Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités Blu-Ray_concours

Hhhiiiiii Harry Potter tout amoureux ! Ok, on se calme les filles ! Il était déjà amoureux de Ginny. Bon, pas pareil, je le conçois, d’autant que là, grosse prise de tête, il est amoureux d’une amie. Aoutch !

Synopsis

En se rendant à une soirée organisée par son meilleur ami, Wallace ne se doute pas qu’une rencontre va bouleverser sa vie. Son attirance pour Chantry a tout du coup de foudre. Une complicité immédiate s’installe avec cette jeune femme pétillante et à l’humour ravageur. Toutefois, il subsiste un petit obstacle aux prémices de cette belle histoire : Chantry est déjà en couple avec un dénommé Ben ! Elle propose donc à Wallace de sceller un tout autre pacte : devenir amis, et rien de plus. Au fil du temps, leur complicité ne fait que grandir et Wallace se retrouve vite confronté à un vrai dilemme : doit-il s’en tenir à sa promesse ? Faire en sorte que Chantry quitte Ben ? Faire semblant de se satisfaire de cette situation bancale ou bien tenter de la conquérir, au risque de la perdre ? Leur relation amicale va être mise à rude épreuve : mais un homme et une femme peuvent-ils réellement être amis ?

Pour la sortie en DVD et Blu-Ray de Et (beaucoup) plus si affinités le 11 mars, je vous propose un « petit » concours :

1 DVD

Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités DVD_concours

1 Blu-Ray

Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités Blu-Ray_concours

Il vous suffit de répondre aux questions en vous aidant de la bande-annonce, comme d’habitude. Vous avez jusqu’au 25 mars pour jouer.

Retrouvez le test DVD de Et (beaucoup) plus si affinités ici : https://www.missbobby.net/dvd-blu-ray/test-dvd-et-beaucoup-plus-si-affinites.html

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

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Ce jeu concours est maintenant terminé.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Blu-Ray Fury

Miss Bobby_Blu-Ray Fury Et telle une Fury le talent de David Ayer se déversa.

Je n’avais pas vu Fury au cinéma lors de sa sortie, heureusement pour moi que j’aie pu rattraper cette erreur avec le Blu-Ray. Quelle mise sous tension ! J’ai cherché les fautes, je ne les ai pas trouvées. On s’engouffre dans cet espace exigu du tank Fury et de ses tankistes lors de la seconde guerre mondiale. Il ne faisait pas bon d’être claustrophobe.

Fury s’apparente à la même vague qu’American Sniper, la violence ne ressort pas à proprement parlé, mais la suggestion, la froideur et la brutalité de l’immersion dans la guerre font que le film vous nouera le ventre, laissant s’installer une lourdeur et cette odeur de mort qui guette à chaque instant les protagonistes. La guerre, la proximité, le confinement, la boue et les choix difficiles s’immiscent insidieusement dans le spectateur, le piégeant dans la fureur d’une guerre qu’il n’a pas vécu. On en sent presque une odeur désagréable, mélange de moiteur, saleté et de cadavres empilés. Telle fut la réalité.

Les acteurs se valent tous, il n’y en a pas un qui va tirer la couverture à lui, chacun ayant une personnalité bien distincte, apportant son lot d’émotions, de doutes et sa vision du champ de bataille. Ils se complètent et forment une seule unité, c’est ce que voulait le réalisateur David Ayer en leur imposant un entrainement militaire particulièrement rude et c’est chose réussie.

Fury n’est pas un simple film sur la guerre, c’est un film sur des hommes d’un point de vue différent, celui du tank et toutes les restrictions que cela engendre : champ visuel réduit, exposition aux tirs ennemis, une machine lourde à manœuvrer. Certaines séquences sont absolument bluffantes et confèrent une authenticité, nous plongeant directement dans l’action et la tension. Fury est un vrai travail cinématographique et historique, qui marque les esprits et qui sait retranscrire avec beaucoup de détails l’enfer de la seconde guerre mondiale.

