Miss Bobby_Fabrice Eboué_Trianon

Miss Bobby_Fabrice Eboué_Trianon À ce rythme-là, Djoolien va devenir un rédacteur régulier sur mon blog… Affaire à suivre. Pour son nouveau billet, il a été voir le spectacle de Fabrice Éboué « Levez-vous ! » pour trois représentations en formule cabaret. Apparemment, c’était court, mais intense :

C’est toujours un plaisir de venir au Trianon, ce théâtre de la belle époque avec ses deux niveaux de balcon, ses tentures, son style, on est déjà bien avant que le show commence ! En première partie, nous avons été chauffés par Kallagan qui nous présente son expérience récente de la paternité. Il est cash, parfois trash, mais on en rit. Il a réussi en 5 minutes à mettre la salle dans l’ambiance et à ce que l’on reçoive Fabrice sous un tonnerre d’applaudissements.

D’entrée de jeu, Fabrice prend à partie le public, il compose son spectacle avec lui, tout le premier rang ou presque va y passer ! Ouf, on est au balcon ! Il est acide, limite caustique avec eux, chacun servira de porte étendard d’un cliché, se fera malmener, jamais avec méchanceté, toujours avec tact, juste pour notre plaisir. Un petit clin d’œil à nos malmenés du soir : le monsieur qui ne rigole pas à toutes les blagues, l’UMP, les deux gars homos (ils doivent jouer le jeu pour la soirée), le chinois et surtout… Killian le branleur. Tout et tout le monde passe sur le grill : les blancs, les noirs, les jaunes, les juifs, les musulmans, les catholiques, les homos, les tueurs en série, les dépressifs, les Français, les étrangers, les jeunes, les branleurs, sa famille et surtout lui-même.

L’humour de Fabrice est redoutable, précis, il nous surprend, il nous dérange, il nous rattrape, il est politiquement incorrect et surtout il fait mouche à tous les coups. Le spectacle est très intelligemment construit, les enchaînements sont fluides et le rythme est juste parfait.

On en est surpris quand arrive la fin, c’est passé trop vite (1h15), on n’a pas arrêté de rire, d’être étonné et on a surtout passé un excellent moment.

Merci Fabrice !

Petite info au passage : Le DVD est à venir, l’enregistrement a été fait pendant cette représentation. Personnellement, je n’hésiterai pas à l’acheter !

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Djoolien

by Miss Bobby
Miss Bobby_Rachid Badouri

Miss Bobby_Rachid Badouri

Ah bah non ! Continue ton cinéma !

Je ne suis pas spécialement à la page en matière d’humoristes ces derniers temps, je ne sais pas trop qui fait quoi, quelles sont les nouvelles têtes, d’où viennent-elles, sont-elles drôles ? Aucune idée, alors, lorsqu’on m’a proposé d’aller voir le spectacle de l’humoriste Rachid Badouri – Arrête ton cinéma au Casino de Paris, j’ai hésité. Moi y en a pas du tout le connaître. Réflexe numéro 1 : aller voir sur Youtube un de ses sketchs. Déjà, il est Québécois, bon point, je les aime bien. L’humour sur son père est bien foutu. Bon, pourquoi pas ! Réflexe numéro 2 : validation de mon meilleur agent de terrain le bien nommé Lipritri pour tenter encore une nouvelle aventure : voir un comique dont on ne sait pas si l’humour va nous plaire.

Résultat : J’achète ! (oui, il se pourrait que je me sois laissée m’abrutir une ou deux fois devant Danse avec les stars et les répliques d’un autre Québécois, Jean-Marc Généreux)

Le gros fendage de poire avec Rachid (ou Acide pour les plus asiatiques d’entre-nous) : son père prend une part très importante du spectacle, en le rendant très drôle et très touchant par ses frasques. D’ailleurs, à travers les récits, c’est comme si le père de Rachid était présent sur scène, toujours un œil sur son fils. Ce que j’aime tout particulièrement avec les humoristes étrangers, c’est quand ils mettent en évidence la culture française et la leur, ou quand ils comparent les langues, ça me fait toujours mourir de rire. Rachid Badouri compare les Québécois et les Français, notamment sur notre fameux accent anglais (à couper au couteau). Je pense que je ne prononcerai plus Will Smith de la même manière.

Dans Arrête ton cinéma, Rachid Badouri retrace son enfance, ses styles vestimentaires, ses passions, sa famille, ses origines marocaines, toujours accompagné de la figure paternelle. On rit aux larmes, on garde des expressions au passage, on est attendrit.

J’ai un bémol, un tout petit : je suis rentrée chez moi, incapable de me défaire de ce foutu accent arabe ! Merci Rachid ! Ah et tant que j’y pense, si tu veux mettre un peu plus de Québec dans ton spectacle, moi j’adore ! Même dans l’accent.

Je vous laisse avec la vidéo que j’avais regardé, mais pour info, elle ne rend pas justice au comique, véritable showman aux multiples talents. Allez le voir, promis, vous ne le regretterez pas !

https://www.youtube.com/watch?v=mJ2yxG5rnoc

by Miss Bobby

Je le connaissais peu. J’avais déjà vu un de ses sketchs à Montreux aux côtés de Laurent Ruquier. Un humoriste faisant dans le cynisme, assez blasé et incisif. Passant par chez moi dans sa tournée « province » (comme il le dit : « c’est la province, ça mais reste pas loin de Paris »), j’ai proposé à M. et à Mr. Apple de m’y accompagner. Je ne savais pas si le 36ème degré durant tout un spectacle allait me plaire et heureusement, ce fut le cas.

