Hostiles

L’homme est un animal hostile pour l’homme.

Hostiles

Le pire ennemi que l’Homme ait connu, c’est lui même et son semblable. Hostiles aurait même pu être rebaptisé Red Dead Redemption (pour les amateurs de jeux). Un nouveau souffle au western apparaît avec Hostiles, loin de la poussière, des bottes d’herbes séchées qui roulent, loin de cette chaleur étouffante, et de la saleté. Loin du gentil et des méchants. Scott Cooper, le réalisateur et scénariste, repart du mythe du cowboy et de l’indien, pour l’emmener dans des contrées reculées, sauvages, repoussant chacun dans ses plus profonds retranchements. Le nouveau film de Christian Bale (et accessoirement, la troisième fois que l’on voit Timothée Chalamet cette année) est une aventure philosophique et morale, où l’ennemi n’a pas les apparences qu’on lui prête.

Dans des paysages naturels tous plus beaux et immenses que jamais, le silence rime avec danger. Chaque canyon, colline, arbre cache une flèche, une balle ou une lame meurtrière. Le capitaine de cavalerie traverse ces immensités sauvages pour escorter son ennemi juré, un vieil Indien proche de la mort, désireux de mourir sur ses terres entouré de sa famille. Il croisera sur son chemin une femme dont sa famille a été totalement décimée par les peaux rouges. Au fur et à mesure que les jours défilent, que l’ennemi rôde et que cette « randonnée » à cheval avance, l’hostilité ambiante, rancunière que chacun ressent disparaît au profit de la rédemption. Ce chemin de croix mortuaire apaise les esprits, les Hommes deviennent égaux. La haine du début s’évapore en poussière dans l’air chargé de cette odeur de sang. Chacun porte son fardeau, comme un boulet à la cheville.

La force d’Hostiles réside dans sa morale et le chemin parcouru et par le spectateur et par les personnages pour y arriver. Une puissante philosophie qui éclaire les visages des acteurs d’émotions silencieuses, enfouies, brutes, raidissant leurs traits. La colère s’entremêle à la tristesse, aux blessures, aux drames, ne laissant jamais s’échapper un peu de répit.

L’Homme est un ennemi pour l’Homme.

Sortie en salles le 14 Mars 2018.

by Miss Bobby
Miss Bobby_DHD_Gone Girl

Miss Bobby_DHD_Gone Girl Une fois n’est pas coutume, je ne vous propose pas un test Blu-Ray ou DVD, mais un DHD. Késako ? Une copie Digitale du film et en Haute Définition. Très simple de fonctionnement, il vous suffit d’avoir un compte sur iTunes Store et il vous suffira soit d’acheter le film, soit comme moi, d’entrer un code. Le film sera disponible sur tous vos supports : ordinateur, téléphone, tablette ou télévision connectée. En gros, vous pourrez le visionner n’importe où, seul dans les transports ou chez des amis. Pratique non ?

La grande question étant : faut-il lire le livre avant de voir le film ? Mon conseil : lisez le livre après, pour avoir l’entière surprise au cinéma, sachant que le livre vous apportera de la matière en plus.

Gone Girl aurait pu partir sur l’histoire d’un couple : de la rencontre, à leur évolution, en passant par les coups durs jusqu’à ce moment fatal où la femme disparaît, les soupçons se portant sur le mari. C’était sans compter sur le livre Les Apparences de Gillian Flynn et l’homme derrière la caméra qui n’a absolument plus rien à prouver : David Fincher. À eux deux, ils ont réussi à mener le spectateur par le bout du nez, le laissant s’installer tranquillement dans ses questionnements, puis en l’extirpant violemment pour ensuite lui replonger la tête dedans. Oui, l’expérience est particulière, mais croyez-moi, elle vaut le détour, et plutôt deux fois qu’une.

