Blu-Ray Broadway Therapy Peter Bogdanovich

Blu-Ray Broadway Therapy Peter Bogdanovich Broadway Therapy est le théâtre de fourberies et de quiproquos au sein de la construction d’une pièce où tout le monde se connait sans vraiment le savoir, où les petits mensonges deviennent des nœuds d’ennuis dans lesquels se créent d’autres imbroglios, pour finir par obtenir un sérieux foutoir.

Broadway Therapy s’appuie sur le vaudeville et les vieilles comédies (je pense à Certains l’aiment chaud ou L’Impossible monsieur Bébé) savaient les faire, où mésaventures, abondance de personnages et bouffonneries s’entremêlent. Sauf que la comédie ne prend pas, enfin du moins, pas avec moi. Je ne l’ai peut-être pas vu dans les meilleures dispositions ce jour-là. Là où Wilder m’a fait rire par son comique de situation, Peter Bogdanovich a eu du mal à me faire esquisser un sourire : les répliques ne font pas mouche, les quiproquos pas assez poussés et on voit trop venir le comique de situation. Dans le même genre, L’impossible Monsieur Bébé était d’une finesse d’écriture qui m’avait sciée.

Le film de Bogdanovich n’en est pas pour autant mauvais, il remet au goût du jour un style qui ne se fait plus ou mal, mais qui, à mon avis, demande un sens du style très travaillé et pointu. Les portes claquent, les cris retentissent et les gifles sont grandiloquentes. Broadway Therapy est une comédie divertissante, portée par un beau casting (Owen Wilson, Imogen Poots, Jennifer Aniston, Kathryn Hahn, Rhys Ifans, Will Forte), qui manque un peu d’écriture, mais qui saura en ravir plus d’un !

Bonus :

  • Entretien avec Peter Bogdanovich (15 minutes) : L’histoire est inspirée de sa propre histoire, des prostituées qu’il payait à Singapour pour qu’elles quittent leur travail. De plus, son mariage battait de l’aile et il a décidé d’écrire cette comédie, où il devait faire jouer sa femme, comme dans le scénario. Il y développe également la symbolique de la licorne que ce soit dans la vie du réalisateur, à l’ère matriarcale que dans le film.
  • Les coulisses du tournage (17 minutes) : Vidéo entrecoupée d’interviews des acteurs sur leur personnage et le travail avec le réalisateur.
  • Ouverture avec cartons en anglais (3 minutes) : Générique avec carton en anglais
  • La renaissance de la licorne : Explications écrites par Nicolas Rioult
  • Film annonce
  • À l’affiche
  • Sur la toile

Sortie en vidéo depuis le 24 août.

by Miss Bobby
Blu-Ray Suite Française film michelle williams

Blu-Ray Suite Française film michelle williams Les films sur la guerre ne m’ont jamais vraiment attirée, surtout les drames purs, hors du champ de bataille, qui tournent autour de la famille ou autre drame personnel. Alors quand j’ai lu le synopsis de Suite Française, je ne partais pas avec beaucoup de sympathie :

Été 1940. France. Dans l’attente de nouvelles de son mari prisonnier de guerre, Lucile Angellier mène une existence soumise sous l’oeil inquisiteur de sa belle-mère. L’arrivée de l’armée allemande dans leur village contraint les deux femmes à loger chez elles le lieutenant Bruno von Falk. Lucile tente de l’éviter mais ne peut bientôt plus ignorer l’attirance qu’elle éprouve pour l’officier…

Et finalement, j’ai été agréablement surprise. Suite Française va bien au-delà du drame en pleine seconde guerre mondiale, il remet en cause les idéaux de patries à travers les yeux d’un officier allemand et d’une charmante Française (campée par Michelle Williams, tout ce qu’il y a de plus Américaine). Saul Dibb a su créer une telle empathie pour ses protagonistes qu’il vous sera difficile de ne pas vous poser cette question : que ferai-je à sa place ? L’amour naissant entre deux camps rivaux, tenter de faire abstraction de la tragédie, que ce soit du côté français en acceptant ses sentiments pour une personne qui participe à un génocide, soutenant les valeurs d’un dictateur, répandant la terreur. Mais aussi du côté allemand, faire comprendre à l’autre que l’on ne partage pas les idées de son dirigeant, mais qu’on est obligé de les suivre, être contraint d’obéir et surtout, faire comprendre qu’on est de bonne foi et digne de confiance.

