Miss Bobby_Ted 2

Miss Bobby_Ted 2 Il s’est fait désirer cet ours en peluche ! De longues années à attendre son retour et enfin il sort de sa léthargie. Que vaut cette nouvelle aventure de Ted ? Grosse déception ? Ennui mortel ?

Ennui ne rime certainement pas avec la peluche la plus trash du cinéma. Par logique, la surprise ne faisant plus effet, Seth MacFarlane a dû tabler sur un scénario plus travaillé que sur la simple relation fusionnelle entre John et sa peluche parlante. Ted veut avoir un enfant avec sa blonde, et il lui faudra passer par la justice afin de se faire définir des droits en tant que personne et non être considéré comme un simple meuble.

Scénario différent, mais toujours la même recette (ç’eut été dommage de la changer, elle est tellement bonne) : toujours plus trash, toujours plus référencé. Certains gags ont fait mouche dans le premier film, MacFarlane a su combler les fans en les réutilisant tout en les remaniant. Merci mec, mon cœur en mousse fut comblé ! Giovanni Ribisi est de retour ! En même temps, s’il n’avait pas été là, il aurait manqué une bonne part comique. Lui aussi revient avec ses références du premier Ted (pour ma plus grande joie).

Qu’est-ce qui arrête la mauvaise graine MacFarlane ? Rien ! Il se moque outrageusement du physique de son actrice (Amanda Seyfried), joue avec l’actualité dramatique comme avec un bilboquet (même la France y a le droit), et le pire, c’est que c’est drôle, car osé ! S’est-il à un moment posé la question du politiquement correct ? Possible. Mais là où beaucoup se contentent d’effleurer l’incorrect, l’assumant du bout des lèvres, lui met les deux pieds dans le plat, et c’est à mon sens une des grosses qualités de Ted : Seth MacFarlane repousse les limites du trash et les assume. Il se fait plaisir, ça se sent et nous prenons notre pied !

Ted 2 n’est pas aussi surprenant que le premier, forcément, on a compris la blague de l’ours en peluche qui parle, il est toutefois plus trash, moins correct, plus assumé et jouant plus avec les codes actuels. J’ai ri aux éclats bon nombre de fois et je prendrai plaisir à le revoir. Toute façon, vous connaissez mon objectivité avec Ted, quasi nulle. Je suis sûre que si le premier vous avez plu, celui-là aussi.

Sortie en salles le 05 août.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Blu-Ray Fast and furious 7

Miss Bobby_Blu-Ray Fast and furious 7 Et voilà. Paul Walker a fait chauffé une dernière fois sa Toyota Supra et nous a offert un dernier tour de piste à la hauteur de nos attentes, à en laisser du caoutchouc collé sur le bitume. Ce Fast and Furious 7 s’envole par l’humour, des situations encore plus dingues que l’opus précédent et une grosse couche de mélancolie.

Fast and Furious 7 c’est comme se faire un gros kiff, soit on assume, soit ce n’est pas la peine d’essayer si c’est pour ne pas apprécier à sa juste valeur le délire dans sa globalité. James Wan, habitué à faire des films qui font peur (comme Conjuring, pour ne citer que celui-ci) a su servir du 300% jouissif en barres. Mon seul et unique bémol, c’est qu’il est UN TOUT PETIT PEU moins barré que le sixième qui m’avait laissée pantoise beaucoup plus de fois. Mais je chipote, parce que cela ne m’a pas empêché de sortir des « oh pu**** ». James Wan apporte une réalisation plus léchée, notamment dans les prises de vue sur les combats avec son effet de renversement qui est tout bonnement génial, suivant la courbe engagée par la chute d’un corps, accentuant le côté « waouh » (j’avoue qu’en choix de mots, j’ai fait mieux). Certaines répliques méritent d’être cultes, vous savez, c’est typiquement le genre de phrase qu’on aimerait sortir au mec ou à la nana qui joue avec vos nerfs, et que sur le moment, on ne trouve pas. Faudrait que je les apprenne, pour ne pas être prise au dépourvu.

