Captain marvel

Captain « Maverick » Marvel

J’ai presque envie de chanter Take my breathe awayyyy, mais je vais me retenir.

Clairement, si vous n’êtes pas branchés Marvel, ce n’est pas du tout votre année : trois films Marvel pour 2019 contre un DC, le bien nommé Shazam. Difficile de rivaliser.

Première à montrer le bout de sa frimousse : Captain Marvel, logique pour ceux qui ont vu Avengers 4. Il fallait bien l’introduire avant Avengers : Endgame. Résultats des courses, on se retrouve avec deux Marvel à un mois d’écart.

Captain Marvel, nouveau visage de la machine à sous incarné par la jolie et rafraîchissante Brie Larson. Brie Larson, vous la mettez sur un fond noir, vous lui dites de sourire et elle vous éclaire la pièce. Habituée des films indépendants, on peut douter de sa place dans l’univers (comme Jake Gyllenhaal dans Spider-Man : Far from home). Pourtant, la mayonnaise a bien pris avec moi. On ne l’attend justement pas dans un rôle de super-héroïne et ça marche ! Elle va donner un petit coup de fouet parmi les vieux de la vieille appelés plus communément les Avengers. Ça ne va pas nous faire de mal.

Passons au gros du morceau ! Captain Marvel est typiquement le genre de film que je range dans ma catégorie « sympathoche » : Il y a des défauts, c’est loin d’être inoubliable, mais ça se regarde, c’est agréable. Niveau points négatifs : il ne faut pas aller chercher la profondeur, il n’y en a pas. Tout comme ils ont complètement abandonné l’idée de mettre des enjeux. Malgré sa sympathie, Captain Marvel n’est clairement pas là pour le drame, mais bien pour installer sa présence pour ne pas arriver les mains dans les poches lors d’Avengers : Endgame. Du tricot avant le combat de toute une vie en gros ! Autre bémol : parfois, les effets spéciaux piquent un peu les yeux, c’est vrai, mais bon.  Ça n’a pas été gênant et on pourrait même prendre ça du côté Taylor kitch (oui, j’ai mangé un clown et alors ?!).

Sinon, heureusement que la bande-originale nous indique que ça se passe dans les années 90, car ça ne saute pas non plus aux yeux. Plus de références de ces chères années que beaucoup d’entre-nous avons connu n’auraient pas été de refus. Toutefois, vous ne manquerez pas les quelques tenues, le flipper et autre joyeusetés des PC à l’époque où le chargement d’une disquette ou d’un CD pouvait mettre dix bonnes plombes. Vos oreilles apprécieront Nirvana, Garbage ou encore No Doubt. Il y a quelques pointes d’humour bien senties, néanmoins, on est loin de la comédie « loufoque » qu’était Thor troisième du nom. Les amoureux des chats risquent de voir un peu différemment leur boule de poils (d’ailleurs, clin d’œil à Top Gun avec le nom du chat, qui s’appelle Goose, la référence au film de Tom Cruise ne s’arrête pas là). J’ai bien aimé le passage « Sailor Moon » quand la demoiselle prend pleine connaissance de ses pouvoirs, il ne manquait que la baguette magique avec l’étoile qui tourne et on était bon ! Vous pourrez également apprécier le très bon travail de rajeunissement orchestré sur Samuel L. Jackson.

Le film se veut féministe, en effet, elle n’a pas besoin d’une équipe ou d’un homme pour faire le boulot. Elle est forte, indépendante et ambitieuse. Elle est la Wonder Woman de Marvel en moins glamour et ça nous va très bien.

Captain Marvel ne rentrera pas en pole position des films Marvel marquants, cependant, il a ce petit côté frais et sympathique qui font de lui un film agréable. Et le plaisir de voir Brie Larson débarquer dans cet univers trop confortablement installé.

Sortie en salles le 06 Mars 2019.

by Miss Bobby
Ant-Man et la guêpe

Petit super-héros, petites ambitions !

Ant-Man et la guêpeComme chaque année depuis 10 ans, Marvel nous gratifie de son petit film d’été. En 2018, pour vous remettre de vos émotions après Avengers Infinity War Partie 1 tombé en Avril qui nous a tout bouleversé (un peu quand même), on part dans l’infiniment petit avec Ant-Man et la Guêpe. C’est plus calme, pas dramatique pour un sou, on décompresse tranquilou.

Rappelons les faits : à la base, Ant-Man, c’est chiant, inintéressant, c’est autant oubliable que la première fois que j’ai mangé un chewing-gum. Il est gentil Paul Rudd, il est cool et tout, mais on s’en fiche un peu qu’il sache changer de taille. Cool pour toi mec. Et on ne peut pas dire que dans la clique aux Avengers il ait un rôle important. Bref. On s’en fiche. Alors quand on nous annonce la suite, cela n’augure forcément rien de bon. De l’ennui, tout au plus.

