Miss Bobby_Les Pingouins de Madagascar

Miss Bobby_Les Pingouins de Madagascar J’adore la franchise Madagascar. Les dessins ne sont pas tops, mais on finit par s’y habituer. J’aime retrouver les voix françaises (Marina Foïs, Jean-Paul Rouve, José Garcia et Anthony Kavanagh), l’humour et les personnages secondaires, notamment les pingouins. Les mecs sont quand même maîtres en espionnage, infiltration et savent se sortir de toutes les situations. Et puis ils ont de ces noms : Commandant, Soldat, Rico et mon préféré, Kowalski. Non, mais Kowalski ! Il aurait fait le Vietnam qu’on ne serait pas étonné.

Du coup, bonne ou mauvaise idée d’avoir fait un film dérivé de Madagascar en se focalisant sur les pingouins amateurs de dynamite ? Bonne !

Le film commence où le dernier volet de Madagascar s’était arrêté. Ils en ont ras le bol de suivre le groupe de la savane new yorkaise et décide d’aller vivre leurs propres aventures (sinon il n’y aurait pas eu de film). Et c’est de la bombe bébé ! Confrontés à une méchante pieuvre édentée, pas du tout adepte d’Internet, et du Vent du Nord, organisation secrète, ultra entraînée, concurrents directs des pingouins, le film promet des gags et des situations très premier degré que j’affectionne tout particulièrement, me faisant mourir de rire.

Ces pingouins d’élite vous feront entrer dans leurs missions d’espionnage, vous prouvant qu’ils peuvent (j’allais écrire qu’ils pieuvrent, mais bon, je n’avais pas envie de me recevoir des tomates) se sortir de n’importe quelle embrouille avec humour. Ne vous inquiétez pas si vos enfants se mettent à se rouler par terre, c’est normal. Passez sur la 3D, elle n’est pas nécessaire.

J’ai deux regrets : ils auraient pu pousser le vice plus loin dans l’humour, un tout petit peu, pour donner des situations encore plus hilarantes et surtout, plus nombreuses. Et une partie du film s’apparente beaucoup à Moi, Moche et Méchant 2, vous verrez par vous-mêmes, laissant un vague goût de déjà-vu.

À défaut d’avoir un Madagascar 4, un Pingouins 2 peut-être, histoire de faire durer cette franchise plus longtemps ? Les Pingouins de Madagascar est le dessin animé à se procurer en Blu-Ray se fendre la poire en famille !

Bonus (définitivement pour mettre de l’ambiance avec vos enfants) :

– Le guide top secret pour devenir un agent d’élite (4 minutes) : les 11 qualités pour être un agent d’élite.

– Clip vidéo « He is Dave » (3 minutes)

– Bougez et chantez avec Flipper (2 minutes) : Riverdance, polka bavaroise et la nouvelle chanson « Dis donc toi » sous forme de karaoké.

– Clip vidéo « Celebrate »/Pitbull (3 minutes)

– Apprenez le Penguin Shake avec tWitch (3 minutes) : explication de la chorégraphie par tWich, puis mise en place.

– Les meilleurs moments de Madagascar (3 minutes) : vidéo sur des séquences autour des Pingouins dans la trilogie Madagascar.

– Spot pub « Chizzy Dibbles »

– Galeries : 27 photos

– Film annonce

– Le monde de DreamWorks : Shrek le meilleur des ogres (clip vidéo « I’m a believer »), Madagascar en folie (clip vidéo « I like to move it »), Encore plus de courses et de dragons! (clip vidéo « Fly high »), Le monde selon Po (clip vidéo « King Fu Fighting »), Tous dans la grotte avec les Croods (clip vidéo « Shine your way »), Turbo le mollusque le plus rapide du monde (clip vidéo « The snail is fast »).

Sortie en vidéo le 17 avril.