À part ça, Fast and Furious 7, c’est toujours du bon gros son, un casting qu’on adore retrouver, des voitures à donner une syncope à votre compte en banque et à vous brûler la rétine tant elles sont belles, des fesses et des bikinis dignes d’un clip de rap qui fera baver votre chéri, Dwayne Johnson hilarant, et un superbe hommage à Paul Walker qui vous fera tirer une larme.

J’aimerai que la saga s’arrête-là, car comme le dit si bien Dom (Vin Diesel) : « ça ne sera plus jamais pareil ». Moi j’ai pris un plaisir à peine coupable avec ce septième volet (comme avec les autres, mon objectivité vole en éclats avec les Fast), je pense que vous aussi vous allez prendre votre pied.

Miss Bobby_Fast and furious 7

Bonus :

Une sacrée pelleté de bonus qui vous immergera totalement dans le film, où les cascades et les séquences les plus mémorables sont expliquées, des bonus particulièrement intéressants et impressionnants de par leur contenu. On se rend à quel point tout est vrai.

– Scènes coupées (6 minutes) : 4 scènes.

– À propos de Fast (31 minutes) : Passionnant. James Wan présente face caméra et via une table numérique, la manière dont il a construit son film et ses séquences. Quelle touche il a voulu apporter à la franchise pour se différencier des précédents opus. Ce segment est à mi-chemin entre un making of et un reportage. Les acteurs interviennent pour expliquer eux aussi des scènes ainsi que la perception de leur personnage.

– Retour à la case départ (12 minutes) : Un making of court et très complet regroupant aussi bien l’essence de la franchise que l’arrivée des nouveaux acteurs, leur apport, en finissant par un hommage à Paul Walker.

– Voitures volantes (6 minutes) : Toujours plus gros. Toute la séquence du saut en parachute des voitures expliquée. Impressionnant !

– L’occasion fait le larron (7 minutes) : Encore un autre segment explicatif des cascades, notamment comment faire roules vite les voitures, plus la scène du bus. On se rend compte à quel point cela demande de la précision. Tout est vrai !!

– Saut de tour en tour (7 minutes) : Ne jamais dire non à l’impossible et toujours repousser les limites pour aller plus loin. La réalisation de cette scène monumentale.

– Dans la bagarre :
* Hobbs contre Shaw (3 minutes) : Deux personnalités, deux styles de combat.
* Combat de filles (3 minutes) : Ronda Rousey a beaucoup aidé Michelle Rodriguez. Tout en robe et talons !
* Dom contre Shaw (3 minutes) : Grosse tension sur ce combat.
* Tej entre en action (2 minutes) : Utiliser les capacités de … que l’acteur connaissait.

– Les voitures du film (11 minutes) : Chaque personnage a une voiture qui lui ait dédiée, représentant son caractère. Certains bolides n’étaient même pas terminés pour le film.

– Race Wars (7 minutes) : Une volonté de revenir là où tout a débuté, avec les fans, sur la race wars

– Vidéoclip officiel de « See you again »

– Le making of de Fast & Furious supercharged (9 minutes) : La construction de l’attraction pour le parc Universal Studios. Les acteurs et l’équipe de réalisation de l’attraction expliquent le travail sur celle-ci, mais à aucun moment on peut voir le résultat et on ne comprend pas en quoi elle consistera. Dommage.

Sortie en vidéo le 04 août.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Blu-Ray If you love me

Miss Bobby_Blu-Ray If you love me Le sexe, parlons-en. C’est vrai que dans les films on ne parle jamais des travers sexuels du couple, ni des problèmes conjugaux à travers la problématique des relations intimes. Il y a bien 50 nuances de Grey qui a tenté de nous faire aimer le sado-masochisme. Peut-être que cette pratique est trop banalisée pour nous faire sourciller. Pourtant il y a tellement de choses que nous ignorons, par exemple, avec If you love me, j’ai découvert la lacrimophilie ou encore la somnophilie, des pratiques que l’on appelle paraphilie (pratique sexuelle peu traditionnelle) .

Vous allez vous découvrir de nouvelles passions !

