BR_Seul sur Mars film Matt Damon

BR_Seul sur Mars film Matt Damon Bonjour chers passagers, les issues de secours se trouvent ici, ici et ici à plus de 4 mois de distance, veuillez accrocher vos ceintures. Nous espérons un bon voyage avec notre compagnie Ridley Scott Space.

Je vous passe la question bateau digne d’un examen de philo : que feriez-vous seul sur Mars ? Ne me dites pas que ça dépend de la température de l’eau et donc si vous devez emporter votre maillot de bain ou non. À l’heure où la découverte de l’eau sur la planète rouge est bien une réalité, le réalisateur Ridley Scott nous expose son voyage à bord d’Arès 3 vers une planète que l’Homme a déjà foulée. Et là où certains réalisateurs auraient digresser avec de la fioriture comme une longue introduction, des familles qui prennent de la place, un aller-retour qui prend du temps, il s’est focalisé sur son sujet : on vient voir un type seul sur Mars. Point.

Film de science-fiction ou d’anticipation, la limite est fine. C’est surtout une œuvre sur l’Homme, sa capacité à survivre avec ses ressources, qu’elles soient matérielles, intellectuelles ou émotionnelles. Nombreux tomberont dans la facilité de comparer le film de Scott avec celui d’Alfonso Cuarón parce qu’ils ont des points de liaison : la solitude, l’abandon, le combat face à soi et à un environnement hostile, la peur, etc, néanmoins, il est important de noter que Gravity se passe dans l’espace, qu’il y a une réelle prouesse technique tant dans le matériel utilisé pour les prises de vue que la réalisation en elle-même. Scott n’est pas en reste avec sa mission vers Mars, apportant beaucoup de soin à la profondeur de champ, une qualité d’image très pure et un choix de plans audacieux. Ainsi, le réalisateur introduit régulièrement le spectateur par des caméras postées à la première personne que ce soit près du casque, sur le rover, suivant les mouvements par des caméras embarquées, dégageant une action de proximité. Scott s’amuse avec les écrans et cette barrière virtuelle, définissant le point de vue du public, parfois spectateur, parfois acteur, selon si l’action se passe du côté de la NASA ou de Mark Watney (Matt Damon).

Sur le scénario, les 2h20 de Seul sur Mars passe bien plus vite qu’un aller-retour Terre-Mars. Chaque séquence a son utilité, les petits détails comptent et à aucun moment je n’ai senti un ennui. Matt Damon y est aussi drôle, qu’émouvant (et toujours charismatique), même si le casting est particulièrement fourni avec de très beaux noms (Michael Peña, Sean Bean – belle référence soit dit en passant, Kate Mara, Sebastian Stan, Chiwetel Ejiofor) aucun n’éclate dans son jeu, Damon est, pour le coup, vraiment seul a tiré son épingle.

Seul sur Mars est prenant, captivant, angoissant, fascinant, il donnerait presque envie de voyage et de grands espaces. Il dégage beaucoup d’empathie et indubitablement, vous vous mettez à la place de son personnage principal. Je n’ai pour ma part aucun élément négatif flagrant à reprocher au film de Ridley Scott, je me suis délecté de ce voyage martien à la fois spirituel, scientifique et humain.

BR_Seul sur mars film Ridley Scott

Bonus :

L’interface du menu se présente comme un panneau de contrôle. C’est plutôt sympa.

  • L’écriture et la réalisation
  • La distribution et les costumes
  • Bêtisier
  • Arès III : révision complète du scénario
  • Arès III : la présentation de Mark
  • Après 10 jours d’isolement
  • Arès : la plus grande aventure martienne
  • Être au top
  • Un hommage à Watney
  • Film annonce
  • Galerie