Mettez-vous à leur place. Les conventions, les croyances, le jugement, l’amour de son pays et la situation se mettent en travers. Suite Française esquisse avec beaucoup de grâce, de sensibilité et de retenue ces doutes dans ce contexte dramatique. Les acteurs sont sublimés par une réalisation et un jeu qui n’en font jamais de trop, une pure délicatesse. Le spectateur est pris à parti entre deux cœurs, entre deux nations, entre deux raisons, et il est tout aussi torturé que les personnages. Michelle Williams est tout en discrétion face à Matthias Schoenaerts qui explose en charisme (on craque pour sa dureté et son côté tendre). Kristin Scott Thomas n’est pas en reste en marâtre aussi solide qu’un roc, cachant avec son soin sa sensibilité.

Suite Française ne fait pas d’éclat, mais il s’apprécie telle une douce mélodie au piano.

Suite Française film Saul Dibb

Bonus :

  • Dans les coulisses du film
    • Le livre (6 minutes) : Le livre n’a jamais été ouvert en 60 ans. Il relatait très bien la peur et la panique durant la seconde guerre mondiale. Il a été très controversé car il « humanisait » les nazis en leur donnant une sensibilité, un côté humain, une famille…
    • Le casting (6 minutes) : Le réalisateur explique son choix pour les acteurs et les acteurs développent leur personnage.
    • Les décors (9 minutes) : Le réalisateur avait une volonté d’être le plus réaliste possible en utilisant que des décors naturels, en l’occurrence, dans un petit village près de la frontière belge, à Marville. Ils ont juste apporter quelques dates au village pour coller à l’époque. Tout a été recréé avec des accessoires nichés au marché aux puces à Paris, puis réutilisés de différentes manières.
    • Les costumes (7 minutes) : La difficulté était la recherche de réalisme tout en apportant une certaine beauté. Au nombre de figurants,il est facile de croire que certains détails ont été laissé de côté et pourtant, tous les figurants ont été minutieusement vérifiés.
  • Avant-première mondiale du film à Paris (13 minutes) : tapis rouge, photocall et intervention auprès du public.
  • La genèse du film (10 minutes) : Entretien avec Romain Brémond, producteur du film. Celui-ci prend le temps d’expliquer sa rencontre avec les filles et le petit-fils de l’auteur, Irène Némirovsky en racontant quelques anecdotes et son approche pour obtenir les droits du livre, face à la volonté des Américains de les avoir. Puis sur comment s’est-il débrouillé pour trouver l’équipe.
  • Entretien avec Olivier Philiponnat, biographie d’Irène Némirovsky (12 minutes) : Il raconte l’histoire de l’auteur de Suite Française, qu’elle a déjà eu un succès auparavant avec une première adaptation cinématographique, puis elle est tombée dans l’oubli, à cause de son apatride lors de la seconde guerre mondiale. Il développe avec beaucoup de détails son émouvante histoire, comment ses filles ont récupéré le livre, etc.

Sortie en vidéo le 02 septembre.

by Miss Bobby
Blu-Ray Diversion will smith film focus

Blu-Ray Diversion will smith film focus J’avais une double crainte avec Diversion : une bande-annonce assez légère et Will Smith, ce qui laissait présager rien de bon. J’aime bien quand ça démarre comme ça et que ça finit en me surprenant agréablement.

Comme son nom l’indique, Diversion introduit le spectateur dans le vol de haut niveau : on commence par les poches et on termine par de la pure escroquerie. Nicky (Will Smith) initie à la fois Jess (Margot Robbie) et le public, c’en est tellement passionnant qu’on en serait presque à vouloir changer de carrière. Et en plus, c’est ludique de prendre les gens pour des pigeons ! Mais là où Diversion va plus loin, c’est qu’il entourloupe aussi les spectateurs.

À la manière d’Insaisissables, les limites sont repoussées toujours plus loin au point de fomenter de votre côté plusieurs théories sur l’évolution du scénario et vous pourrez en parler autour de vous, chacun aura sa propre hypothèse. Histoire minutieusement cousue, apportant une touche comique très inattendue titillant le trashouille, tout joue sur la diversion : des personnages plus complexes qu’il n’y paraît jouant sur les apparences, un jeu de réalisation qui vous permet de vous focaliser sur une action précise (le film ne s’appelle pas Focus en anglais pour rien) et vous, qui n’y verrez que du feu (sauf si vous êtes particulièrement doués).