À travers l’incompréhension sexuelle du couple, Josh Lawson appuie sur les soucis de communication qui pourrissent les couples, car c’est bien là le réel problème : se sentir assez confiant et libre de parler avec son conjoint afin de faire en sorte d’améliorer les choses, de trouver un terrain d’entente. Le manque de communication engendre les non-dits, alimentent les doutes, les tracas, et c’est comme ça qu’on se retrouve à faire des thérapies de couple/à se séparer/à divorcer, parce qu’on n’aura pas osé parler avec son conjoint et que celui-ci n’aura pas pris le temps de nous écouter. C’est bête.

If you love me met en exergue le manque de communication à travers le prisme de la sexualité, car s’il y a bien un autre sujet délicat qui peut causer des torts, c’est bien l’intimité, un couple qui n’est pas sur la même longueur d’ondes et qui, pareil, ne peut pas en parler, court droit dans le mur. Même si le film se penche sur des pratiques peu communes pour illustrer son propos, il n’en reste pas moins que le sujet est universel.

Si vous êtes en couple, vous serez forcément sensible à ce film particulier, si vous êtes célibataire, vous serez peut-être tenté par la nouveauté ou vous réfléchirez sur vos erreurs passées ou celles qu’il ne faut pas commettre. Prenez If you love me à la légère, comme une comédie d’un certain genre, mais qui fait passer un message sous-jacent assez important.

Bonus :

– Making of (24 minutes)

– Bande-annonce

– En blu-ray

Sortie en vidéo depuis le 22 juillet.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_DVD_A trois on y va

Miss Bobby_DVD_A trois on y va J’ai cherché une belle phrase d’accroche, quelque chose qui rime ou quelque chose de poétique pour démarrer cette critique de ce film qui m’a poignardé le cœur, mais je n’ai pas trouvé. J’ai, je pense, les mots pour vous décrire À trois on y va, mais je n’ai rien pour l’amorcer. Alors tout sortira, peut-être de manière brouillonne, peut-être en désordre.

À trois on y va, le nouveau film de Jérôme Bonnell est un triangle amoureux plus particulier que les autres : un couple se trompe avec la même femme.

C’est une comédie romantico-mélancolique, à la fois douce et terriblement amère, une spirale de passion et d’amour qui aspire, piégeant quiconque s’y aventura, surtout les plus naïfs. Mélodie, celle dont le cœur s’est involontairement immiscé entre ce couple, s’est perdue dans une chimère, la pire de toute : l’espoir que. Un jour, peut-être. Elle est éperdument amoureuse de Charlotte, envisageant tout avec elle et attendant quelque chose qui ne viendra peut-être jamais. Et de l’autre côté, il y a Micha (en couple avec Charlotte donc), qui voit sa copine s’éloigner, cette copine qui a toujours été insaisissable, énigmatique, et qui va lui aussi se tourner vers Mélodie. Micha reste indéniablement accroché à Charlotte, Charlotte ne peut pas se défaire de Micha, et Mélodie bien qu’ayant un cœur assez gros pour accueillir deux personnes, bien qu’elle apporte bonheur et réconfort, bien qu’elle se donne corps et âme, Mélodie souffre et se perd lentement.

C’est difficile de s’abandonner à quelqu’un qui ne s’abandonne pas totalement à vous, de faire des choix, de se défaire d’une vie de couple pas si heureuse, qui ne se raccroche plus à grand chose, mais qui perdure par sécurité et habitudes. C’est difficile d’être fort, de prendre des décisions : rester ou s’éloigner ? Être heureux ou malheureux ? Se séparer ou continuer l’air de rien, gardant ses œillères bien fixées.

C’est à celui qui fera le premier pas vers le changement, qui se sacrifiera, vers une certaine liberté, la liberté et le courage de recommencer ailleurs et de tourner la page. Pour être heureux il faut savoir passer par la souffrance du manque, de la distance, de la rupture, de la nouveauté, de l’inattendu, passer outre la naïveté que tout va bien en apparence et que fuir ne réglera rien.

Jérôme Bonnell signe un film drôle, innocent, sensible, tendre, naïf, parfois enfantin, parfois plein de grâce pour de jeunes adultes qui apprennent l’amour au jeu du hasard. Une réalisation douce et épurée, l’utilisation de gros plans pour accentuer la proximité et l’identification, intégrant complètement le spectateur à l’histoire. Trois acteurs attachants pour trois personnages bien distincts.