Miss Bobby_Fury Blu-Ray

Bonus :

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Blu-Ray de Fury n’est pas chiche en suppléments (90 minutes) et qui plus est de très bonne qualité et passionnants. Seules erreurs, les deux coquilles qui se sont glissées dans les sous-titres.

– Scènes supplémentaires et étendues (45 minutes) : 16 scènes

– Frères de sang (11 minutes) : rencontre avec les vétérans, immersion militaire totale pour les acteurs pour créer une sorte de fraternité, de famille, faire ressortir la cohésion de groupe et qu’à l’écran, les acteurs soient soudés.

– Le journal de guerre du réalisateur (17 minutes) : organisation du tournage avec la préparation minutieuse des emplacements des tanks, une séquence importante tournée sous différents angles afin de définir la meilleure approche pour comprendre rapidement les personnages.

– Guerriers blindés : les vrais hommes des sherman (12 minutes) : quatre vétérans racontent ce qu’est être tankiste, le tout à renfort d’anecdotes. Un supplément très touchant.

– Dompter la bête : comment conduire, viser et tirer d’un tank de 30 tonnes (12 minutes) : segment passionnant sur la conduite de tank, comment les manœuvrer et l’effet d’avoir un tel engin entre les mains, surtout quand celui-ci est un tank authentique de la seconde guerre mondiale.

– Galerie de photos

– Films-annonces : Equalizer, The Amazing Spider-Man 2, 22 Jump Street, Sex Tape

En vidéo depuis le 23 février.

Je vous mets au passage le superbe buzz kit que j’avais reçu pour l’occasion de Wardaddy (merci à Cartel et Sony) :

Miss Bobby_Fury_Buzz kit

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Miss Bobby_Selma

Miss Bobby_Selma Selma ou la longue marche de Martin Luther King. Je fais partie de ces personnes qui ne connaissent pas spécialement toute l’histoire de Luther King (je ne m’en cache pas) et je me dis qu’heureusement les films existent, cela me permet de remédier à ce problème (que ce soit sur ce sujet ou sur un autre). Si vous êtes comme moi, la lutte de Martin Luther King pour les droits civiques des Noirs en Alabama ne vous dit absolument rien, croyez-moi que Selma va vous rendre plus intelligent.

Comment vous expliquer que Selma est un film intéressant, mais pas captivant ? Il est intéressant, par son histoire qui ne se focalise pas sur le fait que Martin Luther King « fait un rêve ». Le film oscille entre explications de la situation, les décisions prises pour tenter de remédier au problème et les actions, en l’occurrence, les marches. Selma se retrouve parfois répétitif dans le propos, perdant à chaque fois l’entrain. Cela dit, les retranscriptions des marches, de la toute première dans Selma à la plus connue jusqu’à Montgomery, portent le spectateur et l’immerge dans l’horreur de la violence vécue à l’époque. Cette dernière y est brute, non dissimulée, forte, portant une puissance émotionnelle qui noue l’estomac. Cette vision est d’autant plus poignante qu’elle est réelle, tout s’est vraiment déroulé. C’est absolument horrible de constater que des personnes sont capables du pire juste pour empêcher d’autres d’obtenir des droits, sous prétexte qu’ils ne sont pas de la même couleur. Alors le public assiste à ces images fictives représentant la réalité et il est tout bonnement impuissant.

On reconnaîtra à David Oyelowo une très grosse ressemblance avec Martin Luther King et une présence à l’écran. Pourquoi avoir ajouté Malcolm X au tableau ? D’aucune utilité.

Selma pêche par sa redondance et son manque de vitesse, mais brille par son acteur principal et ses faits retranscrits avec beaucoup de véracité.