Alors oui, Ant-Man et la Guêpe n’est toujours pas un grand cru Marvel, MAIS :

  • Il est vachement plus drôle que le premier.
  • Les mecs se sont vraiment amusés avec les effets de rétrécissements qui sont beaucoup plus nombreux (faut dire que dans le premier volet, on restait sur notre faim).
  • Il y a de vraies belles séquences d’action qui vous fera dire que finalement, c’est peut-être pas si naze que ça de pouvoir se rétrécir.
  • On a un rôle féminin – la Guêpe (enfin on devine que c’est elle, parce que personne ne le précise) – qui n’est ni une potiche, ni un troisième rôle, ni un faire-valoir masculin. Elle est là, elle existe à l’écran, elle envoie du pâté et elle est intelligente. J’ai même préféré son personnage à celui d’Ant-Man. Ça va comme un gant à Evangeline Lily et j’ajouterai même que Paul Rudd est presque là que pour faire le rigolo.

En revanche, Ant-Man et la Guêpe a des défauts (faut pas déconner non plus) :

  • Michael Pena est fatigant. Hormis SA séquence drôle qui malheureusement n’est pas de son fait, puisqu’elle réside avant tout dans le montage et dans le jeu d’acteur des autres, il me donne mal à la tête.
  • Michelle Pfeiffer fait office de figurante.
  • Et enfin, l’histoire est anecdotique (pour changer chez Marvel). L’intrigue avec Fantôme manque souvent de logique et les enjeux avec le « méchant » (si on peut appeler ça un méchant) sont ridicules.

Vous l’aurez compris, Ant-Man et la Guêpe est meilleur que le premier, plus drôle, avec un rôle féminin qui apporte vraiment quelque chose, mais qui pèche encore et toujours par son histoire.

Sortie en salles le 18 Juillet 2018.

by Miss Bobby
Avengers infinity war

L’apothéose/calypse est enfin arrivée !

Avengers infinity warGrosse soirée chez les Avengers, tout le monde a été réuni pour les festivités, pour nouer de nouvelles amitiés, se battre au coin du feu, un dimanche après-midi tranquille chez les Avengers en somme ! Marvel commençait à mon sens à pédaler un peu dans la choucroute et à fatiguer à nous servir encore et encore le même plat. Ils ont eu un petit sursaut dernièrement avec Thor Ragnarok, drôle au possible. Tout le monde attendait Avengers Inifinity War, la grosse machine bourrée de sous et d’acteurs, un gros monstre en deux parties qui doit se finir en apothéose. Honnêtement, j’avais peur : une petite soixantaine de personnages, des réalisateurs que je ne porte pas dans mon cœur tant leur caméra a un peu trop la bougeotte. Il y avait de quoi avoir des doutes… Et pourtant…

La surprise fut présente. Pour ne pas avoir de surdose de personnages à l’image, ils ont tous été répartis en groupes ici et là, créant de nouvelles affinités, et permettant ainsi d’incorporer gentiment et sans fracas la franchise Avengers et Les Gardiens de la galaxie. Ça passe crème ! Chacun garde son identité, mais tout se mélange correctement, souvent sous forme d’humour, un des gros points communs. À part ça, Avengers Inifinity War première partie se veut beaucoup plus sombre, plus profond, plus violent aussi. Marvel ne ménage plus son spectateur – enfin moins – et c’est très appréciable. On ne nous cache plus les atrocités même si elles sont montrées avec intelligence et subtilité, pour rester un film accessible quasiment à tous.

Avec ses couleurs pétantes qui contrastent avec l’atmosphère plus lourde, s’ajoute une dose d’émotions que l’on ne connaissait pas au studio. Bonne nouvelle nuancée cependant, les émotions sont présentes, mais parfois trop en retenue, voire même interrompues dans leur élan. À mon sens, c’est là le gros défaut du film. Ils auraient lâché les chevaux sur les émotions (et il y a de quoi !), on aurait obtenu le top du top du film de super-héros. Mais bon, j’ai la larmichette qui a commencé à perlé au coin de mon œil, et ça c’est formidable pour des super-héros !

Autre bonne surprise, le méchant Thanos. Là on a un vrai méchant qui envoie du lourd (c’est le cas de le dire) ! En plus d’être mastoc, j’ai apprécié d’entrevoir le visage de Josh Brolin sur cette bouille pleine d’effets spéciaux. Brolin apporte vraiment de la profondeur à son personnage, de l’humanité et un certain charisme. Même si les raisons de Thanos d’entreprendre ce qu’il fait sont légèrement floues et manque d’un je-ne-sais-quoi pour être totalement « pardonnables », on comprend ses motivations, son histoire qui est bien plus développée que d’autres méchants, ses émotions. C’est un personnage à part entière qui apporte réellement quelque chose à ce film.

Avengers Infinity War est tellement différent de ce que Marvel nous sert depuis 10 ans, que s’ils avaient supprimé l’humour, cela ne m’aurait absolument pas dérangé (je sais, c’est une de leurs marques de fabrique). Cela dit, la partie comique est judicieusement distillée, elle n’est pas omniprésente, un autre bon point ! Les 2h30 de spectacle sont passées vite, apportant son lot de rire, d’interrogations, de tristesse et de chocs. Les fans ne seront pas déçus. Je pense que j’aurais dû commencer le mois dernier à regarder les 18 films, histoire de me rafraîchir la mémoire, j’ai parfois eu du mal à raccrocher les wagons en 10 ans de films, d’autant que certains sont plutôt anecdotiques par leur contenu. La suite l’année prochaine avec le dénouement final ! Hâte !