Certains se reconnaîtront dans ces sentiments qui explosent, dans ce tiraillement et dans cette souffrance qui gangrène tout.

J’avoue en relisant ma critique que c’est un peu embrouillé, mais elle représente bien la confusion des sentiments.

Bonus :

– Quatuor (court-métrage) (10 minutes) : en noir et blanc et muet, où le bruit de la pellicule qui tourne est omniprésent. Ce court-métrage raconte l’histoire d’un homme qui trompe sa femme sous son nez, pendant qu’un ami couvre le bruit en jouant des instruments. C’est très burlesque, exagéré, façon Chaplin mal exécuté, voire grotesque.

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 05 août.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Sharknado 3

Miss Bobby_Sharknado 3 Sharknaki ? Sharknado ! Ne cherchez aucune logique à ce pseudo jeu de mots de bas étages, il n’y en a pas ! Le 23 juillet était diffusé sur Syfy Sharknado 3, l’occasion d’une grosse soirée organisée par la chaîne et Canalsat pour accueillir cette nouvelle tempête ! C’était mon baptême de l’eau, puisque je n’avais vu aucun des deux opus précédents, je ne connaissais pas non plus le concept. Maintenant c’est fait.

Je vous remets un peu dans le contexte, Sharknado est la combinaison de Shark et Tornado (requins et tornades), vous voyez un peu venir le truc ? Des tornades qui viennent de l’océan, ramassant sur leur passage des requins, balancés en ville quand celles-ci les traversent. Comble du chic, les requins ne sont pas morts, donc lorsque la pluie de requins se déverse sur les populations, il y a du croquage de membres dans la foulée. C’est absurde ? Bien sûr ! C’est le principe même : jouer à fond sur la débilité et le « n’importe quoi ». C’est réussi ? Ah ça oui ! En même temps, impossible de se rater quand on surfe là-dessus. Tant qu’à faire dans la série Z, les effets spéciaux sont au même niveau que le contenu, à savoir réalisé avec Paint (ou presque).

Si vous êtes un peu trop sérieux, que vous prenez tout au premier degré, laissez tomber Sharknado, où le maître-mot est autodérision. Sharknado 3 assume à fond les ballons son côté kitch, ses dialogues débiles, ses effets qui piquent les yeux, son absurdité exacerbée, son jeu d’acteur affligeant et assumé. Vous venez pour vous marrer et c’est tout ! Le film s’octroie quand même des caméos et des références !

Sauterez-vous dans la gueule du requin ?

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Blu-Ray The Voices

Miss Bobby_Blu-Ray The Voices « Bonjour. Je vous appelle car mon chat est un psychopathe. Il aime tuer et me pousse à faire des choses bizarres » « Enfin monsieur, comme tous les chats » « Ah bon ? Tous les chats incitent leur maitre à tuer des gens ?! » « Euh… »

Si la folie m’était contée par mon chat, appelé Monsieur Moustache (original !). En voilà une idée ! The Voices est un film pour public averti, comprenez qu’il vaut mieux avoir l’esprit trèèèès ouvert pour apprécier cet Objet Filmique Non Identifié (OFNI).

Je me rappelle avoir dit : ouh la, je sens qu’il va être spécial. Ce n’est rien de le dire ! Non catégorisé, il pourrait très bien se glisser dans la comédie, le drame, l’horreur. Voyez un peu le tableau ? Sous couvert d’une couche psychédélique ultra colorée.

Qu’est-ce que c’est que ce The Voices ? Lisez le synopsis dans un premier temps :

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…

Ryan Reynolds revêt le costume (rose) du simplet d’esprit sous médocs, enfin non, justement, pas sous médocs, parce que le monde est plus beau, plus coloré, c’est comme vivre dans un rêve éveillé. Les filles sont jolies, les gens sont gentils, et surtout, mon chien et mon chat me parlent, et ça, c’est cool, je me sens moins seul comme ça. Ils sont mes amis. Certes, mon chat est un peu psychopathe sur les bords, mais mon chien est adorable, toujours très sympa, délivrant la bonne parole. Bosco (mon chien) est tout le temps en désaccord avec Monsieur Moustache, mais au fond ils s’aiment bien.