C’est la première fois que je vois des bonus comme ça. Je les ai trouvés géniaux ! Toute la partie Arès jusqu’à la fin sont des suppléments traités dans l’optique du film, comme une aventure qui a réellement existé. Ainsi Arès III : révision complète du scénario est construit comme un faux reportage télévisuel de 17 minutes où les acteurs incarnent leur personnage et sont interrogés pour expliquer au public (dans le film) comment la NASA a géré cette mission secours. Une fausse enquête au cœur d’une aventure périlleuse. Les autres suppléments se focalisent sur l’entraînement de Mark Watney filmé à la manière d’une publicité sportive, sur l’hommage et le soutien mondial envers l’astronaute, sur les interviews des personnages après 10 jours d’isolement, etc. Toute la première partie est dédiée au travail de fond, la collaboration entre l’équipe du film et la NASA, ainsi que cette volonté de coller au plus près de la science et d’un possible futur vrai voyage sur Mars. Des bonus d’environ 1h particulièrement intéressants, travaillés à part du film et qui lui confère une dimension réelle.

Sortie en vidéo depuis le 24 Février 2016.

by Miss Bobby
Seul sur Mars film Ridley Scott

Seul sur Mars film Ridley Scott Bonjour chers passagers, les issues de secours se trouvent ici, ici et ici à plus de 4 mois de distance, veuillez accrocher vos ceintures. Nous espérons un bon voyage avec notre compagnie Ridley Scott Space.

Je vous passe la question bateau digne d’un examen de philo : que feriez-vous seul sur Mars ? Ne me dites pas que ça dépend de la température de l’eau et donc si vous devez emporter votre maillot de bain ou non. À l’heure où la découverte de l’eau sur la planète rouge est bien une réalité, le réalisateur Ridley Scott nous expose son voyage à bord d’Arès 3 vers une planète que l’Homme a déjà foulée. Et là où certains réalisateurs auraient digresser avec de la fioriture comme une longue introduction, des familles qui prennent de la place, un aller-retour qui prend du temps, il s’est focalisé sur son sujet : on vient voir un type seul sur Mars. Point.

Film de science-fiction ou d’anticipation, la limite est fine. C’est surtout une œuvre sur l’Homme, sa capacité à survivre avec ses ressources, qu’elles soient matérielles, intellectuelles ou émotionnelles. Nombreux tomberont dans la facilité de comparer le film de Scott avec celui d’Alfonso Cuarón parce qu’ils ont des points de liaison : la solitude, l’abandon, le combat face à soi et à un environnement hostile, la peur, etc, néanmoins, il est important de noter que Gravity se passe dans l’espace, qu’il y a une réelle prouesse technique tant dans le matériel utilisé pour les prises de vue que la réalisation en elle-même. Scott n’est pas en reste avec sa mission vers Mars, apportant beaucoup de soin à la profondeur de champ de sa 3D, une qualité d’image très pure et un choix de plans audacieux. Ainsi, le réalisateur introduit régulièrement le spectateur par des caméras postées à la première personne que soit près du casque, sur le rover, suivant les mouvements par des caméras embarquées, dégageant une action de proximité. Scott s’amuse avec les écrans et cette barrière virtuelle, définissant le point de vue du public, parfois spectateur, parfois acteur, selon si l’action se passe du côté de la NASA ou de Mark Watney (Matt Damon).

Sur le scénario, les 2h20 de Seul sur Mars passe bien plus vite qu’un aller-retour Terre-Mars. Chaque séquence a son utilité, les petits détails comptent et à aucun moment je n’ai senti un ennui. Matt Damon y est aussi drôle, qu’émouvant (et toujours charismatique), même si le casting est particulièrement fourni avec de très beaux noms (Michael Peña, Sean Bean – belle référence soit dit en passant, Kate Mara, Sebastian Stan, Chiwetel Ejiofor) aucun n’éclate dans son jeu, Damon est, pour le coup, vraiment seul a tiré son épingle.

Seul sur Mars est prenant, captivant, angoissant, fascinant, il donnerait presque envie de voyage et de grands espaces. Il dégage beaucoup d’empathie et indubitablement, vous vous mettez à la place de son personnage principal. Je n’ai pour ma part aucun élément négatif flagrant à reprocher au nouveau film de Ridley Scott, je me suis délecté de ce voyage martien à la fois spirituel, scientifique et humain.