Sortie en salles le 11 mars;

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Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités DVD_concours

Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités DVD_concours Il y a de ces acteurs que j’aime bien suivre, car je les ai vus évoluer durant de longues années et qu’ils ont ce capital sympathie qui fait que. Daniel Radcliffe fait partie de ceux-là (en tant que bonne fan de la saga Harry Potter). Du coup, quand j’ai vu le synopsis de Et (beaucoup) plus si affinités, je me suis dit que ça allait être intéressant de voir « Potter » dans un rôle comme celui-là. Et je dois bien avouer qu’il m’a plutôt conquise. C’est marrant, car je jauge un acteur ou une actrice sur une chose assez particulière et distincte qui suggère son degré de « lâchage ». Vous allez rire, mais à partir du moment où un acteur (ou trice, hein, toujours pareil, pas me répéter tout le temps), catalogué de lisse, mignon et propret finit dans un film en disant des gros mots ou des phrases à grosses connotations sexuelles, eh bien j’adore ! Il y a un début de cassage d’image. C’est bête, je sais, mais j’aime bien. Comme Jennifer Aniston dans La famille Miller qui lâche le troupeau de chevaux pour le coup !

Revenons à notre mouton, le film !

Comédie romantique avec ses codes bien ancrés qui ne laisse que peu de place à la surprise, mais bon, je ne vais pas m’en plaindre, je savais ce que je venais chercher. Je pense que beaucoup se reconnaîtront (moi-même je suis tombée dedans) dans cette histoire sur cette limite qui sépare l’amitié et l’amour, sur les difficultés que cela engendre et les décisions qu’il faut parfois prendre. Hormis le schéma classique, Radcliffe s’en sort dans ce rôle de jeune adulte torturé par ses sentiments, formant un duo tout mimi avec sa partenaire à l’écran Zoe Kazan. Petit bonus foufou pour Adam Driver, commençant à rouler sa bosse hors de la série Girls.

En fait, je pense qu’il faut arrêter de se leurrer, ce n’est pas le film du siècle, mais on s’en fiche, Et (beaucoup) plus si affinités s’en tire plutôt bien, il nous laisse un peu rêveur et nous accroche la guimauve qui nous sert de cœur. Oui, je suis une minette et j’assume !

Bonus :

– Making of (18 minutes) : divisé en sept chapitres retraçant le tournage, le choix des acteurs, l’écriture du scénario, le choix des villes et des décors, les personnages.

– Interviews sur le tapis rouge (2 minutes) : courte description du film, du travail sur l’improvisation par le casting lors de l’avant-première.

– Scènes coupées (4 minutes) : trois scènes coupées

Sortie en vidéo le 11 mars.

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Miss Bobby_Le Juge_Blu-Ray_concours

La sentence est tombée : je vous offre un nouveau concours pour la sortie en Blu-Ray™ et DVD le 11 mars du film Le Juge avec Robert Downey Jr. et Robert Duvall. Robert contre Robert.

Synopsis

Fils de magistrat, Hank Palmer, grand avocat, revient dans la petite ville de son enfance, où son père, qu’il n’a pas revu depuis longtemps, est soupçonné de meurtre. Il décide alors de mener l’enquête pour découvrir la vérité et, chemin faisant, renoue avec sa famille avec laquelle il avait pris ses distances …

Grâce à ce nouveau concours, vous allez pouvoir gagner :

2 DVD

Miss Bobby_Le Juge_DVD_concours

2 Blu-Ray™

Miss Bobby_Le Juge_Blu-Ray_concours

Pour cela, il vous suffit de répondre aux questions qui suivent en vous aidant de la bande-annonce. Vous avez jusqu’au 20 mars pour participer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

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Ce jeu concours est maintenant terminé.

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Miss Bobby_Blu-Ray Au-delà de nos rêves

Miss Bobby_Blu-Ray Au-delà de nos rêves Voir un film qui est sorti en 1998 avec Robin Williams, ça pince toujours un peu le cœur, encore plus lorsque le film en question est Au-delà de nos rêves et qu’il ressort en Blu-Ray.

Au-delà de nos rêves est un film pour ceux qui croient en l’Amour, le vrai, le puissant, celui qui va bien au-delà de la mort, qui surmonte les gros obstacles et qui montre comment on reconnaît un couple fusionnel. Quand deux personnes sont faites pour être ensemble, l’univers pourra s’interposer entre-elles, elles finiront toujours par se retrouver. C’est comme ça dans une vie, puis dans la prochaine et dans la suivante, etc. Elles n’ont plus besoin de mots pour se comprendre et sont liées, jusque dans la mort. C’est beau et fort.