Au pays de Candy…

Enfin, ça ne va pas durer, sinon le film serait chiant et ce n’est absolument pas le cas. Dans un subtil jeu de couleurs chaudes et froides, la réalisatrice Marjane Satrapi nous fait passer de l’illusion harmonieuse qui sévit dans la tête de Jerry, à la réalité, particulièrement glaciale et cauchemardesque. Vous vous doutez bien qu’à un moment, les choses vont basculer dans l’horreur (étant une âme super sensible, il n’y a que la première scène dont le couteau est un peu difficile à passer), horreur nourrit par la maladie de Jerry où lui n’y voit qu’un monde rigolo et presque magique.

Ryan Reynolds, qui n’a jamais vraiment brillé par ses rôles, a enfin trouvé chaussure à son pied, et dès ses premières secondes à l’écran, on dénote tout de suite que quelque chose cloche chez lui et ce, uniquement avec de subtiles mimiques faciales. Mais il ne s’arrête pas là, se laissant bercer par ses voix (The Voices) intérieures qu’il immortalise par le biais de son chat et de son chien, sorte de balance entre l’enfer et le paradis, le démon et l’ange. Chacun sur une épaule. Monsieur Moustache est un personnage à part entière, représentant à lui seul le vice à renforts d’insultes, montrant ses plus bas instincts de tueur.

Toi aussi, réveille le chat qui est en toi (avec modération).

Si vous aimez les films atypiques, The Voices est fait pour vous. Vous y retrouverez tous les codes des films d’horreur (mais pourquoi t’es partie courir dans les bois, tu m’expliques ?!) ajoutant au côté parodique et comique, une pointe 60’s très drôle et hallucinante dans le générique et puis évidemment, l’exploitation de la mort vue sous le prisme de l’absurde.

Je vous conseille de suivre le compte Twitter de Monsieur Chat (@TheVoicesFilm), c’est une vraie saloperie vous verrez, il est toutefois hilarant.

Miss Bobby_The voices

Bonus :

– Ryan Reynolds – Jerry (4 minutes) : Raynolds explique sa difficulté à jouer 5 personnages. Les deux animaux qui sont la personnalité de Jerry, comment il perçoit son personnage qui vit au pays des bisounours, sa vision. Et que d’une certaine manière, on aime Jerry.

– Gemma Arterton – Fiona (4 minutes) : Les scènes du frigo sont surréalistes. Très original. Le meilleur par marjane. Le plus difficile le frigo car pas bouger.

– Anna Kendrick – Lisa (2 minutes) : Elle a pris tout de suite la décision de jouer dans ce film car c’était Marjane la réalisatrice. Elle a trouvé le scénario cool et bizarre.

– Marjane Satrapi – réalisatrice (3 minutes) : Toute la difficulté fut de faire aimer un tueur et de jongler entre plusieurs styles. Le film balance constamment entre le monde de Jerry et la réalité.

– Michael R. Perry – Scénariste (2 minutes) : le scénariste a eu l’idée du film en parlant avec des profileurs du FBI. Il explique également que Marjane vient du monde de la BD et c’est en cela que le film est très visuel.

– Effets spéciaux – Making of (6 minutes) : différent de faire parler des animaux pour un film pour enfant. Il fallait que ça soit réaliste. Utilisation d’un chat normal en comparaison de la figure imposante du chien. Tout le travail pour faire parler les animaux.

– Scènes de tournage (10 minutes) : pseudo making of sans commentaire. Caméra sur le tournage, mauvais mixage son.

– Karaoké animé (4 minutes) : générique de fin version dessins, alors qu’il suffisait juste de reprendre le générique original. Cela n’a pas vraiment d’intérêt et ce n’est pas joli.