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Miss Bobby_Une seconde chance

Miss Bobby_Une seconde chance Et si vous aviez le droit à une seconde chance 20 ans après, qu’en feriez-vous ? Retrouver votre premier amour et reprendre là où tout s’était arrêté.

Une seconde chance raconte l’histoire de deux adolescents éperdument amoureux qui vont être séparés à cause de certains aléas. La mort d’un ami commun va les rapprocher 20 ans après, alors que chacun a construit sa vie.

Le film s’oriente sur un amour tellement puissant qu’il n’est impossible de l’oublier, on ne peut qu’essayer de vivre avec, avancer, faire sa vie, souffrir et tenter de le ranger dans un coin. Je suis comme Amanda, j’aime penser qu’on peut aimer une seule personne dans sa vie, ne jamais l’oublier et de se marier avec une autre, même si ça ne sera jamais aussi bien, aussi épanouissant, il y aura toujours quelque chose qui manque. Le cœur a vraiment ses raisons… De là à dire qu’Une seconde chance est une comédie romantique légère, non, car le film expose clairement les grosses blessures qu’il est possible d’endurer, le pardon, et puis, se poser la question de faire des choix, à savoir « suis-je prêt à quitter ma vie actuelle pour me sentir heureux et vivre cet amour pleinement ? »

Une seconde chance ne marquera pas les esprits, mais il saura toucher certaines personnes. James Marsden et Michelle Monaghan ne tombent pas dans le surjeu, préférant la simplicité, du coup, on y croit. Leur histoire est entrecoupée de flashbacks de leur adolescence, depuis leur rencontre jusqu’à leur inévitable « séparation ».

Un film modeste, qui n’apporte certes rien d’original, mais qui a le mérite de dégager une certaine tendresse et sincérité, agréable à regarder.

Bonus :

– Interview de Liana Liberato et Luke Bracey par Nicholas Sparks – l’auteur du livre dont le film est adapté (2 minutes) : l’auteur demande d’expliquer comment chacun a construit son personnage et comment s’est effectué le travail sur leur passé respectif.

– Interview de Michelle Monaghan et James Marsden par Nicholas Sparks (3 minutes) : quasiment la même chose, comment ont-ils développé leur personnage.

– Vidéo clip : I did de Lady Antebellum

– Commentaire audio

– Bandes-annonces

– Internet

Sortie en vidéo le 24 avril.

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Miss Bobby_Blu-Ray La famille Bélier

Miss Bobby_Blu-Ray La famille Bélier J’aime quand le cinéma français sort des petits films comme ça, très populaires à première vue, pas forcément recherchés et qui peuvent se faire vite juger (en l’occurrence par l’affiche et le titre). Heureusement, l’affiche ne fait pas forcément le film et derrière La famille Bélier se cache un film qui vous veut du bien. Un film qui vogue sur la vague d’Intouchables en traitant du handicap par l’humour. Il est possible que vous n’en ayez pas entendu parler, ce n’est pas grave, nous sommes là pour corriger cette erreur.

La famille Bélier, comme un bélier, a la particularité d’avoir des parents sourds, un fils sourd et une fille entendante. Ça arrive. Elle est le porte-parole de ses parents fermiers lorsqu’ils vendent leurs produits au marché, quand ils vont chez le médecin, elle leur est indispensable hors de la maison. Son prof de chant (l’hilarant Eric Elmosnino) lui découvre un talent caché pour le chant (donc. Un talent caché pour la géographie, ça marche moins bien). Et cette jeune fille, interprétée par Louane Emera, finaliste de The Voice, va devoir faire comprendre à ses parents à quel point la chanson a pris une place importante dans sa vie. Imposée sa voix dans une famille de sourds.