Sortie en salles le 25 Avril 2017.

by Miss Bobby
Justice League

Bienvenus chez Justice League : Farces et attrapes !

Justice LeagueSi vous voulez bien m’excuser, je vais chercher ma pelle pour aider le tractopelle de Warner à continuer de creuser. Quoi qu’avec ma petite pelle, je ne vais pas beaucoup les soutenir, d’autant qu’ils sont hyper efficaces avec Justice League ! Honnêtement, je ne sais même pas par où commencer ! Ah si ! Peut-être en allant aussi chercher un sac poubelle.

Dès les premières minutes, Justice League annonce la couleur : ça sera caca (appelons un chat un chat). D’ailleurs je propose qu’on renomme le film par Justice League : les fonds verts au cinéma. Il n’y a que ça et on les voit tellement qu’on se demande s’il n’y a pas un panneau lumineux qui indique leur présence à chaque fois… Soit pendant TOUT le film ! J’en ai vu des effets spéciaux moches (coucou Independence Day Resurgence), mais de cet acabit, rarement. Si vous ajoutez à cela cette texture floue, pseudo brumeuse de l’image – et non de l’atmosphère – vous allez perdre à coup sûr un dixième à chaque œil. Les effets spéciaux de mon petit neveu de 5 ans ne sont que les hors d’œuvres du film !

L’apparition du grand méchant : Steppenwolf. Avec un nom pareil, les plus assidus penseront à eux. Et pour les férus de la manette, ils penseront indubitablement à Diablo (remarquez, c’est encore plus flagrant dans Thor Ragnarok). La référence aux jeux vidéo ne s’arrête pas là, puisque le film – visuellement – est un vaste jeu vidéo ! Ça y est ? Vous commencez à imaginer le niveau de rendu ?

On continue le repas avec une histoire dont on se contre fiche. Rien ! Pas un brin d’empathie, un peu d’émotions ou même un rire. Que dalle ! Si, j’exagère, de la consternation et de l’ennui. Il n’y a rien qui se passe, vous regardez les images défiler durant deux longues heures et stoïque. À aucun moment on ne suscite votre intérêt en attendant que ça passe. Les personnages sont comme le film, en papier mâché. Batman est en carton, c’en est ridicule ! Moi qui adore ce que Nolan avait fait du héros, on touche les sommets de la honte. Je passe sur Aquaman et Cyborg, pas la peine de s’attarder dessus. Si vraiment je devais sauver quelque chose de cette (In)Justice League, ça serait Wonder Woman (j’avais aimé le film, la femme forte, etc. J’aime bien le personnage) et Flash. Parlons-en de lui ! C’est le petit cousin de Vif-Argent (celui qui va vite dans X-Men), construit sur le même principe : jeune, moins insouciant que son cousin, essayant d’être drôle, avec le même genre de scène (j’aime bien les ralentis, donc je ne vais pas me plaindre). Il a fallu qu’ils le rendent maladroit, le faisant passer pour un idiot ! Dommage.

La réalisation de Justice League n’est pas digne de Zack Snyder qui nous a habitués à bien mieux. Quant au passage de Joss Whedon… Est-ce qu’un film entièrement fait par Snyder aurait changé la donne finale ? Je ne pense pas. C’est d’un fouillis (pour rester polie). Warner, qui avait su reprendre son souffle avec Wonder Woman, a repris la brasse coulée. Il faut bien qu’ils comprennent qu’ils sont très loin de Marvel et de leur ô combien millimétré MCU (*Marvel Cinematic Universe), où tout s’emboîte dans un ordre chronologique. Le DC Universe de Warner veut aller trop vite pour contrer la concurrence et à vouloir aller vite, on se plante. Je me suis même surpris à dire que les Marvel, à côté, ce sont des chefs d’œuvres. Oui oui !

Allez vous faire votre propre idée, mais tant qu’à vous bousiller les yeux, dans votre salon vous aurez moins de séquelles.

PS : La punchline de l’affiche est « Vous ne sauverez pas le monde seul »… Mmmhhh, j’ai envie de dire « Vous ne sauverez pas le film à plusieurs ».

N.B : Je ne juge que sur le film ainsi que les inspirations que j’ai ressenties et non sur les comics que je ne lis pas.

Sorti en salles depuis le 15 Novembre 2017.

by Miss Bobby
Spider-Man Homecoming_film

Spider-Man Homecoming_filmQu’il est choupinou le Spidey nouveau ! C’te bouille de 21 ans fraîchement sorti du lycée, son sourire enjôleur et sa jovialité. Il est craquinou ! On a envie de lui donner sa chance, il est tout naïf en plus ! Après Tobey Maguire, après Andrew Garfield, voici le petit chou Tom Holland et son Spider-Man Homecoming. Bon alors ? Ça donne quoi ?

