L'Intervention

L'Intervention

GIGN : Unité spéciale (toum-doum)

1976, Djibouti est encore française. Un groupe de terroristes prend en otage une vingtaine d’enfants dans un bus entre la Somalie et Djibouti, en plein no-man’s land. La France fait venir un petit groupe d’hommes – une unité spéciale de la gendarmerie – pour intervenir…

L’Intervention, c’est le film plus qu’intéressant avec pas mal de défauts, mais, pour ma part, que j’ai envie de défendre. Pourquoi ? D’une part, l’intervention en elle-même est haletante et d’autre part, j’ai trouvé le message (car oui, il y a bien un message) très poignant. Effectivement, les acteurs ne décrocheront malheureusement pas les César des meilleurs acteurs tant c’est mal joué… surtout durant la première partie. Pourtant, on ne leur en demandait pas beaucoup. Mauvaise direction d’acteurs ?

La seconde partie du film rattrape tout : intense, bouleversante, bien que l’histoire ait été réarrangée pour des besoins inutiles de la fiction. Parfois quelques incohérences que l’on pardonne rapidement tant la fin peut prendre aux tripes. Je vous rassure, si vous connaissez le déroulement des événements, cela ne vous empêchera pas d’apprécier le dénouement qui va bien au-delà des faits.

L’Intervention n’est pas une oeuvre parfaite, néanmoins, elle montre comment s’est formée le GIGN, elle est intéressante pour peut-être réparer l’injustice toujours présente 43 ans après. Parce que ce n’est pas qu’un film d’action qui n’apporte rien. J’en garderai un bon souvenir.

Sortie en salles le 30 Janvier 2019.

by Miss Bobby
Miss Bobby_La promesse d'une vie

Miss Bobby_La promesse d'une vie Voilà un petit nouveau arrivé sur la scène des réalisateurs, après avoir bien roulé sa bosse en tant qu’acteur : Russell Crowe et son premier film, La promesse d’une vie.

Pour sa première réalisation, Crowe a choisi de s’inspirer d’une histoire vraie, et c’est souvent les histoires vraies qui sont les plus surréalistes :

La Promesse d’une vie est une épopée d’aventures se déroulant en 1919, 4 ans après la terrible bataille des Dardanelles, dans la péninsule de Gallipoli. Un paysan australien, Joshua Connor se rend en Turquie à la recherche de ses trois fils portés disparus. Malgré les barrages de la bureaucratie militaire, sa détermination ne fléchit pas. Il est d’abord aidé par la belle Ayshe, la propriétaire de l’hôtel dans lequel il séjourne à Constantinople, puis par un officier turc ayant combattu contre ses fils. Pour découvrir la vérité et enfin trouver la paix intérieure, Joshua, accompagné du Commandant Hasan, est contraint de sillonner un pays ravagé par la guerre où la frontière entre le Bien et le Mal n’est plus si nette et l’ennemi si clairement identifiable.

Long parcours que cet homme a décidé d’entreprendre suite à la mort de sa femme : retrouver ses trois fils partis en guerre et reconstruire leur histoire dès leur départ du foyer familial. Un périple qui mènera Joshua en Turquie, allant de porte en porte pour trouver des pistes, mettant parfois sa vie en danger dans un pays en révolte.

En plus de la casquette de réalisateur, Russell Crowe s’est octroyé le premier rôle, épousant avec force et subtilité ses émotions, ne tombant jamais dans le surjeu. À la fois sincère et honnête, il exprime beaucoup de choses en ne faisant que peu d’éclat, tout en retenue. Le seul bémol est Olga Kurylenko, qui bien que très charismatique, n’arrive toujours pas à sortir son épingle du jeu, orientant son personnage sur une fausse fragilité, alors qu’elle est forte et sûre d’elle. Cela dit, cette différence crée un contraste avec l’imposant Russell, mais rangeant leur interprétation sur une inégalité. Peut-être aurait-elle dû pousser son jeu dans une direction, plutôt que dans plusieurs.