Même si on a une vague idée de ce qui va se passer, cela n’empêche pas au film de nous offrir des moments de forte émotion, à vous tirer la larmichette et dresser vos poils de dos. Karin Viard et surtout François Damiens dégage beaucoup de sensibilité sans sortir une syllabe. Eric Elmosnino apporte le côté trashouille par des phrases bien senties. Seule Louane pêche dans son jeu et sort parfois quelques fausses notes. Mais elle prendra tout le monde au dépourvu dans deux séquences du film incroyablement fortes.

La famille Bélier c’est le film qui fait du bien, qui émeut, qui fait sourire. Il n’est pas parfait, mais il vous marquera à coup sûr.

Je vous mets au défi de ne pas ressortir en fredonnant du Michel Sardou.

Bonus :

– À la découverte des Bélier (24 minutes) : un supplément passionnant sur la langue des signes, sa complexité et le travail colossal qu’ont dû effectuer les acteurs pour l’apprendre, car ce n’est pas qu’une histoire de signes, il y a également des sons, le jeu d’acteur en lui-même. L’équipe du film s’exprime sur ce travail qui a demandé plusieurs mois d’apprentissage, leur manière de travailler sur le plateau, avec des coachs et des intervenants.

– Karaoké : Je vole et En chantant

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 29 avril.

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Miss Bobby_La French_Blu-Ray

Miss Bobby_La French_Blu-Ray Ce qui est bien avec le cinéma, c’est que si vous n’êtes pas au fait de l’actualité (qu’elle soit actuelle ou passée), elle peut vous rafraîchir la mémoire ou vous en apprendre un bon paquet sur ce que vous auriez loupé à l’époque. Pour ma part, c’est ce qui s’est passé avec le film La French. Je ne connaissais rien sur la French Connection, ni sur le juge Pierre Michel. Eh bien merci !

Ça se passe dans les années 70 et la French Connection fait rage à Marseille : les corps tombent comme des mouches, les rivalités explosent et la poudreuse envahit le monde entier. Vous n’avez pas le choix, vous faites partie du business ou vous vous retrouvez dans le vieux port de Marseille à nourrir les poissons.

Gaumont a eu l’idée de nous plonger directement à cette époque en ressortant leur vieux logo des cartons. Le ton est donné, bienvenue en 1975 ! Tout y est : voitures, décoration d’intérieur, costumes, musique, cigarettes à n’en plus finir, on s’y croirait tellement c’est bien fait.

Cédric Jimenez a choisi deux icones actuelles du cinéma, deux potes : Jean Dujardin et Gilles Lellouche. Le premier incarne le juge, sans être brillant, laissant parfois ressortir des mimiques à la Dujardin, cassant son jeu qui aurait pu être bien meilleur. Le deuxième revêt l’habit du malfrat Zampa avec brio : la froideur, la colère interne, le côté énigmatique rendent le personnage stressant, vraie cocotte minute prête à exploser à tout moment, laissant le spectateur sur le qui-vive à l’affût du moindre geste annonciateur du pire. Lellouche vieillit, Lellouche mûrit, Lellouche devient de plus en plus talentueux. Il en crève l’écran dans un face à face avec Dujardin de toute beauté, laissant presque l’acteur oscarisé au second plan.

La French souffre parfois de quelques longueurs, mais rien de bien méchant. Je regrette encore le choix du comédien Cyril Lecomte, qui décidément, n’arrive jamais à me convaincre par son jeu d’acteur. Petite fausse note également avec Benoît Magimel, pas spécialement concluant.

Même si vous connaissez déjà l’histoire du juge Michel et de la French, ce film vaut le coup de se déplacer en salles pour le remarquable travail effectué et pour un duo d’acteurs qui sait aussi jouer autre chose que de la comédie lorsqu’ils sont ensemble.

Miss Bobby_La French_Blu-Ray

Bonus :

– Le making of (53 minutes) : Making of très complet qui retrace aussi bien le gros travail de reconstitution sur les années 70, que le casting, la direction des acteurs, les décors, les méthodes employées pour la réalisation (notamment les choix artistiques), interventions des acteurs sur leur personnage. Très intéressant.