Ça donne que c’est mitigé ! Vraiment mi-figue, mi-raisin. Il y a des choses qui m’ont plu, d’autres beaucoup moins, certaines m’ont énervée. Il est compliqué ce Spider-Manounet ! C’est difficile en voyant ce nouveau « reboot » de ne pas penser à la trilogie de Sam Raimi (étonnamment, je n’ai pas pensé une seule seconde à The Amazing Spider-Man, le pauvre). Sam Raimi, c’était les bases : l’origine, la construction, l’évolution pour devenir l’homme araignée suprême. Là… Bah là déjà on le découvre dans Avengers 3 Captain America : Civil War, le minet arrive comme un cheveu sur la soupe, presque super doué, limite « je sais tout faire ». D’accord. Donc on reprend là dans Spider-Man Homecoming, avec une scène d’intro très sympathique replaçant l’histoire dans le contexte en reprenant depuis Captain America, vue par un ado de seconde. Ici, point de « attends je vais t’expliquer en détails comment j’ai eu ces nouvelles facultés », on nous glisse au détour d’une seule et unique petite phrase comment ça lui est tombé dessus. Je veux bien que l’on ne nous explique pas la genèse de ce gosse pas comme les autres, on n’a pas que ça à faire, seulement, on en est à se demander s’il a vraiment été mordu par une araignée tellement tout le travail est mâché par Tony Stark (aka Iron Man) ! On perd totalement l’authenticité et la naïveté qu’on avait dans les précédents films, vous voyez ? Quand il découvrait ses nouvelles habilités, qu’il commençait à créer son costume et à s’entraîner. Vous vous souvenez ? Là, que dalle ! Monsieur Stark arrive tout fric dehors, « tiens voici ton costume moulant, tu verras qu’il y a plus d’options que sur la dernière voiture dernier cri couplée à la meilleure technologie d’Apple, et débrouille-toi ! ». CA-M’ÉNERVE ! Où se trouve le plaisir de s’amuser avec sa toile, quand en fait c’est un produit chimique ?! Vous me comprenez les puristes ? Résultat la grosse question est : t’es sûr que tu t’es fait piqué par une araignée ? J’ai de sérieux doutes.

Mis à part ce coup de gueule, introduction d’une facilité mainte fois vue dans les films : pourquoi les adultes n’écoutent jamais les jeunes ?! Ça aussi ça m’énerve ! Exemple (qui n’est pas dans le film je vous rassure) : l’ado pas boutonneux va dire qu’il y a des méchants avec une bombe et l’adulte je-sais-tout non seulement ne va pas l’écouter, mais en plus, va lui dire de retourner jouer avec ses jouets (je caricature mon propos). POUR-QUOI ? J’espérais que Stark et Happy (Jon « Teddy Bear » Favreau est de retour !) allaient être moins bêtes que ça, bah non ! « ‘Scuse- nous petit, mais on a des choses de grands à faire, bien plus importantes que ta petite vie de lycéen » ! Argh !

Mettons de côté que Spidey est assisté et qu’on ne lui fait pas confiance, j’ai apprécié que Marvel propose un rapport avec le méchant différent : celui-ci est déjà très humanisé par ses convictions, mais également par sa « transformation ». D’aucuns diront que c’est un adversaire à la hauteur du petit jeune, oui, cependant, il y a ce coup de frais dans le rapport de force. Marvel et les Avengers nous ont tellement habitué à tout détruire sur leur passage avec leurs gros sabots qu’on peut enfin se dire « tiens, ça a changé… un peu » ! Faudrait pas qu’ils sortent trop de leur moule non plus ! Cette fraîcheur qu’amène Tom Holland et cette sympathie qu’on a direct envie de croire en lui et le soutenir, tant dans son costume de Peter Parker/Spider-Man, que dans sa future insertion auprès des mastodontes Avengers ou dans sa carrière de jeune acteur (pour ceux qui l’avaient raté, voici son passage à l’émission Lip Sync Battle – rien que pour ça on lui fait plein de cœurs avec les doigts).

Avec Spider-Man Homecoming, il faut savoir mettre de côté toute la mythologie sur Spider-Man, faire fi des précédents films (et ça, ce n’est pas facile), accepter sans s’énerver (pas comme moi quoi) qu’il y a des erreurs scénaristiques qui auraient pu être évitées si Marvel s’en était donné la peine, que c’est un film qui vient s’insérer dans une bande de héros déjà bien établie (mon Dieu que j’ai peur pour Avengers – Infinity War… 70 personnages !!!!). On lui donne sa chance avec la même naïveté qu’il dégage, on croit en lui et en son futur, en espérant qu’il restera un peu à part de Thor et compagnie. J’oubliais pour le débat sur la présence de Zendaya en promo : le personnage ne sert à rien, sauf si vous avez un ami mieux au fait de l’histoire de Spider-Man auprès de vous (coucou M.) qui vous explique le détail qui fait qu’elle sera utile APRES. Et non, je ne me lancerai pas dans ce débat sur « pourquoi faire apparaître un personnage utile juste à la fin et en faire quelqu’un de poids en promo ? ».