L’histoire souffre parfois de quelques longueurs, toutefois, Crowe n’est pas tombé dans la facilité et a pris beaucoup de soin à mettre en place les décors et les détails d’Une promesse d’une vie. Même si sa direction d’acteurs pêche sur Olga, elle n’en reste pas moins poignante avec les seconds rôles, laissant dégager des séquences bouleversantes d’émotions (à moins d’être vraiment insensible).

La promesse d’une vie ne s’inscrit pas dans la perfection, mais il a le mérite d’avoir un contenu travaillé, des partis pris pour éveiller le spectateur et suivre avec beaucoup d’intention et de passion cette promesse prise par ce père.

Sortie en salles le 15 avril.

by Miss Bobby
Miss Bobby_The November_Man

Miss Bobby_The November_Man Titre à prononcer avec une grosse voix grave digne d’un film d’action qui va tout faire péter.

Je suis quasi certaine que vous vous êtes dit : Pierce Brosnan + film d’action = James Bond. Me trompe-je ? Heureusement que je suis là pour rectifier cette erreur.

Pierce Brosnan + The November Man = rôle à contre emploi.

Ne vous attendez pas non plus à une révolution du genre, il n’y en a pas. C’est un film d’action, avec des gentils, des méchants et Pierce Brosnan. Oui, parfois il y a des explosions, oui, il y a des armes à feu, oui, il y a une bombe (qui s’appelle Olga Kurylenko) et oui, il y a des gens qui courent. Le film en lui-même est un bon divertissement, à rebondissements. Mais l’atout de ce film reste Pierce, qui s’octroie un personnage pas très propret, pas franchement sage et pas forcément bien sous tous rapports. En gros, Pierce sait sortir des répliques qu’on n’aurait jamais imaginé dans sa bouche, fait des choses qu’on n’aurait jamais imaginé faire. Monsieur Brosnan ajoute une petite pincée de Statham/mauvais garçon et on adore ! Je dirais même, on en redemande ! Vous l’aurez compris, à ses côtés la superbe Olga Kurylenko donne le change sans être une potiche et apporte de la consistance à l’histoire (en plus d’ajouter une bonne grosse dose de glamour). Autre touche pas déplaisante à l’œil nu, Luke Bracey, gueule d’amour qui ne se laisse par marcher sur les pieds face au monstre Brosnan. À suivre de près.

Vous l’aurez compris, Pierce Brosnan revient gonflé à bloc dans The November Man, rangeant définitivement ses gadgets d’espion pour aller directement à l’essentiel : foncer dans le tas !

Sortie en salles le 29 octobre.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Deauville 2014

Parce qu’avec les moyens du bord je n’avais pas pu tout vous partager comme il se doit.

Retour en photos sur les quelques personnalités croisées lors de ce 40ème Festival du film américain de Deauville.

À l’année prochaine peut-être !

Miss Bobby_Autographes_Deauville 2014

Clap de fin.

Fallait bien que ça arrive à un moment ou l’autre. C’est passé très très (trop ?) vite. Un emploi du temps chargé entre films, conférences de presse, repas, balades sous la grosse chaleur du soleil et l’attente dans l’ombre trop fraiche. Le soleil ne connait pas le juste milieu à Deauville. Un seul petit film pour terminer le festival : Love is strange. Je vous fais le retour et je fais comme le festival, je clôture.

Retour sur Love is strange :

L’amour, à la base, c’est compliqué, mais lorsqu’on est un couple de gays d’environ une soixantaine d’années qui se retrouve à la rue, ça l’est encore plus. Malgré l’effet de lenteur et le fait qu’il ne se passe pas énormément de choses, j’ai aimé le traitement sur le couple, leur amour, le manque, la séparation, les petites habitudes malheureusement perdues. Pas besoin de grandes effusions, la tendresse est subtile et bien présente. Love is strange (l’amour est étrange), je ne sais pas, dans le film il ne l’est pas, c’est tout ce qui gravite autour qui l’est.