– Scènes coupées (7 minutes) : 7 scènes

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 03 avril.

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Miss Bobby_Astérix DDD_DVD

Miss Bobby_Astérix DDD_DVD Si vous ne connaissez pas cet album d’Astérix, pas de panique… Moi non plus. Heureusement qu’Alexandre Astier a décidé de dépoussiérer ce tome oublié d’Uderzo et Goscinny. Si vous n’avez pas vu la bande-annonce, ni entendu parler du film, sachez qu’il s’agit bien d’un film d’animation et non d’un film en prises de vue réelles. Rendons à César ce qui lui appartient (pour la blague, c’est fait).

Première chose : Astérix le domaine des Dieux est en images de synthèse. Ça peut paraître rebutant à première vue (j’étais la première sceptique), mais en fait, quand on se rend compte que l’univers d’Astérix est bien présent, on s’habitue à l’effet 3D. D’ailleurs, je n’ai pas eu l’occasion de le voir avec des lunettes 3D, cependant, on voit clairement en 2D qu’il y a eu du travail sur certains effets et sur la profondeur de champ pour optimiser la 3D. Donc l’image de synthèse approuvée pour une série de dessins animés en dessins traditionnels très ancrée dans le patrimoine français. J’aime beaucoup l’effet de texture. Le tissu du pantalon d’Obélix en est un très bon exemple.

Deuxième chose : Alexandre Astier y a mis de sa touche personnelle si spécifique, en grande partie dans les dialogues, les références (King Kong, Le Seigneur des anneaux, voire même dans la politique. Amusez-vous à les repérer) et en ajustant le scénario (en collaboration avec Louis Clichy) pour lui donner une dimension plus cinématographique, plus soutenue. Les gags sont parfois prévisibles, mais n’en restent pas moins jouissifs. Il aurait pu d’ailleurs pousser le bouchon un peu plus loin (Maurice – Double réf.) dans l’humour, élément majeur et attendu avec Asterix et Astier. On ne va pas lui en vouloir, il y a tout de même des perles qui me font mourir de rire (même après un second visionnage).

Troisième chose : LE casting. Particulièrement travaillé et bien choisi. Déjà, pour les amateurs du dessin animé originel, sachez que Roger Carel a accepté de sortir de sa retraite pour reprendre le doublage d’Astérix ! Et ça, c’est tout bonnement génial : ça donne un petit côté nostalgique, tout en faisant un lien avec les vieux dessins animés. Toute façon, je ne vois pas qui d’autre pourrait faire Astérix à part Roger Carel. C’est un monument. L’idée de génie, qui vaudrait un dessin animé rien qu’à lui seul, c’est Duplicatha (l’esclave) et la voix qui lui est associée : Laurent Lafitte. Comment vous dire ? Le personnage, la voix, le langage et la diction, du pur bonheur en boîte ! Duplicatha se suffit à lui-même pour le comique. Rien que d’y penser, j’en ri toute seule. Florence Foresti sied à merveille à Bonemine, Astier joue très bien son rôle de centurion, Elie Semoun est parfait en légionnaire casse-pieds, Lorànt Deutsch s’habille très bien de l’architecte Anglaigus, clin d’oeil à Alain Chabat en lui accordant le doublage du sénateur Prospectus, etc, etc. Des voix qui nous sont toutes familières et que l’on prend plaisir à reconnaître.

En définitive, Astérix – Le domaine des Dieux est un mélange de traditionnel par l’histoire, l’univers d’Uderzo et Goscinny, et de contemporain avec la touche d’Alexandre Astier. Si on n’avait qu’une chose à demander : à quand une adaptation rajeunie des 12 travaux d’Astérix, à mon sens le meilleur album et le meilleur dessin animé des aventures d’Astérix ? Allez-y je suis incollable dessus.