Sortie en salles le 12 Juillet 2017.

by Miss Bobby
Captain America_Civil War_film

Captain America_Civil War_film Ça y est, le troisième volet d’Avengers est arrivé ! On me dit dans l’oreillette qu’il s’agit en fait de Captain America. Ah bon ? Vous êtes sûrs ? Pourtant, tout le monde est présent exceptés le géant vert et le blondinet, c’est tout comme, non? Bon… Si on part du constat qu’effectivement, c’est Captain America : Civil War, ma question est la suivante : n’avons-nous pas atteint le film de trop ?

J’apprécie plutôt pas mal les super-héros, je suis, en général, pas très objective lorsqu’il s’agit de pouvoirs, mais là, je sens comme une légère overdose, une sensation de « trop ». Ça part dans tous les sens et ça ne m’amuse plus. Un film qui ressemble à un autre, comme je l’ai précisé plus haut, des personnages dont on a du mal à se souvenir où on les a découverts, une histoire dont il faut raccrocher les wagons : ça c’est dans Captain America, non ça dans Avengers, et ça dans Iron Man, oui, mais non ça c’est dans… Trop de personnages, trop de films solo qui sont à mon sens de moins en moins bons et qui n’apportent plus grand chose, si ce n’est à nous embrouiller. Et en plus ils sont moins drôles.

Captain America : Civil War (faudra me préciser où se trouve la guerre civile, je la cherche toujours : cinq héros d’un côté, cinq de l’autre, attention, on n’est pas loin de la guerre nucléaire là) n’avait pas de mauvaises intentions, mais n’a pas su les exploiter correctement. Un sujet de base pas inintéressant qui finit par être quasiment abandonné pour s’orienter sur un autre plus futile. Ça valait le coup tiens ! Une réalisation qui laisse à désirer, partant dans tous les sens comme si les frères Russo avaient eu la tremblote, rendant régulièrement les scènes d’action illisibles : Attends, qui frappe qui ? Où est-ce qu’ils se trouvent ? Mais je croyais que machinette était là-bas ?! Le scénario est comme la réalisation, il part à droite et à gauche, ça se déchire, ça se réconcilie, ça va dans un camp, puis dans un autre, ça a des convictions et des principes foireux, on est ami, puis ennemi, mais au fond, on est quand même copain, enfin je crois.

On obtient au final un bordel qui n’en met plus plein la vue, qui ne fait plus rire (où est passé l’humour corrosif de Tony Stark ?), qui offre quelques rares scènes sympathiques de combat – quand on arrive à situer l’action, mais rien qui envoie vraiment, là où Iron Man et Avengers avaient réveillé mon âme d’enfant. En fait, Deadpool a secoué le cocotier, a donné un petit vent de fraîcheur délicat (tout à fait lui, frais et délicat), qui ne fait pas dans le dentelle, là où la bande à Tony et Steve est devenue très lisse et bien rangée. La volonté de Marvel à vouloir en faire toujours plus (de films, de personnages) finit par nous perdre et à nous lasser, pointant même jusqu’à la déception. Va falloir se bouger les fesses les gars, ça devient redondant à la longue !

Sortie en salles le 27 Avril 2016.

Retrouvez la conférence de presse en vidéo de l’équipe de Captain America : Civil War.

http://www.imdb.com/title/tt3498820/?ref_=nv_sr_1

by Miss Bobby
Deadpool film Ryan Reynolds

Deadpool film Ryan Reynolds Encore un mec en costume rouge qui débarque sur nos écrans ! À croire que la fabrication de super-héros chez Marvel Comics ne cesse jamais. Encore un qui arrive avec ses blagounettes, sa panoplie de super pouvoirs et son envie de sauver le monde. Attendez ! Ah non ! Lui il veut juste sauver sa peau et sa nana. Et ses vannes ne dépassent jamais le bas de la ceinture. Remballez tout, Deadpool n’a rien avoir avec la bande à Basile d’Avengers où tout est bien moulé dans le même moule estampillé Marvel, à savoir des blagues mignonnes, jamais de graveleux, une réalisation qui part dans tous les sens, une liste de personnages à n’en plus finir et des égos qui se tirent la couverture. Alors que là, la seule chose moulée, c’est le fessier de Ryan Reynolds dans sa combi et il s’en vante en plus ! Je savais que ça sentait bon, par les premières images et la campagne de communication plus qu’originale et ultra décalée que s’est offerte le film (impossible de passer à côté des affiches irrévérencieuses où monsieur Pool vous prend par les sentiments… ou par autre chose). En fait, je n’ai pas envie de m’ensevelir dans un blabla sur pourquoi du comment le film est un pur orgasme visuel à lui tout seul, je vais aller droit au but : il y a ABSOLUMENT tout ce que j’aime dans un film. Tout. Mais genre, tout-tout :