Hormis un message sur l’amour transcendant toutes les barrières que ce soit la dépression, la mort, la réincarnation, Au-delà de nos rêves instaure un univers particulièrement coloré à travers le reflet de la peinture, laissant se dégager une douce poésie mêlant l’art, l’amour et la fantaisie.

Robin Williams reste égal à ce qu’il était, chaleureux, entier, partageant ses émotions avec beaucoup de cœur, relayant au second plan le jeu des autres acteurs, notamment celui de Cuba Gooding Jr. et Annabella Sciorra.

Seul grand intérêt de cette ressortie en blu-ray est de permettre à ceux qui ne le connaissaient pas de découvrir Au-delà de nos rêves (comme moi). Il n’y a aucun bonus et la qualité de l’image s’approche plus de celle d’un DVD,

Sortie en Blu-Ray le 03 mars.

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Miss Bobby_Blu-Ray Respire

Miss Bobby_Blu-Ray Respire C’est un conte pour adolescentes : trouver la meilleure amie qui nous fera vivre de grandes aventures, qui nous prendra telle qu’on est et qu’on admirera plus que tout. Seulement voilà, tous les contes ne sont pas de fées. Elles sont sûres d’elles, elles émanent quelque chose d’indestructible et d’insaisissable, elles attirent l’œil des garçons par leur confiance, les autres filles veulent être comme elle. Telle une sirène, elle envoûte et vous embarquera très bas dans les bas-fonds sans même que vous vous en rendiez compte. Et elle vous y laissera, un boulet au pied au cas où vous seriez tenté de remonter à la surface.

C’est ce qu’a raconté Mélanie Laurent avec son second film Respire, cette amitié qui donne des ailes et qui vous détruit, pour laquelle vous seriez prêt à tout par pure naïveté, aveuglé par votre passion. Un titre tout en nuance pour un sujet qui touche beaucoup plus de personnes qu’on ne le croie. Cette amitié qui vous donne l’impression de respirer à pleins poumons et finalement, qui vous étouffe, tuant à petit feu tout brin de gaieté qu’il vous reste. Un film puissant, jouant avec subtilité sur les cordes, emprisonnant sa victime comme elle emprisonne le spectateur dans ce tourbillon d’émotions vertigineux.

Mélanie Laurent nous laisse comme son héroïne, Charlie, perplexes, partagés, naïfs et plus que tout, elle nous insuffle cette capacité à pardonner. Pardonner le mal-être, pardonner les écarts, parce qu’au fond, cette destruction ne peut avoir qu’une origine, un être ne peut pas être profondément destructeur envers les autres, non ? Elle nous pousse à rejeter nos limites toujours plus loin, à nous endurcir, à subir. Quoi donc ? L’amitié malsaine, la sexualité chamboulée, l’amour incompris, les doutes, les peurs… soi-même.

Les actrices (Joséphine Japy et Lou de Laâge) illuminent l’écran par leur beauté, qu’elle soit sauvage ou inoffensive, par leur talent de jeunes premières et par ce je-ne-sais-quoi de pureté.

Respire, c’est essayer de comprendre que l’on peut se perdre, très vite, mais surtout, c’est ne pas oublier de se retrouver. Chacun y verra son interprétation.

Miss Bobby_Respire

Bonus :

– Entretiens avec Mélanie Laurent, Joséphine Japy et Lou de Laâge : Les deux actrices expliquent le caractère de leur personnage respectif et leur amitié passionnelle. Elles abordent leur expérience du lycée et de la perversion.

Les deux actrices et la réalisatrice sont parties en week-end à la campagne pour explorer le scénario, le travail à faire tout en passant un très bon moment. Mélanie Laurent a voulu, avec ce week-end, créer un lien entre Lou de Laâge et Joséphine Japy, afin de faire ressortir l’amitié, qu’elle soit plus réaliste à l’écran.