Miss Bobby_Asterix DDD_DVD

Bonus :

– Interview Alexandre Astier et Louis Clichy (16 minutes) : La naissance du projet, volonté de créer un film en 3D à la base. Pourquoi le choix s’est orienté sur Le domaine des dieux ? Comment adapte-t-on une bande-dessinée autant ancrée dans le patrimoine, notamment en appuyant le travail sur les dialogues et les enjeux. Qu’est-ce qui a été ajouté par rapport aux dessins de base (texturisation par exemple) ? Comment gérer un aussi gros budget ? L’équipe a dû faire des choix, car chaque prise de position graphique a un coût. Cette partie des suppléments développe vraiment l’envergure du projet dans le paysage français, se rapprochant beaucoup plus des méthodes américaines.

– Astérix le domaine des dieux : Les voix (6 minutes) : quelques images sur l’enregistrement des voix et la manière de travailler plutôt inhabituelle.

– Scènes coupées (8 minutes) : 4 scènes,  dont 2 alternatives non terminées, façon croquis – storyboard.

– Bande-annonce

– Teaser

Sortie en vidéo le 31 mars.

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Miss Bobby_#Chef_concours

Miss Bobby_#Chef_concours Non, je ne rabâche pas à tout le monde que ce film est génial… enfin j’essaie. Jon Favreau nous a tous cloués sur place en nous servant un film indépendant bien loin de ce qu’il a pu nous proposer auparavant (Iron Man en pôle position). Un film indé’ certes, mais qui saura plaire au grand public tant les sujets traités sont universels : la famille, l’amitié, le travail et bien sûr, la cuisine. Des ingrédients en quantité raisonnable et fouettés énergiquement pour ne pas s’ennuyer, voire en redemander.

Jon Favreau, papa d’Iron Man premier et second du nom, a su sublimer un domaine ayant un peu trop le vent en poupe : la gastronomie, à la fois en tant que chef d’un grand restaurant dont le patron Dustin Hoffman se borgne à rester coincer dans ses valeurs sûres, par crainte de perdre sa clientèle chérie. Mettant à l’honneur de grands plats d’inspiration française (le restaurant s’appelle Gauloises en français dans le texte), ainsi que le savoir-faire que cela implique. Ainsi, on constate que Carl Casper (interprété par Favreau) se sent bloqué dans sa passion, sa créativité par un patron ancré dans ses vieilles habitudes. Que l’on soit chef, peintre, écrivain ou que l’on fasse un tout autre métier, ne pas être libre de s’exprimer entraîne non seulement une dégradation dans le travail, mais provoque également des dégâts sur la vie personnelle.

De l’autre côté, il y a ce goût de se laisser tenter par l’aventure (surmonté d’une pointe de peur bien sûr, ça donne du piquant), de revenir aux bases tout en les sublimant, pour faire de la simplicité un bonheur logé dans un morceau bien croquant de sandwich cubain. Qui dit retour aux valeurs profondes, dit aussi association avec les notions familiales. Jon Favreau a très bien compris (comme tous les amoureux de bonne cuisine), que la nourriture rassemble et peut parfois réconcilier. Elle est synonyme de partage et de réconfort, deux idées importantes dans la vie et retranscrites avec sagesse dans #Chef.

En fait, #Chef c’est une histoire d’amour entre un homme et la cuisine, mettant à jour tout le potentiel qui réside dans cette dernière, dans les différents niveaux d’émotions qu’elle procure. La cuisine est avant tout don de soi, s’ouvrir aux bonheurs simples parfois, s’aventurer dans des curiosités et dans des expériences inédites. Mais qu’est-ce qu’un #Chef sans des amis, une famille pour l’aider à évoluer, à se surpasser et à faire face à ses craintes ?

Vous l’aurez compris, Jon Favreau m’avait déjà piégé avec Iron Man et il m’a littéralement laissé sur le carreau (ou ma faim) avec #Chef.