  • De l’action
  • De l’humour super trash : Ted est presque un enfant de cœur à côté.
  • Des ralentis : J’ADORE ça et ils sont super bien faits (si toi aussi tu remarques mon excitation digne d’une midinette à un concert de Justin Bieber, c’est normal) !
  • De l’amour pas gnangnan (avec du sexe sans les draps) : la relation entre Wade et Vanessa est chouette, un savant mélange de contemporain et de romantisme pas rose bonbon (ou alors, ça part dans le kitch et c’est très drôle).
  • Des références à n’en plus savoir où donner de la tête
  • Des apartés au public face caméra : qu’est-ce que c’est bon ça de prendre le temps de nous dire une connerie qui coupe la narration !
  • Un générique qui sort de l’ordinaire
  • Une ancre dans la réalité (va expliquer ça !) : parfois le film sort du film. Notre bonhomme pourra vous parler de personnalités du monde du cinéma, de franchises ciné, etc. Argh ! Vous verrez par vous-même !
  • Du politiquement incorrect : en même temps, tout le film est basé sur le concept !
  • Du rythme : 1h49 de plaisir absolu et intense, même Durex n’a pas fait mieux ! Il n’y a quasiment aucun temps mort, le montage n’est pas chronologique, ainsi Tim Miller ne nous sert pas la sempiternelle histoire du garçon qui a eu un gros bobo, lui donnant des pouvoirs et qui doit apprendre à les domestiquer afin de sauver le monde. Non non ! On commence direct dans le vif du sujet entrecoupé, par des flashbacks qui retracent l’histoire de Wade Wilson (le mec sous le masque et qui ressemble à Ryan Reynolds) et roulez jeunesse !
  • Qu’est-ce que j’oublie ?
  • La gymnastique ! Les tourbillons en pleine volée et au ralenti genre « attends tu vas voir comment je vais te rectifier le portrait d’un mouvement de jambes » c’est trop bien ! Il y a Captain America qui fait pareil, mais il est pas aussi cool.
  • Ce n’est pas un film Marvel : et ça, mes enfants, ça a toute son importance, car on n’aurait jamais eu un résultat comme celui-ci, avec un montage travaillé et autant de liberté dans les dialogues ou certains plans. Et c’est en ça qu’on sort du moule Marvel (merci la Fox). Le bébé aurait été depuis racheté par eux, on croise les doigts pour que Deadpool 2 (c’est officiel) ne soit pas formaté comme ses petits camarades Iron-Man, Thor et compagnie.

Est-ce que j’ai vraiment besoin d’ajouter quelque chose d’autre pour vous convaincre (si les affiches et les bandes-annonces ne l’avaient pas déjà fait) ? J’ai qu’une hâte, le revoir !

PS : Promis, les bandes-annonces ne dévoilent pas tout.

Sortie en salles depuis le 10 Février 2016.
http://www.imdb.com/title/tt1431045/?ref_=hm_hp_cap_pri_1&pf_rd_m=A2FGELUUNOQJNL&pf_rd_p=2407320422&pf_rd_r=1S1X4FDA5ZWH8T6SAVHV&pf_rd_s=hero&pf_rd_t=15061&pf_rd_i=homepage

by Miss Bobby
Les 4 Fantastiques film critique

Djoolien est allé voir Les 4 Fantastiques et son cœur de geek a été pour le moins déçu !

Les 4 Fantastiques film critique Au cinéma est sorti hier Les 4 Fantastiques, j’ai pu le voir lundi en avant-première et je ne vous cache pas que j’étais très impatient !

Pourquoi est-ce que j’étais si impatient ?

Les 4 Fantastiques est la réponse de Marvel à la Ligue de Justice d’Amérique de DC Comics, c’est la plus longue série de Marvel, 588 comics en 50 ans, une véritable institution pour les fans dont je fais partie ! Les deux films précédents réalisés par Tim Story ne m’avaient pas convaincu même s’ils étaient divertissants, c’est donc tout naturellement que se reboot réalisé par Josh Trank (connu pour Chronicle) m’enthousiasmait tout particulièrement !

Le film commence et on se régale, la mise en place des personnages est fluide, logique et intelligente ! Le personnage de Reed Richards et son amitié avec Ben Grimm est vraiment saisissante, grâce a une introduction par un come-back dans leur enfance. C’est très habile et permet au film de partir sur des bases solides. L’introduction des autres personnages est bien plus légère, en ne s’attardant que sur la relation qui les lie à Reed et à leur principaux traits de caractères, c’est beaucoup moins délicat, on s’attache beaucoup moins à eux. Cela ne colle pas à 100% avec les comics, mais ce n’est franchement pas gênant.

À presque la moitié du film, c’est le drame ! Ce n’est pas que c’est ennuyant (je n’ai pas envie de regarder ma montre), mais je trouve quand même le temps un peu long ! J’ai l’impression qu’on fait durer les présentations, alors que je n’attends qu’une chose :les voir, moi, ces quatre Fantastiques !