Sortie en vidéo depuis le 22 juillet.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Blu-Ray_Birdman

Miss Bobby_Blu-Ray_Birdman Birdman, c’est comme une fresque murale représentant une bataille ou une scène particulièrement forte : de loin, vous pouvez apprécier le tableau dans sa globalité, le travail titanesque, et de près, votre œil se balade dans tous les sens pour tenter d’accrocher tous les axes de lecture, tous les personnages distincts, chacun ayant leur propre action, leur propre histoire, leur propre impact sur cette grande épopée. Et puis, c’est aussi apprécier le travail méticuleux du peintre, sa précision, ses coups de pinceau, sa technique, son génie.

Ouvrez grand vos yeux pour décortiquer l’oeuvre magistrale de l’oiseau fou : Birdman.

Synopsis

À l’époque où il incarnait un célèbre super-héros, Riggan Thomson était mondialement connu. Mais de cette célébrité il ne reste plus grand-chose, et il tente aujourd’hui de monter une pièce de théâtre à Broadway dans l’espoir de renouer avec sa gloire perdue. Durant les quelques jours qui précèdent la première, il va devoir tout affronter : sa famille et ses proches, son passé, ses rêves et son ego…
S’il s’en sort, le rideau a une chance de s’ouvrir…

Freud aurait adoré Birdman pour sa quintessence sur le surmoi. L’être aux prises par sa perception de la réalité, le bon et par sa propre fiction, le mal, paradoxalement imagé par l’oiseau synonyme de liberté. Alejandro González Iñárritu a dessiné sous le prisme de Birdman ce qui sommeille en tout à chacun, avec un degré de folie plus ou moins élevé : le masque que l’on porte dans ce grand théâtre que l’on appelle la vie.

Quoi de mieux que le comédien pour illustrer le fil du rasoir ? Être complexe partagé entre sa personne, son ego, son image, son succès, son profond mal-être, sa solitude.  Birdman dépeint des portraits de comédiens coincés entre la scène et la réalité, au point de fusionner avec ce masque de l’illusion. Aucun n’y échappe, chacun reflète une image erronée de lui-même, mis en exergue dans le jeu de cadrage avec les miroirs des loges par exemple, qui montre bien cette mise en abyme, ces différentes couches – le personnage, le reflet, la caméra et enfin le spectateur – tous les niveaux de lecture qui nous sont offerts incitant notre œil et notre compréhension à analyser cette oeuvre toute aussi complexe et riche que ses personnages. Que ce soit l’actrice (Naomi Watts) voulant accéder à Broadway, synonyme d’apologie pour fuir son manque de caractère, cet acteur (Edward Norton) à l’ego sur-gonflé sans cesse dans le paraître pour cacher les dysfonctionnements de sa sensibilité, l’avocat (Zach Galifianakis) assoiffé par l’argent et le rendement pour se donner une stature, la fille (Emma Stone) complètement paumée cultivant son côté rebelle pour se faire remarquer. Et enfin, le maître de cérémonie, le metteur en scène (Michael Keaton), qui tente de mener sa propre valse en marchant pieds nus sur des bris de verre.

Michael Keaton… quand l’absolu génie d’Iñárritu s’applique dans ce fabuleux « détail » repoussant les interrogations du public à son paroxysme par la fusion parfaite de la réalité et de la fiction : l’acteur s’entremêle étroitement avec son rôle. À l’instar de son personnage, Michael Keaton s’est envolé dans les hautes sphères de la célébrité grâce à Batman pour ensuite retomber dans l’oubli en tentant de maintenir sa carrière à flots. Comme Keaton, Riggan a explosé le box office avec son rôle dans Birdman, s’étiquetant au fer rouge sur le front du titre de super-héros. Comment faire oublier cette marque visible, reconquérir le public (et la critique qui s’est faite une idée de vous bien pitoyable sans pour autant avoir eu un aperçu de tout votre talent), se convaincre soi-même et les autres de la profession de notre talent dans un registre totalement différent ?

S’il n’y avait que ça… Relancer sa carrière, se surpasser alors qu’il y a toujours cette ombre qui plane au-dessus de vous : l’affiche est superbe en ça. Les démons qui surplombent, toujours au-dessus de la tête, gardant un certain périmètre de « sécurité » entre le monde qui vous entoure et votre folie, prêts à bondir pour vous garder dans votre bulle.