Parlons peu, parlons chiffres :

– 17 films vus (dont un revu)

– 5 conférences de presse

– 1 master class

– 7 autographes

– 4 tables rondes

– 1 interview

– 5 selfies avec des stars

– 1 compliment en or

Et plein d’autres choses toutes plus belles les unes que les autres. J’aurais aimé que ça ne se termine pas, j’aurais aimé que l’aventure journalistique continue à Paris. J’aurais aimé être dans ma bulle encore un moment. J’aurais aimé papoter avec des grands noms du cinéma encore et encore et encore. J’aurais…

Qu’est-ce qui se passe maintenant ? Eh bien, je reprends mes petites habitudes, je reprends les concours. J’ai un paquet de critiques et de résumés de rencontres/conférences de presse à écrire. Et si par hasard vous deviez me souhaiter quelque chose : faites que l’aventure Deauvillienne (je sais, ça n’existe pas, c’est Deauvillaise) continue plus concrètement ici.

Je remercie tous ceux qui ont permis cette expérience possible (Le Public Système, les attachés de presse, Mondocine.net, tous les copains blogueurs et tous ceux que j’oublie).

Miss Bobby_Autographes_Deauville 2014 Ca ne se voit pas bien, mais voici tous les autographes que j’ai ramené (de gauche à droite) : Jon Favreau, Olga Kurylenko, Pierce Brosnan, Ray Liotta, Will Ferrell, John McTiernan et Miles Teller.

Miss Bobby_Pierce_Brosnan_Deauville 2014

Ce huitième jour démarrait comme les autres, le programme avait été mûrement pensé : tables rondes de November Man avec Pierce Brosnan et Olga Kurylenko, un ou deux films et enfin conférence de presse de Get on up.

Bon, eh bien ça ne s’est pas du tout passé comme ça et c’était même cent fois mieux. Nous avons pu toucher du doigt ce que ça fait d’être dans la peau d’un journaliste et d’enfiler les interviews. Nous avons bien débuté avec les tables rondes de November Man, puis on nous a proposé les tables rondes de Whiplash avec Damien Chazelle et Miles Teller, pour terminer en tête à tête avec Mike Cahill, réalisateur de I Origins. Une journée de folie qui nous a mis sur les rotules, mais tellement heureux d’avoir été entourés par tous ces noms. Presque surréaliste. Je pense que le retour sur Paris va être difficile.
Dans le programme initial, j’ai tout de même pu accéder à la folle conférence de presse de Get on up.

November Man

Pierce Brosnan

Pierce Brosnan les enfants ! Pierce « James Bond » Brosnan quoi ! La classe ! Je ne sais pas si vous imaginez le truc. Je vous passe le charme et le chic pour aller directement à l’essentiel. Depuis le Pic de Dante, la collaboration avec Roger Donaldson n’a pas changé, le travail est toujours aussi carré, collant au scénario et rythmé. À la question : comme de grands acteurs de cinéma, souhaiteriez-vous revenir dans une série télévisée ? Bonne nouvelle, il travaille actuellement sur une série pour le câble qui s’appellera Crusades autour de la troisième croisade.

Miss Bobby_Pierce_Brosnan_Deauville 2014

Olga Kurylenko

Elle a illuminé la journée par sa beauté et son sourire, et aura certainement laissé plus d’un homme sur le carreau en interview.
Avec beaucoup d’humour, elle a mentionné que l’entrainement qu’elle avait eu pour James Bond lui sert encore pour tous les films d’action dans lesquels elle joue. Malgré les acteurs avec qui elle a joué, à la question « avec quel acteur rêveriez-vous de tourner » elle répond simplement qu’elle n’en a pas, qu’elle prend les projets comme ils viennent, avec simplicité.

