Once upon a time in hollywood

Once upon a time in hollywood

Pour les amoureux du Cinéma

Quand Tarantino annonce la sortie d’un nouveau film, c’est toujours un événement en soi, une impatience, presque une célébration, un trépignement. Pour ce nouveau cru, Once upon a time in… Hollywood, le réalisateur s’est fait plaisir en écrivant une ode au cinéma des années 70. Tout le monde le sait, Quentin Tarantino aime le Cinéma avec un grand C, de tous les genres et de toutes les origines.

Retour sur un film à grande échelle cinématographique.

Comme je le disais, Once upon a time in… Hollywood est une ode au cinéma, une fabuleuse mise en abime réalisée avec maestria et riche de niveaux de lecture. Le spectateur est trimballé devant et derrière la caméra, tantôt dans le public que sur le plateau, tantôt dans le film que dans la salle de cinéma (il y a une différence). Pour ma part, c’est la plus belle prouesse du film. Réussir à donner au spectateur plusieurs places de choix. Difficile de l’exposer facilement tant la perspective est complexe, je vais essayer simplement : j’ai regardé Once upon a time in… Hollywood, le film de Tarantino, qui a tourné des séquences de films avec chacune leur identité pour les intégrer à sa propre œuvre. En même temps, ses séquences sont aussi parfois vues par l’oeil du metteur en scène (vous me suivez), mais également par celui de l’acteur. Il arrive en une seule scène à proposer trois emplacements différents le tout avec beaucoup de fluidité. J’avoue qu’en matière de génie il se pose là ! Et le film peut se résumer à ce petit jeu de jonglage entre fiction/réalité, paillettes/poudre aux yeux, ce qui d’ailleurs lui joue des mauvais tours. J’y reviendrai.

Donc cette ode au cinéma, elle se présente comment ? Déjà, la réalisation en elle-même, je dirais même LES réalisations. Tarantino exécute son film avec beaucoup de précision et surtout, beaucoup de talent et de technique. La recherche artistique saute aux yeux tellement elle est belle, elle fait aussi bien référence aux techniques de tournage actuelles que passées. Sur ce dernier point, cela se retransmet à l’image dans le film comme dans les petits bouts de fictions qu’il a tourné à la manière de. Exemple : les films policiers italiens de l’époque (au point que l’on dirait des archives de films existants). Brillant !

Once upon a time in… Hollywood est aussi une fresque sur les acteurs : ceux en devenir, ceux qui ont atteint leur apogée et qui sont en pleine descente, ceux qui sévissent dans l’ombre. Même principe que pour la réalisation, le spectateur fait une incursion totale dans la vie des comédiens, prenant part à leur travail, à leurs travers, leurs doutes, leur vie au quotidien. Évidemment, magistralement joués par Leonardo DiCaprio et Brad Pitt. Là où les choses à redire commencent, c’est incorporer du réel dans la fiction (avec les personnages de Pitt et DiCaprio) et notamment l’histoire de Sharon Tate. Ça casse la dynamique de vouloir parler de cinéma dans sa globalité en y insérant une histoire non aboutie. D’une part, Sharon Tate est traitée en surface, on ne sait pas trop ce qu’elle fait là. Et d’autre part, cette partie ne colle pas avec le reste, elle n’est pas justifiée à proprement parlé. Personnellement, j’y ai vu une réinterprétation des faits et de la vie. Le cinéma, ce sont des rêves, des fantasmes, des cauchemars, on en fait ce qu’on veut. On exorcise parfois. Je me dis que Tarantino a voulu faire ça avec elle : c’est peut-être un drame qui l’a marqué et il a voulu le revoir et le corriger, comme une sorte de « guérison ». C’est l’hypothèse que j’ai eu pour comprendre la présence de cette partie. Si vous avez d’autres options, je suis preneuse. Et puis, on se met à la place de Roman Polanski, comment a-t-il perçu cette incursion et réappropriation de sa vie ?C’est pourquoi je trouve le mélange entre la fiction et la réalité relativement bancal, il n’y a pas de connexion, et le traitement est parfois limite, je pense notamment au cas Bruce Lee, tournant l’acteur au ridicule pour servir son scénario. Pourquoi ? Je ne vois pas l’intérêt. En revanche, cet aspect réel permet de faire revivre des grands noms d’acteurs ou de réalisateurs et c’est plutôt savoureux.

Tarantino a fait avec Once upon a time in… Hollywood un plaisir en partie égoïste mélangeant coups de génie en mettant le Cinéma à l’honneur et fausses bonnes idées en y incorporant un fait qui n’a pas lieu d’être dans ce film. Il n’en reste pas moins un très beau film, avec beaucoup de réflexions sur le cinéma et ses acteurs, sur son système, avec un travail de mise en scène particulièrement pointu et un duo d’acteurs qui brillent par leur talent.

Sortie en salles le 14 Août 2019.

by Miss Bobby
BR_Les 8 salopards

À l’occasion de la sortie en vidéo du dernier Tarantino, Les 8 Salopards, je vous propose un nouveau concours en partenariat avec M6 vidéo !