1h30 de dézinguage. Mais attention, à part « Nicolas » qui en a pris un peu pour son grade, Gaspard Proust préfère s’en prendre à un genre plus riche en inspiration, en inventivité : vous et moi (enfin, pas moi en particulier hein!). Vous pensiez être un minimum intelligent et cultivé?! Laissez tomber! Il vous rabaissera au simple rang de lecteur de Oui-Oui… au mieux. C’est-à-dire qu’il y a un moment où il faut arrêter de lutter, car c’est moche à voir. Vous, pardon, nous sommes « débiles » (les guillemets me permettent de garder une certaine fierté)! Oh ça va! Je ne me voile pas la face. J’ai compris 99% du spectacle, les 1% restants étant des références, notamment à des personnes connues que je ne connais pas, voire à des références littéraires haut de gamme que je n’ai pas lu. Moi, c’est plutôt Tom-Tom et Nana et lui c’est Rousseau. Clairement pas le même niveau. Cela ne m’a pas empêché de comprendre le mot utopiste avant d’entendre sa définition (très drôle soit dit en passant).

Qui dit flinguage en bonne et due forme, dit aussi jeux de mots et là, je fais figure de petite joueuse à côté. J’ai retenu ceci (entre autres) :

Labeur n’est pas un travesti maghrébin (ça va que je ne suis pas Jane Berkin, parce que j’aurais plutôt compris ce mot comme étant une substance jaune et solide dont la fonction est le tartinage de baguette ou le graissage de steaks. C’est selon)

Cogiter est bien un synonyme de réfléchir et ne signifie en aucun cas une colocation rurale.

Franchement, si avec ces deux « définitions » vous vous sentez encore intelligent, c’est que votre égo a du mal à passer la porte OU que vous êtes Gaspard Proust et que vous admettez volontiers que votre égo est surdimensionné et qu’il vous arrive parfois de mettre un cale-tête sur votre épaule pour éviter de tomber à cause de la lourdeur de votre pastèque.

Tout ça pour dire que si vous n’êtes pas allergique au cynisme, à cette manière plus qu’agaçante d’être blasé par tout/partout, que vous n’êtes pas trop susceptible, et parce que cela fait longtemps que vous avez enlevé le balai qui était coincé dans cet endroit incongru que l’on appelle votre fessier – OH! J’ai choqué! – alors Gaspard Proust est fait pour vous!

J’ai 100% 99% adhéré et adoré.

by Miss Bobby

Alors ? Vous avez deviné ?

Jour : 11 septembre 2009

Lieu : Stade de France

Heure : 21h15

Artiste : Mylène Farmer

Durée : 2h

Eh oui ! Mylène Gautier ! Je confirme, je ne suis toujours pas une fan, mais vous savez, on me propose, je dispose !

Première partie, une troupe de danse, très dynamique, dansant sur des percussions, puis sur de l’électro. Très motivant. Le groupe s’appelle Balé de Rua. Je vous les conseille, on a eu un bref aperçu de leur performance et cela vaut le coup.

En ce qui concerne notre amie Mylène, qui aurait dû commencer à 21h et qui s’est fait désirer. Surprenant ? Pas vraiment. Le thème de la soirée un peu macabre : des squelettes, des corps tout en muscles (et quand je dis cela, c’est la peau en moins. D’ailleurs, son costume d’entrée essayait de reproduire ce côté-là… pas très sexy), des têtes de mort, des mannequins de vitrines nus ; la Mylène Farmer faussement gothique et adolescente, jusque dans ses tenues très courtes.

Au point de vue de l’écoute, mis à part les deux coupures de son des organisateurs (qui m’ont soumis l’idée qu’elle pourrait chanter en playback), rien ne m’a choquée, pas de fausses notes, de la très bonne musique surtout les parties électroniques (voudrait-elle se faire aimer des djeuns ?). Bien sûr, elle a chanté ses classiques et quelques nouveautés, heureusement pour moi, peu. Elle a pleuré évidemment.

Niveau spectacle, j’ai toujours cru que c’était justement spectaculaire, eh bien non ! Une entrée rien d’original, on est loin de Johnny Hallyday quand même (celle-là est à voir absolument), beau jeu de lumière, les chorégraphies très simples, des danseurs mimi.

Mes petits bémols : le stade de France, au milieu (ou ailleurs, sauf devant) on ne voit rien, on distingue des mini pouces sur scène, sur les écrans (tournés vers les gradins) ce n’est pas mieux, mal de pieds et au dos. Un homme a fait une crise d’épilepsie…  eh bien quand on n’est pas habitué, cela surprend et ça choque. Les coupures de son bien sûr. Et un accompagnateur qui m’a laissée toute seule.

Conclusion : les accros de Mylène (il n’y a pas que des homos je vous rassure, d’ailleurs, il y avait un couple de gays juste à côté de moi, charmant, mais ça me rendait triste, bah oui, même homo, les amoureux me rendent « jalouse ». Et l’un deux m’a raconté une blague, bref) vont l’adorer, c’est certain. Moi j’ai apprécié bien que je n’étais pas à fond dedans, forcément, ce n’était pas Placebo non plus (on en reparlera le mois prochain). Pour ceux que cela intéresse, ma chanson préférée est l’Instant X, allez savoir pourquoi !

Bye bye les libertins !