Miss Bobby_Olga_Kurylenko_Deauville 2014

Whiplash

Damien Chazelle

Quand vous voyez ce petit bonhomme, qui n’a pas l’air d’avoir beaucoup confiance en lui, vous êtes vite épatés par ses connaissances et son intelligence. On voudrait qu’il nous regarde droit dans les yeux quand il nous parle de jazz et de son film Whiplash, tellement il est passionnant. Chazelle a choisi J.K. Simmons pour ce professeur tyrannique, car pour lui, l’acteur n’avait jamais vraiment eu de rôle de « méchant », se cantonnant à du comique la plupart du temps. Le réalisateur a voulu lui donner cet aspect tout en gardant un brin d’humour (et c’est vraiment réussi). Un acteur qui a beaucoup de potentiel. Le prochain film de Chazelle sera toujours centré sur la musique, façon comédie musicale, plus joyeux, toujours avec Miles Teller (à ce propos, il espère travailler encore de nombreuses fois avec lui. Miles Teller serait-il son acteur chouchou ? Peut-être. La suite nous le dira).

Miss Bobby_Damien_Chazelle_Deauville 2014

Miles Teller

Lunettes vissées sur le nez, bras nonchalamment posé sur le canapé, monsieur Teller nous a offert 20 minutes de réponses et de décontraction. Morceaux choisis : on pourrait croire que la plus grosse difficulté du film aurait été de jouer comme un fou de la batterie à une vitesse qui défie presque toute logique, mais non. SPOILER Le plus difficile à interpréter fut la scène de l’accident (il sait ce que c’est pour en avoir vécu un), car ce n’était pas seulement sortir d’une voiture accidentée et être en état de choc, mais il fallait aussi ajouter qu’Andrew voulait à tout prix récupérer ses baguettes et rejoindre aussi vite que possible le groupe pour assurer le concours. Et ça, c’est compliqué. La même question que Damien Chazelle a été posée, Teller espère lui aussi travailler avec le réalisateur aussi longtemps qu’il le pourra.

Miss Bobby_Miles_Teller_Deauville 2014

I Origins

Mike Cahill

Au début, je voulais vous écrire : vous n’aviez qu’à être là lors de l’interview ! Honnêtement, je ne saurais vous retranscrire de tête ce qu’il a dit, néanmoins, je peux tout de même vous préciser l’immense frustration d’avoir eu une aussi courte rencontre (pour cause de programme serré, que ça soit le sien ou le mien). Je ne suis pas sûre que l’on se remette vraiment d’une rencontre pareille et surtout, d’un film pareil. Je vous avais précisé que le film m’avait profondément retournée et son réalisateur est tout bonnement incroyable. En plus d’être un puits de connaissances, il est extrêmement généreux et vous met à l’aise comme si vous alliez discuter avec un pote que vous n’aviez pas vu depuis des lustres. J’aurais voulu discuter davantage des thèmes, de la vie, de l’au-delà avec lui. Frustration. Donc tout ce que je peux vous dire, attendez mon compte-rendu sur l’interview (si j’arrive à la retranscrire), car à ma question : comment avez-vous eu l’idée du film ? Nous avons eu cinq bonnes minutes de réponse qui partait du commencement, soit des dinosaures. Voyez le topo ?!

Miss Bobby_Mike_Cahill_Deauville 2014

Et enfin, la fameuse conférence de presse de Get on up avec Chadwick Boseman, Tate Taylor, Brian Grazer et pas moins que Mick Jagger. Une conférence de presse très prisée et réglementée pour la venue d’un des papes du rock : le leader des Rolling Stones. Nous passerons sur la pitrerie de Jagger pour vous mentionner les deux mois d’entrainement de Boseman pour incarner James Brown, deux mois à écouter et danser non stop sur les chansons de l’artiste. Un journaliste s’est demandé si le prochain film de Tate Taylor sera aussi sur les noirs, il a ri en précisant que son choix se portait avant tout sur les scénarios (et c’est une coïncidence si La couleur des sentiments et Get on up se suivent), mais qu’il va tenter de faire un film sur un astronaute blanc, qu’avec des blancs et si Viola Davis veut jouer dans son film, elle sera également blanche ! Quant à Mick Jagger, dans un très bon français, il a mentionné ne pas être contre un film sur les Stones, mais que tous les scénarios qu’il a lu jusqu’à présent n’était pas de qualité.

Miss Bobby_Chadwick_Boseman_Deauville 2014

Miss Bobby_Mick_Jagger_Deauville 2014

J’espère avoir d’autres journées épuisantes, folles et enrichissantes comme celle-ci.