Je ne peux pas terminer cette critique sans vous parler de la réalisation, fabuleux plan séquence de deux heures (petit jeu : amusez-vous à dénicher les coupes) concentré dans un quasi huis-clos, dans ce labyrinthe qu’est ce théâtre, figure de style à lui tout seul, embarquant le spectateur dans un tournis incessant (au rythme d’une musique répétitive, tambourinant votre cerveau au point de vous rendre aussi dingue que les personnages), vous faisant monter, descendre, partir, repartir, appuyant sur votre condition de physique et votre souffle, engageant votre esprit dans des millions de choses à penser (mes problèmes, ma pièce, les acteurs à gérer, ma copine, mon ex-femme, ma fille, ma popularité, etc.). Que vous le vouliez ou non, vous allez être pris dans la même spirale que Riggan, dans ce ballet psychotique. Vous serez enfermés dans ce théâtre, pratiquement à l’abris de la cohue extérieure.

Birdman est en fait la rencontre de plusieurs arts : la peinture, le théâtre, le cinéma. L’explosion talentueuse par la réalisation, l’écriture, l’interprétation, les lectures. J’aurais voulu prendre 4h pour vous écrire deux feuilles doubles sur le film pour vous mentionner le succès et la reconnaissance recherchés par l’acteur alors qu’ils peuvent être atteint différemment, ne serait-ce que par les réseaux sociaux. J’aurais aimé vous parler de cette sensation d’être toujours au bord du gouffre (idéalement imagé à l’écran). J’aurais aimé vous parler de l’aspect médiatique, sur ce qui construit et déconstruit une personnalité reconnue, l’attente du public, en complète opposition avec le talent.  J’aurais aimé vous parler des scénettes dans ce plan séquence. J’aurais aimé vous parler de la folie de Times Square face au huis-clos.

Parler de chef d’œuvre avec Birdman ne sera pas de trop.

Prenez votre envol avec Birdman. Lâchez prise. Tout va bien se passer.

Miss Bobby_Birdman

Bonus :

– Birdman : les coulisses (33 minutes) : On se rend compte avec ce segment à quel point les acteurs et toute l’équipe étaient constamment sous pression durant le tournage, à avoir peur de se tromper ou de faire capoter la scène. Des scènes particulièrement complexes et millimétrées, qui ont demandé beaucoup d’heures de répétition.

– Conversation avec Michael Keaton et Alejandro G. Inarritu (14 minutes) : la vision du tournage par le réalisateur et l’acteur principal, leurs explications sur le scénario qui vous permettra peut-être de mieux le comprendre ou de vous apporter soit un autre point de vue, soit un complément à votre compréhension, voire même à vous conforter sur les différents niveaux de lecture qu’est Birdman.

– Galerie : les photos de Chivo sur le plateau : très belles photos prises sur le tournage par Emmanuel « Chivo » Lubezki (directeur de la photographie).

Sortie en vidéo depuis le 08 juillet.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Les chaises musicales

Miss Bobby_Les chaises musicales Pour sa sortie le 29 juillet au cinéma, je vous propose de vous faire gagner des places pour le film Les chaises musicales de Marie Belhomme.

Synopsis

Perrine est une musicienne presque professionnelle. Elle vit seule et anime des goûters d’anniversaires, ou les gâche, c’est selon. Par accident, elle fait tomber un homme dans la benne d’une déchèterie. L’inconnu est dans le coma, mais Perrine est prête à tout pour qu’il se réveille. Elle s’immisce dans sa vie pour le découvrir, mais profite aussi de l’occasion pour lui emprunter son boulot, son appartement, son chien… Mais surtout, elle tombe amoureuse… 

Je vous propose de gagner 5×2 places pour Les chaises musicales. Pour cela, il vous suffit de répondre aux questions qui suivent en vous aidant de la bande-annonce. Vous avez jusqu’au 29 juillet pour jouer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

La page Facebook : https://www.facebook.com/MissBobbyD

Le compte Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD

Ce jeu concours est maintenant terminé.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Love

Miss Bobby_Love Love était LE film sulfureux du 69ème Festival de Cannes ! Pornographique, les journalistes et le public s’étaient rués à sa séance de minuit, tels des voyeurs excités, pour juger par eux-mêmes du « taux » de pornographie dans le nouveau film de Gaspar Noé. Je ne me suis pas rué dans la salle, mais j’ai pu juger la bête. Est-ce que le réalisateur débourre la machine ? Ou a-t-il trouvé un sens profond à cet étalage sexuel ?