Mélanie Laurent parle du roman Respire qu’elle a lu il y a 15 ans et qui est revenu comme une évidence. De la fascination que nous pouvons développer pour une personne et la souffrance que nous pouvons endurer par amour. Pourquoi ces personnalités très confiantes font si peur ? L’atmosphère qui se dégage du lycée, cette enceinte où les jeunes y sont 80% du temps, le microcosme qui y vit. Elle a voulu faire un éloge de la faiblesse en rendant la parole à ces victimes, en espérant réveiller les mentalités.

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 25 mars.

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Miss Bobby_Blu-Ray Une Nouvelle amie

Miss Bobby_Blu-Ray Une Nouvelle amie La femme, sujet o combien complexe à traiter et à déchiffrer, sensible qui peut très vite se vexer à la moindre contrariété, que ce soit au cinéma ou dans la vie (et je sais de quoi je parle). François Ozon l’a bien compris depuis un moment en la mettant plusieurs fois en avant dans ses films et il en rajoute une couche en adaptant la nouvelle A new girlfriend (qu’il s’était amusé à adapter en court métrage). Et pour enfoncer le clou, il a choisi un acteur des plus virils, adoré du public féminin, aux antipodes de la féminité : Romain Duris. Résultat : plus que réussi.

J’ai toujours eu cette méfiance avec les films d’Ozon, une fois sur deux je n’aime pas, du coup, grosse crainte avec celui-ci. C’était non-fondé et ça me rassure.

Avant tout, et cela n’engage que moi, Une nouvelle amie honore la femme dans ce qu’il y a de plus pur, de plus profond, de plus émotionnel tout ça retranscrit à travers le corps et l’esprit d’un homme. C’en est incroyablement troublant et terriblement émouvant. Romain Duris laisse tomber les masques pour faire ressortir sa part de féminité et bien au-delà. On le regarde de la tête aux pieds, au fond de ses yeux, de son regard, et on n’y voit qu’une femme, oubliant totalement l’homme et l’acteur.

Mais ce n’est pas tout, le film n’est pas qu’une ode à la femme, à la féminité, c’est aussi une histoire d’identité en tant que soi dans la société en assumant sa différence, son originalité, en repoussant ses doutes et ses peurs vis-à-vis du regard des autres. Également d’identité sexuelle, essayer de comprendre les changements quand ils ne sont pas « logiques » ou pas naturels par rapport à ce qu’on suivait dès le départ. Accepter les bifurcations que nous opérons avec nous-mêmes, ce qui demande une grosse remise en question.

Une nouvelle amie c’est prendre conscience de son identité, face aux autres et face à soi-même. Se libérer des clichés et des conventions trop ancrés dans la société. Accepter l’amour et l’amitié différemment. Se sentir femme, dans un corps d’homme, dans un corps de femme, dans la tête d’un homme, dans la tête d’une femme.

Le film fera certainement jaser avec cette histoire stupide de genre et de parentalité peu ordinaire. N’ayant pas l’esprit étriqué, j’ai laissé l’émotion parler d’elle-même par la justesse de la sensibilité de Romain Duris (qui était une évidence pour ce rôle) et la délicate réalisation de François Ozon.

Miss Bobby_Blu-ray Une nouvelle amie

Bonus (85 minutes) :

– Making of : Transformation de Romain Duris en actrice. Essais maquillage, coiffure, prothèses et démarche. Préparation minutieuse des scènes, des décors et des raccords, la difficulté de tourner avec un bébé.

– Scènes coupées

– Entretien avec Anaïs Demoustier : explications sur le casting et le travail sur son personnage de Claire, beaucoup plus complexe et mystérieux qu’il n’y paraît. Le travail avec François Ozon, un réalisateur plein de malice. Elle nous dévoile beaucoup d’enthousiasme pour un tournage et film qui l’ont passionnée.