Mon conseil : que vous soyez entre potes, en famille ou avec votre tendre moitié lorsque vous verrez ce film, n’oubliez pas de réserver une table dans un restaurant après votre séance, car vous allez avoir faim (paroles de scout) et vous aurez envie de partager vos idées sur le film. Et quoi de mieux qu’un bon repas ?!

Miss Bobby_#Chef_Blu-Ray

Bonus :

– Commentaire du scénariste/réalisateur Jon Favreau et du chef cuisinier/coproducteur Roy Choi : les commentaires sont particulièrement intéressants, certaines recettes sont révélées et on comprend la liberté qu’a eu Jon Favreau en réalisant un film indépendant à contrario d’un gros film de studio.

– Scènes supplémentaires et étendues (10 minutes) : 7 scènes. En soi, elles n’apportent rien de plus.

– À l’intérieur du camion (8 minutes) : petit making of sur la formation enseignée par le chef Roy Choi à Jon Favreau pour qu’il puisse ressentir réellement ce qu’être un chef et pas seulement le mimer. Recette de fruits rouges à la crème. On apprend la différence entre la nourriture sur un tournage lambda et celle du film (je vous conseille de fermer les yeux sur cette partie, ça donne très faim).

J’aurais aimé la recette du sandwich cubain par Jon Favreau par exemple (ou d’autres recettes), ou un plan des restaurants du film ou ce merveilleux endroit où l’on peut manger une viande cuite lentement au barbecue durant une nuit (même si tout est révélé dans les commentaires). Un peu plus de fantaisie en somme, un bêtisier et plus de contenu.

En vidéo depuis le 11 mars.

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Miss Bobby_Le Solitaire_Blu-Ray

Miss Bobby_Le Solitaire_Blu-ray+dvd Dégainez le perfecto, le pantalon serré, les voitures reines du dérapage et la musique 80’s, le premier film de Michael Mann, Le Solitaire, s’offre une ressortie en Blu-Ray.

L’histoire du Solitaire pourrait être très simple : un voleur de diamants s’offre un dernier tour avant de se ranger. Sauf que c’est bien plus que cela. James Caan interprète Frank, un homme qui a déjà passé 11 ans à l’ombre, 11 ans à rêver d’un idéal de vie et à acquérir cette philosophie : « pour ne pas avoir peur et défier la mort, il faut se foutre de tout », créant une personnalité sûre d’elle et dotée d’un grand professionnalisme dans ce qu’il fait. James Caan joue avec beaucoup de détails ce voleur qui se précipite dans sa quête de la vie parfaite. En effet, toutes ces années perdues derrière les barreaux, il souhaite plus que tout fonder une famille, quitte à sauter les étapes en allant trop vite, en ne faisant pas les meilleurs choix. Caan s’est évertué à ne faire aucune contraction de mots durant tout le film (« it is » au lieu de « it’s »), car il percevait son personnage comme une personne qui n’est pas du genre à se répéter. Il l’explique très bien dans les bonus.

Je pense que les passionnés sauront décrire avec précision le travail de Michael Mann, sa patte. Je n’ai pas vu beaucoup de ses films, je n’ai donc pas le recul nécessaire, mais je dois dire que le travail de réalisation est assez remarquable, sa fixation sur des objets et des détails, la superbe photographie sur les décors de nuit, ce côté brut et froid de l’acier, de la dureté du personnage, face à ces façades aux lumières colorées typiques de cette époque. Le réalisateur sublime les séquences de casse en mettant en scène la minutie, le professionnalisme, au point qu’on serait limite tenté de changer de métier et de se spécialiser dans le vol de diamants tant ça a l’air passionnant. D’ailleurs, Michael Mann s’est entouré de policiers et de voleurs, tous jouant dans le film, il a accordé un grand soin aux rencontres, s’intéressant de très très près à ces caïds, ancrant son film dans un rare réalisme, voire même un surréalisme (quand on prend le temps de lire le livre).

