Modern love

Modern love

L’amour et les questionnements sur soi

Modern Love, évidemment, pas entendu parler avant la sortie de la série sur Prime et de voir fleurir ici et là des retours plus que sympathiques, notamment celui des Chroniques de Cliffhanger. Toujours avide de nouveautés, surtout en ce moment, je cours voir le synopsis et là, j’ai senti venir la série qui allait me plaire. Effectivement, je ne me suis pas planté du tout.

SYNOPSIS

L’exploration de l’amour sous ses formes multiples, y compris sexuelles, romantiques, familiales, platoniques…  Basé sur les articles de la rubrique « Modern Love » du New York Times.

Je découvre en visionnant les deux premiers épisodes que c’est John Carney qui est à la réalisation de certains épisodes, super bon point j’avais adoré New-York Melody (Sing Street un peu moins). Comme promis, j’étais tombée dans le panneau, comme on tombe amoureux. Cette proximité avec New-York d’une part, pas celle tape à l’œil ou la touristique. La New-York ordinaire, avec son train-train quotidien, sa sur-population, sa sur-circulation et ce sur-bouillon de personnes où il est difficile d’y trouver sa place, faire sa vie, s’y retrouver et de trouver une moitié. Un peu comme toutes les grandes métropoles en somme. J’aime bien cette vision pas tapageuse.

Et puis, Modern Love raconte des histoires d’amour, des commencements, des ratés, des couples fatigués, des regrets, des doutes, des peurs, des manques à combler où le spectateur peut s’identifier. Alors, je vous le concède, on est loin d’habiter dans un superbe appartement new-yorkais avec tout ce que cela implique, mais cela participe aussi au charme (comme notre béret et notre baguette de pain imaginaires). Ce sont des épisodes d’une trentaine de minutes, tous individuels où se côtoient un très beau casting (Dev Patel, Anne Hathaway, Andy Garcia, Tina Fey, Sofia Boutella, Andrew Scott, Julia Garner, Olivia Cook, Cristin Milioti, Catherine Keener, John Slattery…). De jolis tableaux de l’amour, quel qu’il soit, en 2019, vu avec une certaine légèreté malgré le poids de certaines histoires. Je pense que ces aventures peuvent faire écho et faire réfléchir.

Modern Love est définitivement un petit coup de cœur tout doux, à regarder bien au chaud sous sa couette, avec une part de gâteau. Attention, se consomme très vite !

Modern Love est disponible sur Prime Video.

by Fanny Ghalem
La Momie_film_tom cruise

La Momie_film_tom cruiseEt on continue de réutiliser les vieux pots de confiture. Pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Nouveau cas à en faire les frais : La Momie. Autant être claire tout de suite, je n’en ai vu aucun auparavant. J’arrive donc fraîche de tout soupçon.

La Momie, c’est le petit divertissement du dimanche soir qu’on regarde à la télé quand il y n’a rien d’autre. Ni plus, ni moins. On y voit Tom Cruise qui s’amuse comme un gosse de 10 ans (en même temps, c’est sa nouvelle devise à chaque nouveau film : je suis là pour m’éclater, le reste, on s’en fiche), arborant sa seule et unique mimique de jeu qu’il décline à l’infini. Vous verrez, il a la même tête quand il est intrigué, que quand il a peur ou quand il est triste. À part voir Tom faire mumuse (c’est vrai que ça a l’air sympa toutes les cascades qu’il fait quand même), qu’est-ce qui se passe ? Eh bien, pas grand chose.  Le scénario est simpliste et s’autorise pas mal de facilités, on se demanderait presque si l’histoire ne serait pas construite autour de ce que peut faire Cruise. Mais c’est un autre débat. La réalisation est souvent brouillonne et tremblotante.

Annabelle Wallis, parlons-en un peu. Elle est bien mignonne, mais elle ne brille pas par son charisme, ni par son jeu. Comme d’habitude, il fallait l’atout féminin qui ne sert pas à grand chose, c’est tombé sur elle. Sinon, il y a Sofia Boutella, notre française que l’on voit de plus en plus sur les bancs d’Hollywood, donnant des traits plus sexy qu’horrifiques à la momie.

La Momie d’Universal s’inscrit dans le « Dark Universe » : à la manière des films Marvel ou DC, Universal souhaite crée un monde cinématographique dédié aux films de monstres. Ce nouvel univers démarre avec La Momie, viendront s’ajouter La fiancée de Frankenstein. On retrouvera des personnages comme le Dr Jekyll incarné par Russell Crowe dans La Momie, L’homme invisible sous les traits de Johnny Depp, etc, etc. On espère que ce Dark Universe tiendra la route, que les remakes (encore et toujours) seront à la hauteur, bien plus que cette momie.

En bref, La Momie, vite vu, vite oublié.

Sortie en salles depuis le 14 Juin 2017.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Kingsman services secrets

Miss Bobby_Kingsman services secrets C’est à chaud que je m’attèle à l’écriture de la critique de Kingsman : services secrets et cela ne va pas être une mince affaire, car je ne sais pas par où commencer. Je suis dans une veine inspiratrice, mais mes idées partent dans tous les sens tant le film m’a mise à terre telle une prise de Jujitsu, coupant net le souffle, me laissant K-O. En gros, vous prenez Star Wars, Pulp Fiction, La Fièvre du samedi soir, Kick Ass, James Bond (pour ne citer que ceux-là), vous secouez bien fort et vous obtenez Kingsman. Grande classe.

Kingsman : services secrets, film d’espionnage, mais pas que. Tantôt film d’action qui tranche littéralement dans le vif du sujet, tantôt comédie crue à l’humour British, tantôt parodie faisant le pied de nez à J.B. (Jason Bourne ? Non, James Bond), Matthew Vaughn sert sur un plateau une oeuvre pour les amoureux du cinéma, sachant apprécier des scènes tels des ados attardés et excités à l’approche du prochain Iphone/Star Wars/épisode de Game of Thrones (rayez les mentions inutiles). En somme, de la jouissance pure ou Noël après l’heure (ou avant l’heure, c’est selon).

Des séquences mémorables, à deux doigts de la folie, symbiose entre l’horreur, l’action et le burlesque, recalant au passage les valeurs pieuses. Chorégraphies parfaites ou comment l’espion britannique rencontre Benny Hill. Grandiose. Ou encore l’anarchie illustrée par le disco, l’apparition de John Travolta sous les traits de Sofia Boutella alias la femme kangourou aux lames acérées.

Scénario point cousu de fil blanc, où se mélange la formation des nouvelles recrues face au maniement de parapluie des anciennes générations, nous laissant nous accrocher aux personnages, accordant notre sympathie et notre fascination. Des personnages mis en valeur par des acteurs superbes : Samuel L. Jackson affublé d’un petit plus (que vous découvrirez par vous-mêmes, je ne souhaite pas vous gâcher la surprise) rendant chaque scènes hilarantes, Colin Firth offre son flegme, sa classe et son charisme dans un rôle hors normes d’espion. La gymnastique n’a plus de secret pour lui. Mention pour leurs seconds rôles à Michael Caine et Mark Strong. La nouvelle génération éclot sous le visage du minet Taron Egerton, gueule d’amour qui suit les traces de Colin Firth et c’est réussi.

Kingsman : services secrets est un trip exaltant pour grands enfants à l’approche de leur anniversaire, regroupant différents genres et mélangeant les références. Définitivement à noter dans vos agendas pour vous aérer l’esprit après ce mauvais démarrage de l’année. Vous m’en direz des nouvelles.

Sortie en salles le 18 février.

by Fanny Ghalem