– Entretien avec Romain Duris : pourquoi a-t-il choisi ce rôle, comment a-t-il appréhender sa transformation radicale, ses références, l’analyse du personnage de David et l’impact de ce rôle sur sa vie.

– Entretien avec Virginia : le travail sur le maquillage, la place de Virginia en tant que femme. Comment s’est passé le tournage et le travail avec François Ozon.

– Essais costumes et lumière

– Essais pour l’amazone

– Projets d’affiches : les premières affiches autour de la transformation sont vraiment superbes.

– Bande-annonce

Note : prenez le temps de regarder Romain Duris en Virginia durant et entre les prises, l’importance qu’il accorde notamment à son vernis à ongles, la beauté de ses mains et sa gestuelle, au point d’en devenir un automatisme. Il aime admirer ses mains vernies, les mettre en valeur, ses jambes également. Ce sont des détails qui font toute la différence et qui son absolument fascinants.

Sortie en vidéo le 11 mars

by Miss Bobby
Miss Bobby_Lost River

Miss Bobby_Lost River Quand on devient la coqueluche des jeunes comme Ryan Gosling, et que vous annoncez que vous allez tourner votre premier film en tant que réalisateur, on vous attend au tournant. Pari réussi et virage bien amorcé ?

Ryan Gosling a choisi un titre des plus lyriques pour son Lost River, annonciateur de poésie et de rêverie. Mais que se cache-t-il vraiment sous cette rivière perdue ? Des rêves et des espoirs disparus, voire déchus d’une population qui, jadis, pensait vivre le rêve américain avec la maison, la pelouse et la barrière blanche. Un avenir radieux s’annonçait à eux, plein de promesses, les enfants jouant dans la rue, les voisins apportant des paniers de muffins, suffisamment d’argent pour ne pas s’inquiéter. Mais Lost River a fini par tout perdre, y compris son âme, ne laissant que des rues vides de tristesse où l’air y est lourd et macabre.

A Lost River, où la vie a été engloutie sous un réservoir artificiel, les gens tentent de survivre, semblable à des fantômes, sorte de coquilles vides errantes. Les personnages ont tous perdu quelque chose au fond d’eux, essentiellement leur raison de vivre, leur joie, leurs espérances, et les autres êtres viennent s’entasser dans ce lieu de villégiature lugubre et angoissant, cherchant un brin de sensations fortes pour se remémorer ce que c’est d’être vivant en côtoyant de très près l’image de la mort.

Miss Bobby_Lost River_Christina Hendricks

Lost River est un mélange à la fois onirique, coloré, sensible, macabre, horrifique, sombre, oscillant entre le fantasme d’un monde qui n’existe plus et la réalité froide et abrupte. Ryan Gosling souffle un vent glacial teinté de tiédeur glissant le spectateur dans un mal-être presque surréaliste, mais aussi édifiant quand on sait qu’il a existé (Lost River a été tourné à Détroit et s’en inspire). Le choix d’acteurs suffisamment connus est judicieux, permettant une certaine identification et limitant cette barrière public – personnages. Chacun interprète sa partition avec justesse, sensibilité, jouant avec la parcimonie et la timidité, laissant dégager une sorte d’élégance par la fragilité.

Ryan Gosling prouve qu’il a admirablement manoeuvré son virage de réalisateur et de directeur d’acteurs, ne tombant pas dans des clichés ou ne se fourvoyant pas dans un excès de références (on pensera notamment à Nicolas Winding Refn en voyant Lost River). Gosling ne fera pas l’erreur d’apparaître à l’image, même si au fond de nous, on aurait bien voulu le voir une micro seconde. Lost River n’est pas pour tous les yeux, il est à la fois métaphorique et fantasmagorique, il soulève des réflexions sur la société, sur l’être humain, et pourrait presque s’apparenter de loin à un monstre de foire : rebutant et fascinant, possédant mille et une facettes, ouvrant sur plusieurs degrés d’analyse et de compréhension.

Retrouvez la rencontre avec Ryan Gosling et Reda Kateb.

Sortie en salles le 08 avril.

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