La prouesse de ce film formidable, vient avant tout de l’histoire, qui, reconnaissons-le, est propre à Gillian Flynn, nous portant dans le machiavélisme, la tromperie et qui nous malmène autant qu’elle malmène Nick Dunne, divinement interprété par Ben Affleck qui sort depuis quelques temps de sa coquille de jeune premier lisse. Quand à cette femme, bafouée, Amy, remarquablement jouée par Rosamund Pike, impeccable de bout en bout, offrant une palette de jeu éblouissante. S’ajoute à cette histoire pesante, à ces acteurs bien au-delà des limites, un réalisateur qui – selon les retours, car je n’ai pas lu le livre – a su retranscrire le rythme et le découpage du livre. Ce n’est pas donné à tout le monde d’adapter fidèlement une oeuvre papier. Il n’y a rien à redire : tout est calibré, détaillé, pensé, rythmé pour vous faire cogiter.

Dans une autre perspective que Mommy, vous vous sentirez mal pendant le film, vous serez surpris, parfois choqués, vous vous demanderez jusqu’où ça ira…

Ne soyez pas frileux lorsque vous verrez que Gone Girl dure 2h29, vous ne les verrez pas passer.

En plus sur le DHD :

Il n’y a pas de bonus contrairement à un DVD ou à un Blu-Ray, mais la qualité d’image est aussi bonne que celle d’un Blu-Ray, vous avez néanmoins accès au film en anglais ou français, avec un paquet de sous-titres. Egalement, la version du film avec les commentaires de David Fincher, un onglet « équipe du film » pointant sur la filmographie des deux acteurs principaux, des deux secondaires et du réalisateur (et vous proposant de télécharger légalement leurs films respectifs) et enfin, une dernière section qui vous dirigera vers les produits associés.

Disponible en DHD depuis le 08 février et en Blu-Ray et DVD depuis le 11 février.

Je vous mets une petite photo du Buzz kit que j’ai reçu pour l’occasion, accompagné d’une charmante lettre d’Amy me racontant à quel point la Saint Valentin est une fête hypocrite, où chacun fait semblant. Elle, elle préfère une bonne bouteille de vin (du Chardonnay), des chocolats Pierre Hermé, un bon film (Gone Girl) à regarder avec des amies ou seule, tout en griffonnant dans son journal intime.

Miss Bobby_Buzz Kit_Gone Girl

by Miss Bobby
Miss Bobby_Gone_Girl

Miss Bobby_Gone_GirlLa grande question étant : faut-il lire le livre avant de voir le film ? Mon conseil : lisez le livre après, pour avoir l’entière surprise au cinéma, sachant que le livre vous apportera de la matière en plus.

Gone Girl aurait pu partir sur l’histoire d’un couple : de la rencontre, à leur évolution, en passant par les coups durs jusqu’à ce moment fatal où la femme disparaît, les soupçons se portant sur le mari. C’était sans compter sur le livre Les Apparences de Gillian Flynn et l’homme derrière la caméra qui n’a absolument plus rien à prouver : David Fincher. À eux deux, ils ont réussi à mener le spectateur par le bout du nez, le laissant s’installer tranquillement dans ses questionnements, puis en l’extirpant violemment pour ensuite lui replonger la tête dedans. Oui, l’expérience est particulière, mais croyez-moi, elle vaut le détour, et plutôt deux fois qu’une.

La prouesse de ce film formidable, vient avant tout de l’histoire, qui, reconnaissons-le, est propre à Gillian Flynn, nous portant dans le machiavélisme, la tromperie et qui nous malmène autant qu’elle malmène Nick Dunne, divinement interprété par Ben Affleck qui sort depuis quelques temps de sa coquille de jeune premier lisse. Quand à cette femme, bafouée, Amy, remarquablement jouée par Rosamund Pike, impeccable de bout en bout, offrant une palette de jeu éblouissante. S’ajoute à cette histoire pesante, à ces acteurs bien au-delà des limites, un réalisateur qui – selon les retours, car je n’ai pas lu le livre – a su retranscrire le rythme et le découpage du livre. Ce n’est pas donné à tout le monde d’adapter fidèlement une oeuvre papier. Il n’y a rien à redire : tout est calibré, détaillé, pensé, rythmé pour vous faire cogiter.

Dans une autre perspective que Mommy, vous vous sentirez mal pendant le film, vous serez surpris, parfois choqués, vous vous demanderez jusqu’où ça ira…

Ne soyez pas frileux lorsque vous verrez que Gone Girl dure 2h29, vous ne les verrez pas passer.

Sortie en salles le 08 octobre

by Miss Bobby