Enfin ils arrivent, ils ont leurs pouvoirs, et bien au bout de cinq minutes, ils n’en veulent plus, un comble ! Non sans rire, je veux bien des héros torturés, mais ceux-là sont quand même sacrément tordus !

Et quand nous découvrons le méchant (auquel on ne s’attendait pas du tout), il ne reste plus beaucoup de temps avant la fin du film. Nos quatre Fantastiques nous l’emballent rapidement afin d’avoir encore un peu de temps pour se trouver un nom (oui parce que maintenant, ils en veulent de leurs pouvoirs). On reste avec l’impression de ne pas avoir eu beaucoup de scènes d’action et celle qu’on attendait est au final bâclée, c’est vraiment dommage.

Il n’y a aucun abus d’effet spéciaux et ceux-ci sont assez bons, le seul bémol est l’endroit où nos héros reçoivent leurs pouvoirs qui m’a paru un peu fade de prime abord.

Grosse déception donc pour ce reboot qui tient ses promesses en début pour finalement nous laisser sur notre faim, serait-ce pour nous vendre les futurs épisodes ?

Et bien le moins qu’on puisse dire, c’est que ce n’est pas gagné !

En salles depuis le 05 août.

Djoolien

by Miss Bobby
Miss Bobby_Ant-Man

Il m’aura fallu attendre Ant-Man et mon indisponibilité à me rendre à la projection pour enfin avoir un article pour mon blog de Mondocine ! Est-ce que l’homme fourmi a su éveiller son âme d’enfant ? Je vous laisse juger par vous-même (vous verrez, on est loin de ma longueur de critique, mais c’est un autre niveau, un autre type d’analyse. Vous allez aimé, j’en suis sûre) :

Miss Bobby_Ant-Man Un peu à la manière des Gardiens de la Galaxie, l’adaptation du Comics Ant-Man arborait de faux airs de film « à part » dans l’univers Marvel actuel. Si le studio affiche clairement son intention de le rattacher prochainement à sa franchise Avengers, le projet de long-métrage autour de l’homme-fourmi représentait un pari risqué et audacieux, à de nombreux égards. En premier lieu, parce que Ant-Man est un super-héros atypique, loin d’être une fière figure musculeuse tout en puissance et en virilité comme quantité de ses voisins. On parle quand même d’un combattant en costume de la taille d’un insecte ! Ensuite, car visuellement, le film représentait un vrai défi formel pour parvenir à ramener à échelle réduite, tous les codes et les ingrédients d’un univers de super-héros traditionnel. Dans tous les cas, une chose est sûre, Ant-Man revient de loin. De très loin, même. Mis sur la table à la fin des années 80 avant de capoter pour cause de « proximité » avec Chérie, J’ai rétréci les Gosses (véridique), l’homme-fourmi a du patienter et attendre les années 2000 et la déferlante de film de super-héros, pour connaître enfin son envol sous la direction du cinéaste Edgar Wright. Un choix original pour un film original, qui semblait toutefois rassurer bien des fans, même si le mariage entre le réalisateur décalé de la trilogie Cornetto et Disney, laissait songeur. L’histoire le confirmera d’ailleurs, puisque le divorce sera prononcé en 2014 après des années de développement, lorsque le britannique abandonnera l’affaire à quelques semaines du tournage, pour divergences artistiques profondes avec le studio sur la ligne directrice à donner à Ant-Man. La folie d’Edgar Wright se serait-elle un peu trop frictionnée avec le formatage des films Marvel de la Phase II, dont Ant-Man est la dernière pierre ? Une évidence. Repris par Peyton Reed, cinéaste plus docile, auteur de comédies comme La Rupture ou Yes Man avec Jim Carrey (notez l’ironie du titre), Ant-Man commençait alors à inquiéter malgré son alléchante distribution, l’omni-sympathique Paul Rudd endossant le costume de l’homme-fourmi, entouré de beaux noms tels que Michael Douglas, Evangeline Lilly, Corey Stoll ou Michael Peña. Des inquiétudes ensuite nourries par des premières bandes annonces peu convaincantes, puis presque balayées aussi sec par les dernières, nettement plus rassurantes et prometteuses d’un grand spectacle potentiellement réussi et soufflant un vent d’air frais au milieu des Iron Man, Thor, Avengers et autres Captain America.

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Mais trêve de blabla, que vaut donc Ant-Man à l’arrivée, est-il la folie virtuose et virevoltante espérée ou une cruelle déception nous obligeant encore à patienter avant de voir un film Marvel pleinement abouti et fédérateur ? La première impression que laisse le film de Peyton Reed, est comparable à celle d’un thé tiède que l’on viendrait tout juste de se servir et dont on se satisferait par flemme de se relever pour aller le faire réchauffer encore un coup. Ce n’est pas désagréable en soi mais le plaisir du palais à un parfum de gâché et d’inachevé. En somme, Ant-Man baigne dans un entredeux, à la fois divertissement satisfaisant rappelant vaguement l’esprit du premier Iron Man (probablement le Marvel auquel il serait le plus comparable dans l’absolu) et petite déception laissant un sentiment mitigé, doublé d’un arrière-goût d’amertume. Point par point, c’est sans arrêt cet écartèlement qui va revenir caractériser le lancement des aventures de l’homme-fourmi au cinéma. Comme les fourmis qui sont petites et travailleuses, Ant-Man est au final un « petit film » mais qui essaie avec générosité. Sauf qu’il le fait bien souvent maladroitement et ne capitalise jamais assez sur ses qualités, au point de finir par en faire des défauts.