Tous les détails de la réalisation du Solitaire sont dans l’interview de Michael Mann, emmenée par Michael Henry Wilson. S’ajoute à cette passionnante rencontre, d’autres interviews du réalisateur sur trois de ses films (Ali, Public Enemies, Collateral), ainsi qu’une analyse approfondie du film par Wilson.

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Bonus :

– Souvenirs du Solitaire, entretien avec James Caan : 25 minutes spécialement enregistrées pour cette édition Blu-Ray du Solitaire. On écoute avec délectation et passion les propos de Caan sur l’emploi du temps de tournage de Michael Mann où les journées pouvaient s’étendre sur 17 heures de tournage, entre le jour et la nuit. Il développe les intentions de son personnage, son choix de vie, ses objectifs, sa manière de l’interpréter via une démarche, un accent et une élocution spécifiques. Il révèle de nombreuses anecdotes, notamment sur sa collaboration avec les vrais voleurs (qui jouent les flics ripoux). Il termine en évoquant sa grande fierté pour une des séquences du film.

– Bande-annonces

– Liens Internet

Ce très beau coffret comprenant le DVD, le Blu-Ray et le livre est sorti le 11 mars.

Miss Bobby_Le Solitaire_Blu-Ray

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Miss Bobby_Blu-Ray Fury

Miss Bobby_Blu-Ray Fury Et telle une Fury le talent de David Ayer se déversa.

Je n’avais pas vu Fury au cinéma lors de sa sortie, heureusement pour moi que j’aie pu rattraper cette erreur avec le Blu-Ray. Quelle mise sous tension ! J’ai cherché les fautes, je ne les ai pas trouvées. On s’engouffre dans cet espace exigu du tank Fury et de ses tankistes lors de la seconde guerre mondiale. Il ne faisait pas bon d’être claustrophobe.

Fury s’apparente à la même vague qu’American Sniper, la violence ne ressort pas à proprement parlé, mais la suggestion, la froideur et la brutalité de l’immersion dans la guerre font que le film vous nouera le ventre, laissant s’installer une lourdeur et cette odeur de mort qui guette à chaque instant les protagonistes. La guerre, la proximité, le confinement, la boue et les choix difficiles s’immiscent insidieusement dans le spectateur, le piégeant dans la fureur d’une guerre qu’il n’a pas vécu. On en sent presque une odeur désagréable, mélange de moiteur, saleté et de cadavres empilés. Telle fut la réalité.

Les acteurs se valent tous, il n’y en a pas un qui va tirer la couverture à lui, chacun ayant une personnalité bien distincte, apportant son lot d’émotions, de doutes et sa vision du champ de bataille. Ils se complètent et forment une seule unité, c’est ce que voulait le réalisateur David Ayer en leur imposant un entrainement militaire particulièrement rude et c’est chose réussie.

Fury n’est pas un simple film sur la guerre, c’est un film sur des hommes d’un point de vue différent, celui du tank et toutes les restrictions que cela engendre : champ visuel réduit, exposition aux tirs ennemis, une machine lourde à manœuvrer. Certaines séquences sont absolument bluffantes et confèrent une authenticité, nous plongeant directement dans l’action et la tension. Fury est un vrai travail cinématographique et historique, qui marque les esprits et qui sait retranscrire avec beaucoup de détails l’enfer de la seconde guerre mondiale.

Miss Bobby_Fury Blu-Ray

Bonus :

Le moins que l’on puisse dire, c’est que le Blu-Ray de Fury n’est pas chiche en suppléments (90 minutes) et qui plus est de très bonne qualité et passionnants. Seules erreurs, les deux coquilles qui se sont glissées dans les sous-titres.

– Scènes supplémentaires et étendues (45 minutes) : 16 scènes

– Frères de sang (11 minutes) : rencontre avec les vétérans, immersion militaire totale pour les acteurs pour créer une sorte de fraternité, de famille, faire ressortir la cohésion de groupe et qu’à l’écran, les acteurs soient soudés.