Synopsis

Quelques années après la Guerre de Sécession, le chasseur de primes John Ruth, dit Le Bourreau, fait route vers Red Rock, où il conduit sa prisonnière Daisy Domergue se faire pendre. Sur leur route, ils rencontrent le Major Marquis Warren, un ancien soldat lui aussi devenu chasseur de primes, et Chris Mannix, le nouveau shérif de Red Rock. Surpris par le blizzard, ils trouvent refuge dans une auberge au milieu des montagnes, où ils sont accueillis par quatre personnages énigmatiques : le confédéré, le mexicain, le cowboy et le court-sur-pattes. Alors que la tempête s’abat au-dessus du massif, l’auberge va abriter une série de tromperies et de trahisons. L’un de ces huit salopards n’est pas celui qu’il prétend être ; il y a fort à parier que tout le monde ne sortira pas vivant de l’auberge de Minnie…

Je mets en jeu

1 steelbook

BR_Les 8 salopards

1 DVD

DVD_Les 8 salopards Pour participer, il vous suffit de répondre aux questions qui suivent en vous aidant de la bande-annonce. Vous avez jusqu’au 8 juin pour jouer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

La page Facebook : https://www.facebook.com/MissBobbyD

Le compte Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD

Page Facebook de M6 Vidéo : https://www.facebook.com/M6video

Compte Twitter de M6 Vidéo : https://twitter.com/M6Video

Ce jeu concours est maintenant terminé.

 

by Miss Bobby
Miss Bobby_Broadway Therapy_concours

Miss Bobby_Broadway Therapy_concours Pour la sortie de Broadway Therapy le 22 avril et afin de vous éviter une vraie thérapie, je vous propose un concours (ça ne remplace pas un psy, mais ça peut faire du bien ET plaisir).

Synopsis

Lorsqu’Isabella (Imogen Poots) rencontre Arnold (Owen Wilson), un charmant metteur en scène de Broadway, sa vie bascule.

À travers les souvenirs – plus ou moins farfelus – qu’elle confie à une journaliste (Illeana Douglas), l’ancienne escort girl de Brooklyn venue tenter sa chance à Hollywood, raconte comment ce « rendez-vous » lui a tout à coup apporté une fortune, et une chance qui ne se refuse pas…

Tous ceux qui se trouvent mêlés de près ou de loin à cette délirante histoire vont voir leur vie changer à jamais dans un enchaînement de péripéties aussi réjouissantes qu’imprévisibles. Personne n’en sortira indemne, ni l’épouse d’Arnold, Delta (Kathryn Hahn), ni le comédien Seth Gilbert (Rhys Ifans), ni le dramaturge Joshua Fleet (Will Forte), pas même Jane (Jennifer Aniston), la psy d’Isabella…

Pour ce nouveau concours, je vous propose de gagner 10 sacs de shopping Broadway Therapy.

Miss Bobby_Sac_Broadway Therapy

Afin de participer, il vous suffit de répondre aux questions qui suivent en vous aidant de la bande-annonce. Vous avez jusqu’au 26 avril pour jouer.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

Doublez vos chances en rejoignant :

La page Facebook : https://www.facebook.com/MissBobbyD

Le compte Twitter : https://twitter.com/MissBobbyD

https://youtu.be/AX4SzD46hZ

Ce jeu concours est maintenant terminé.

© 2015 Metropolitan Films – Tous droits réservés 

by Miss Bobby

Je continue avec les hostilités cinématographiques. Le réalisateur de mon cœur m’a fortement incitée (si ce n’est obligée) à aller voir avec lui le dernier Q.T. (prononcez Kiou Ti, plus chic), Inglourious Basterds. Je vais en décevoir plus d’un, je ne suis pas une fan inconditionnelle de Monsieur Tarantino (et je ne vous précise même pas le nombre de films que j’ai vu de lui) mais j’ai une bonne raison ! Je n’aime pas le côté boucherie, charcuterie, triperie chez lui ; je suis une âme UN PEU sensible et mes yeux ne supportent pas sa violence démesurée. Bref, revenons à mon mouton.

Inglourious Basterds… étant donné que je connais très peu le travail de Q. (Kiou), j’ai jonglé avec ce que j’avais pu voir, entendre, lire. Pour moi, on y retrouve sa patte, pas partout, les petits travers humoristiques très sarcastiques, ses coupures très Tarantinesques (c’est à la mode en ce moment de mettre des « esques » partout), son générique de début. Selon M.G., il fait beaucoup de rappels au cinéma. J’ai trouvé l’histoire bien ficelée avec des séquences trop longues. Il s’est retenu sur le côté violent (merci) mais il ne l’a pas complètement supprimé (faut pas exagérer non plus).

 

Niveau acteurs, bon, Brad Pitt (je fais partie des rares filles qui ne crient pas d’hystérie en le voyant) a pris un coup de vieux (j’ai remarqué ses rides plus que son jeu)… je pense qu’en version originale, il doit être plus… plus… euh… enfin mieux (désolée). Ce n’est pas son meilleur rôle à mon goût. Mélanie Laurent, parfois bonne, parfois c’est rayé, ça saute comme un vieux disque. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai relevé Diane Krüger qui pour le coup, joue parfaitement bien (cela reste mon point de vue), elle a un jeu très fluide, sans fausses notes. Et je finirai par l’acteur qui m’a totalement bluffée (et c’est rare), Christoph Waltz, qui n’a pas du tout volé sa Palme au dernier Festival de Cannes. Il joue remarquablement bien, en instaurant toujours cette tension lors de ses séquences, ce petit sadisme. Vraiment, là, j’adhère !

Pour en finir, mon côté chauvin a apprécié qu’une bonne partie du film soit en français et tournée en France (dommage que Brad Pitt ne s’est pas essayé en Molière plutôt qu’en rital). Le film est à voir, surtout pour ceux qui vouent une admiration ultime au chef Tarantino. Je regretterais les quelques longueurs.

by Miss Bobby