à sa place. Un voyage plein d’émotions, de questionnements, de révolte et d’humour accompagné des plus beaux paysages américains. Si vous vous demandez le rapport entre le film et le titre, la réponse se trouve dans le film (et elle est loin d’être sympathique). Mise en garde : vous risquez et de swinguer et d’avoir faim en voyant tout ce que mange Viggo Mortensen !

Mahershala Ali continue sa prodigieuse ascension en démontrant qu’il est un acteur formidable pouvant revêtir n’importe quel rôle, quant à Viggo Mortensen, a-t-on encore besoin d’évoquer son talent ?! Green Book a amplement mérité ses 3 Golden Globes, on lui souhaite quelques récompenses également aux Oscar.

Payez-vous un aller-retour pour Green Book, émotions et dépaysement garantis !

Sortie en salles le 23 Janvier 2018.

by Miss Bobby
free-state-of-jones_film_matthew mcconaughey

free-state-of-jones_film_matthew mcconaughey Matthew McConaughey et son accent texan (enfin du Mississippi ce coup-ci) nous font un nouveau tour de force dans le nouveau film de Gary Ross : Free State of Jones.

Bienvenue en pleine guerre de Sécession où les hommes tombent comme des mouches sur le champ de bataille et les femmes tentent, tant bien que mal, de garder leur ferme à flots. 2h20 d’épopée où Newton Knight comb… ah non ! On me dit dans l’oreillette que ce n’est pas ça l’histoire. Je reprends, 2h20 de… film ? De vie de Newton Knight ? Ça passe mieux ! Donc 2h20 qui débutent sur le front à suivre ledit infirmier pour tenter de sauver les pauvres soldats en morceaux. Une partie assez crue où bouts de chaire, d’os et autres organes ne sont pas épargnés aux spectateurs (bon appétit). Un tronçon mouvementé assez court qui va nous guider vers le reste du film (j’ai un Bac+3 pour dire ça) trèèèès… calme. Trop calme. On suit notre personnage dans ses combats : tantôt contre la guerre, puis contre l’esclavagisme, puis contre les Confédérés, puis de nouveau pour les droits des Noirs. En gros Newt-Newt est en rébellion contre le système et il crée un Etat libre (attention révélation) : Free State of Jones !

Techniquement, ça donne quoi 2h20 de Free State of Jones surmontées de l’accent du Mississippi ? Un Matthew McConaughey qui n’a plus grand chose à prouver maintenant, toujours au meilleur de son jeu. Ça, c’est pour la partie positive (oui, c’est léger). C’est long quand même pour un film intéressant, qui propose beaucoup de contenu, traitant de sujets nombreux qui mériteraient à eux seuls un film chacun. Un scénario riche d’Histoire entrecoupé par des flashforwards (pour ceux qui ne connaissent pas ce terme, ce sont des flashs, mais dans le futur) qui ne servent à rien. Ils arrivent comme des cheveux sur la soupe, distillant des informations au compte-gouttes, à tel point qu’on a du mal à raccrocher les wagons entre le présent et les incursions dans le futur. D’autant que ces pastilles sont assez décousues, nous poussant à tirer aux forceps la compréhension de leur propos. Vient s’ajouter à cela un manque d’introduction qui nous aurait aidés à replacer les événements historiques. Enfin, le film manque cruellement d’émotions ! Mince, à aucun moment on a envie de soutenir Knight, ni même de s’attrister pour les coups durs.

Free State of Jones aurait eu besoin de quelques coupes, de plus d’émotion et d’un sujet moins brouillon pour réussir à nous happer dans cette histoire vraie.

Sortie en salles le 14 Septembre 2016.

http://www.imdb.com/title/tt1124037/?ref_=nv_sr_2