C’est toujours traitre les films tendancieux comme Love ou Nymphomaniac, ils sont très vite rangés dans une case où soit disant le metteur en scène trouve un moyen subtil de faire ressortir ses pulsions les plus basses ou comment faire du porno au cinéma, sans vraiment que ça soit du porno. Bon, il y a toujours des têtes pseudos pensantes qui s’offusqueront. Si cela leur donne un sens à leur existence, ma foi. À ma grande surprise, je n’ai pas détesté Love, ni vraiment aimé. Le propos général est cohérent, logique, émouvant, même si la réalisation m’a gênée.

Noé n’a pas inventé l’eau chaude, il expose un couple dans ses différentes phases d’évolution, et ce, grâce à un montage déconstruit. Au revoir romantisme et autre niaiserie. Vous pensiez que ça se finissait toujours bien ? Que tout est toujours beau ? Détrompez-vous et regardez ! Noé montre un couple follement amoureux qui peine à gérer cette overdose d’amour. Des questions qui peuvent nous traverser l’esprit : construire à deux, aimer et être démonstratif, surmonter les obstacles, appréhender le caractère de l’autre et sa vision d’aimer, plonger dans la déchéance, s’aimer et se faire mal, tomber dans les jeux malsains, voire même accepter l’ex, la place qu’elle a et qu’elle a eue… Là où d’autres réalisateurs seraient tombés dans le schéma classique d’un film romantique ou d’un drame, reléguant le sexe au simple drap sur la poitrine de son héroïne, Noé a décidé de tout montrer. Et finalement, ce n’en est pas choquant. Le caractère est pornographique, certes, par le fait de montrer et de non simuler ce que d’autres cachent ou montrent subtilement. Noé a-t-il voulu lui aussi faire un film sulfureux et provocateur, histoire de faire parler ? Possible. J’y ai vu un couple qui s’aime, qui se cherche, qui tente de recoller les morceaux en essayant des choses différentes, se créant des sensations inédites communes qui permettraient de se ressouder. Un couple presque comme les autres, où l’on ne nous voile pas les relations intimes. C’est tout.

Malgré une réalisation léchée, à la photographie particulièrement colorée, lumineuse, je l’ai trouvée très égocentrique, se parquant dans un style m’as-tu vu où les titres sont placardés sur l’écran, où les coupes sont trop nettes et brutes, ça m’a dérangée. Je ne saurais vous expliquer ce ressenti, car je n’ai ni l’analyse technique, ni la culture ciné pour, il paraitrait que le procédé est redondant chez Gaspar Noé. Je ne peux confirmer, m’offrant avec Love mon premier film du réalisateur. Néanmoins, à défaut de comparer ses films, je n’ai que la modestie de vous partager cette sensation « je fais un film indépendant, pornographique, où j’ai envie de me prendre la tête sur le montage et la réalisation super travaillés, mais avec un sens profond, et je te le balance, telle une éjaculation en pleine figure » (voilà, je l’ai dit. Oui, c’est cru !).

En fait, même si j’aurais voulu un film moins pompeux, moins long, le propos ne m’a pas laissée indifférente dans le traitement du couple, de son évolution, de ses troubles, doutes. La 3D m’a parue inutile, certains méandres amoureux m’ont même retournée. Love n’est pas qu’un simple film pornographique, ça serait réducteur de s’arrêter à cet aspect, car enlever toute la nudité, le film garde un propos et un traitement des relations sentimentales intéressants.

Sortie en salles le 15 juillet.

PS : Pour info, le film est interdit aux moins de 16 ans.

http://www.imdb.com/title/tt3774694/?ref_=nv_sr_1

by Fanny Ghalem