Le script par exemple, où ruissèlent en fond de toile, de vagues restes du travail d’Edgar Wright, laissant entrevoir le projet qu’aurait pu être Ant-Man, si son passage dans le moule Marvel version Kevin Feig ne l’avait pas défiguré par un lissage destiné à le faire rentrer dans les canons actuels du studio. Par intermittence, les idées nées sous la direction du réalisateur de Hot Fuzz et Scott Pilgrim s’affichent comme de vagues morceaux de tapisserie mal décollés, mais la matrice dans laquelle il a été refondu ne lui seyait guère et lui ôte une bonne partie de son originalité, de sa créativité et de sa truculence attendues. Ces restes ne suffisent pas à embellir et à transcender un ouvrage qui oscille inlassablement entre audace et sagesse, entre envie et impersonnalité. La direction artistique et la mise en scène de Peyton Reed se soumettent ensuite aux mêmes indélicatesses. Si Ant-Man est prometteur au départ, parvenant à matérialiser avec brio son concept de la miniaturisation au détour de quelques séquences ahurissantes (la première transformation dans la baignoire, par exemple), il ne parvient pas à maintenir son haut-niveau formel sur la durée et le défi technique finit par sombrer lentement dans le non-incroyable, peu aidé par une 3D qui ne joue pas assez avec une mise en scène filmant des scènes d’action assez fades. Et ainsi de suite, de la conduite de l’histoire à l’humour injecté, des personnages aux effets spéciaux, en passant par l’interprétation ou le production design, Ant-Man est la perpétuelle histoire d’un mariage maladroit, souvent trop ou pas assez, souvent embarqué dans la bonne direction mais ne s’appliquant pas à la suivre avec panache.

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Ant-Man paraît surtout être un film qui ne sait pas très bien ce qu’il fait, où il va, et ce qu’il veut être. Si l’on reconnaîtra bien volontiers qu’il déploie de gros efforts pour s’ériger au-dessus du panier de crabes où évolue ses confrères tous semblables à des photocopies des uns et des autres, reste qu’il ne parvient jamais à convaincre pleinement, capable du meilleur comme du moins bon, capable de soubresauts mais rechignant à embrasser pleinement décalage et second degré. On regrettera autant ses tunnels de dialogues et sa trop longue exposition, que l’on pourra être séduit par certaines de ses fulgurances (notamment un combat avec un guest dont on vous garde la surprise). De même que l’on aura souvent éprouvé des difficultés à pénétrer dans son univers miniature souffrant d’un manque d’épique entravé par son concept alors que globalement, le spectacle nous est apparu sympathique. Sympathique mais affichant des carences en lyrisme, doté d’intentions épatantes mais manquant d’adresse, essayant des choses mais sans se révéler vraiment surprenant. Le chat qui se mord la queue en définitive, où l’on perçoit des notes de bonne volonté mais insuffisamment traduites. A propos de son concept « macro », on ajoutera que Ant-Man joue à un jeu dangereux dans un premier temps malin, mais qui vrille vers un effet boomerang à chaque fois que Peyton Reed essaie de s’en amuser un peu. Le recours au running gag resituant à échelle réelle, l’épique du spectacle miniature, finit par en devenir contreproductif. On rit d’abord de la blague, avant d’être gêné par ce procédé annihilateur à force de ramener la vision du spectateur vers la réalité d’un film qui se joue à une échelle anti-épique. En clair, Ant-Man essaie de nous absorber dans sa dimension lilliputienne avant de briser la crédibilité de qu’il avait construit en nous imposant une réalité premier degré pas loin du ridicule : les explosions ou les destructions massives ne sont que de micro-effets ne cassant pas grand-chose de significatif. Seuls les combats essaient de garder un cap un brin impressionnant.

En bref, Ant-Man a deux visages et aucun des deux ne réussit à prendre vraiment le dessus sur l’autre. Tant est si bien que le film en devient bancal, à la fois correct et dans le même temps, insatisfaisant et ne comblant pas notre appétit alors que s’y côtoient des envies intéressantes et un potentiel sabordé, dans un long-métrage au final trop moyen pour convaincre. Loin d’être la purge redoutée par certains, Ant-Man n’est pas non plus le sommet qu’il aurait pu être. Reste une distraction pleine d’humour (même s’il a tendance à dériver vers la lourdeur) mais inscrite au régime des intermittents du spectacle. Et histoire de prévenir, ne manquez pas la traditionnelle scène post-générique, elle a sa pertinence.

Sortie en salles le 14 juillet.

Nicolas Rieux – Mondocine

by Miss Bobby