– Le journal de guerre du réalisateur (17 minutes) : organisation du tournage avec la préparation minutieuse des emplacements des tanks, une séquence importante tournée sous différents angles afin de définir la meilleure approche pour comprendre rapidement les personnages.

– Guerriers blindés : les vrais hommes des sherman (12 minutes) : quatre vétérans racontent ce qu’est être tankiste, le tout à renfort d’anecdotes. Un supplément très touchant.

– Dompter la bête : comment conduire, viser et tirer d’un tank de 30 tonnes (12 minutes) : segment passionnant sur la conduite de tank, comment les manœuvrer et l’effet d’avoir un tel engin entre les mains, surtout quand celui-ci est un tank authentique de la seconde guerre mondiale.

– Galerie de photos

– Films-annonces : Equalizer, The Amazing Spider-Man 2, 22 Jump Street, Sex Tape

En vidéo depuis le 23 février.

Je vous mets au passage le superbe buzz kit que j’avais reçu pour l’occasion de Wardaddy (merci à Cartel et Sony) :

Miss Bobby_Fury_Buzz kit

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Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités DVD_concours

Miss Bobby_Et beaucoup plus si affinités DVD_concours Il y a de ces acteurs que j’aime bien suivre, car je les ai vus évoluer durant de longues années et qu’ils ont ce capital sympathie qui fait que. Daniel Radcliffe fait partie de ceux-là (en tant que bonne fan de la saga Harry Potter). Du coup, quand j’ai vu le synopsis de Et (beaucoup) plus si affinités, je me suis dit que ça allait être intéressant de voir « Potter » dans un rôle comme celui-là. Et je dois bien avouer qu’il m’a plutôt conquise. C’est marrant, car je jauge un acteur ou une actrice sur une chose assez particulière et distincte qui suggère son degré de « lâchage ». Vous allez rire, mais à partir du moment où un acteur (ou trice, hein, toujours pareil, pas me répéter tout le temps), catalogué de lisse, mignon et propret finit dans un film en disant des gros mots ou des phrases à grosses connotations sexuelles, eh bien j’adore ! Il y a un début de cassage d’image. C’est bête, je sais, mais j’aime bien. Comme Jennifer Aniston dans La famille Miller qui lâche le troupeau de chevaux pour le coup !

Revenons à notre mouton, le film !

Comédie romantique avec ses codes bien ancrés qui ne laisse que peu de place à la surprise, mais bon, je ne vais pas m’en plaindre, je savais ce que je venais chercher. Je pense que beaucoup se reconnaîtront (moi-même je suis tombée dedans) dans cette histoire sur cette limite qui sépare l’amitié et l’amour, sur les difficultés que cela engendre et les décisions qu’il faut parfois prendre. Hormis le schéma classique, Radcliffe s’en sort dans ce rôle de jeune adulte torturé par ses sentiments, formant un duo tout mimi avec sa partenaire à l’écran Zoe Kazan. Petit bonus foufou pour Adam Driver, commençant à rouler sa bosse hors de la série Girls.

En fait, je pense qu’il faut arrêter de se leurrer, ce n’est pas le film du siècle, mais on s’en fiche, Et (beaucoup) plus si affinités s’en tire plutôt bien, il nous laisse un peu rêveur et nous accroche la guimauve qui nous sert de cœur. Oui, je suis une minette et j’assume !

Bonus :

– Making of (18 minutes) : divisé en sept chapitres retraçant le tournage, le choix des acteurs, l’écriture du scénario, le choix des villes et des décors, les personnages.

– Interviews sur le tapis rouge (2 minutes) : courte description du film, du travail sur l’improvisation par le casting lors de l’avant-première.

– Scènes coupées (4 minutes) : trois scènes coupées

Sortie en vidéo le 11 mars.

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