Sortie en salles le 21 octobre 2015.

http://www.imdb.com/title/tt3659388/?ref_=nv_sr_1

Miss Bobby_Seul sur mars

Miss Bobby_Seul sur mars Et si vous vous retrouviez Seul sur Mars ? Tout seul, sans équipage, avec des moyens de survie limités et sans avoir de contacts avec la NASA ? Personnellement, je paniquerais sérieusement.

Synopsis

Au cours d’une mission spatiale habitée sur Mars, et à la suite d’un violent orage, l’astronaute Mark Watney est laissé pour mort et abandonné sur place par son équipage. Mais Watney a survécu et se retrouve seul sur cette planète hostile. Avec de maigres provisions, il ne doit compter que sur son ingéniosité, son bon sens et son intelligence pour survivre et trouver un moyen d’alerter la Terre qu’il est encore vivant. À des millions de kilomètres de là, la NASA et une équipe de scientifiques internationaux travaillent sans relâche pour ramener « le Martien » sur terre, pendant que, en parallèle, ses coéquipiers tentent secrètement d’organiser une audacieuse voire impossible mission de sauvetage.

Après son décevant Exodus : Gods and Kings, Ridley Scott va nous envoyer en voyage sur Mars avec un casting ultra alléchant : Matt Damon, Jessica Chastain, Kristen Wiig, Michael Peña, Sean Bean, Makenzie Davis, Jeff Daniels et bien d’autres.

Le film sortira en salles le 21 octobre (patience).

En attendant, je vous laisse apprécier cette première bande-annonce de Seul sur Mars. Bon voyage !

by Miss Bobby
Miss Bobby_Exodus - Gods and Kings

Miss Bobby_Exodus - Gods and Kings Sortez les cornes de brume, les chars et les chevaux, le 24 décembre débarque en grandes trombes le nouveau film de Ridley Scott : Exodus : Gods and Kings. Dieux et Rois. Tout de suite, ça en impose comme titre. Pour l’avant-première du film, les choses ont été faites en grand : l’eau a été séparée en deux telle Moïse séparant la mer Rouge afin d’accéder au cinéma (oui, alors Moïse, ce n’était pas pour faciliter l’accès au cinoche, soyons clairs). Regardez un peu sur la photo, tous encapuchonnés dans nos kaways estampillés Exodus, à traverser le canal :

Miss Bobby_ExperienceExodus

Malheureusement, vous n’aurez pas cet accueil quand vous irez voir le film, néanmoins, je peux vous en dire un peu plus sur ce qui vous attend sur le grand écran.

Moïse versus Ramsès, les hébreux contre les égyptiens. Ridley Scott s’attaque à un pan du Livre de l’Exode et le fait avec plus ou moins de succès. Visuellement, c’est très beau : l’Egypte ancienne, les statues immenses, l’architecture, tout est très beau. L’effet péplum est présent, et les « jupettes » siéent à merveille à ces messieurs. D’ailleurs, en parlant d’apparat, le maquillage à renfort de gros traits d’eye liner soit, mais le vernis à ongles, à l’époque… En même temps, soit on s’appelle Séphora (comme la femme de Moïse), soit on ne s’appelle pas. Blague à part, sur le contenu, Scott s’est permis pas mal de liberté par rapport au livre sacré, ré-arrangeant les dix plaies à sa façon, mortalisant Dieu sous les traits d’un jeune garçon, « ré-écriture » des 10 commandements, etc. Une libre adaptation donc sur un rendu spectaculaire. Je ne m’attarderai pas sur la séparation de la mer en deux, vous laissant la « surprise », seule chose que je peux me permettre de vous dire, c’est que j’ai été vraiment déçue sur ce moment du film (que l’on attend avec beaucoup d’impatience, on ne va pas se le cacher). Enfin, Exodus : Gods and Kings manque incroyablement d’émotions. Ce n’est pas comme s’il ne se passait pas des événements importants dans la vie de Moïse ou celle des égyptiens sur laquelle s’abat les plaies, mais rien ne s’en dégage. Vraiment dommage.

Le film de Ridley Scott est impressionnant visuellement et il risquera d’en énerver plus d’un sur l’adaptation de l’Exode.

Sortie en salles le 24 décembre