Margot Robbie l’atout charme, méfiez-vous tout de même de son sourire ravageur, Will Smith l’atout malin comme un singe, méfiez-vous de ses belles paroles, et Adrian Martinez en atout hilarant. Diversion saura en surprendre plus d’un, très bonne surprise en tout cas !

Bonus :

  • L’art de la manipulation : comment monter un coup (11 minutes) : Apollo Robbins, grand magicien et arnaqueur, explique les codes dans une équipe, à quoi correspondent-ils et comment a-t-il formé Margot Robbie.
  • Will Smith : le voleur gentleman (6 minutes) : Will Smith développe les caractéristiques de son personnage. Le réalisateur a souhaité adapté le personnage en fonction de du caractère de Smith.
  • Margot Robbie : la voleur de cœurs (4 minutes) : La difficulté pour Robbie d’être à la fois en talons et de devoir jouer les pickpockets.
  • Scènes coupées (8 minutes) : 4 scènes
  • Scène d’ouverture alternative (3 minutes)

En vidéo depuis le 12 août.

by Miss Bobby
Blu-Ray Sea Fog Critique Film

Blu-Ray Sea Fog Critique Film Méfiez-vous de la tranquillité de certaines eaux, elles peuvent parfois changer l’esprit des hommes les plus sains.

On n’oublie jamais sa première fois et je pense que je n’oublierai jamais mon premier film sud-coréen. Sea Fog commence presque comme une balade apaisante, on sent un léger vent qui pique le visage, mais rien de bien méchant. Les environs sont paisibles, on les visite avec plaisir, il n’y a quasiment rien d’anormal, hormis un fâcheux problème d’argent. C’est souvent de là que partent les plus gros soucis, au point de tourmenter un équipage tout entier.

Sea Fog nous fait donc passer d’une gentille balade à un drame d’une rare folie : le calme, la tempête, puis le brouillard, épais, lourd, limite euphorisant, poussant à la schizophrénie. Sung Bo Shim, le réalisateur, a su dégager avec ce huis-clos flottant, une atmosphère onirique et bouleversante, troublante et à la fois violente en émotions. Une poésie fine où éclate les personnalités, où la brume agit comme un gaz rendant fou tous ceux qui s’y trouveront. Une lenteur que l’on ne subit pas, nous insérant dans un quotidien qui va être terriblement renversé.

Bonus :

  • Making of (4 minutes) : Comment l’être humain réagit face à une situation extrême ? Il est impossible de reproduire la vraie couleur de la mer (vert-bleu), l’équipe a donc ramené l’eau de la mer pour asperger le bateau, qui se trouvait en studio afin de recréer le réalisme. Ils ont d’ailleurs réussi à trouver un bateau qu’ils ont retapé et adapté à l’ambiance du film. Chaque personnage à un signe distinctif et un costume qui doit le rapprocher au mieux d’un pêcheur.
  • Les personnages (6 minutes) : Le réalisateur donne des anecdotes sur chacun des acteurs et les acteurs passent à tour de rôle devant la caméra pour évoquer brièvement son personnage.
  • Bande-annonce
  • Crédits

Sortie en vidéo le 02 septembre.

by Miss Bobby
Blu-Ray Fletch Chavy Chase

Blu-Ray Fletch Chavy Chase Si vous ne connaissez pas Chevy Chase, c’est normal. Ce comédien à l’humour corrosif et qui a fait ses classes comme beaucoup au Saturday Night Live n’a jamais réussi à faire exploser sa carrière, surtout en Europe. Toutefois, si vous êtes comme moi, vous l’avez peut-être découvert dans la série Community… Mais si, le vieux bougon dans le groupe, c’était lui ! Bon bah dans Fletch, c’est le jeune bougon !

Wildside ressort en DVD et Blu-Ray une série de quatre films (à venir ici)  des années 80 dont Fletch fait partie. Une occasion en or pour replonger dans cette période cinématographique si particulière et une aubaine pour moi pour découvrir des films qui me sont totalement inconnus.

Fletch (adapté des romans de Gregory McDonald – ça se sent que j’ai regardé les bonus ?!) est un journaliste reporter qui n’hésite pas à revêtir 1000 visages et costumes pour mener à bien ses enquêtes. Ses particularités : son cynisme et sa désinvolture qui font de lui un personnage très drôle et cash. Tout ce que j’aime ! Un rôle qui sied parfaitement à Chevy Chase, tête à claques dans Community.

Le film roule à fond sur la vague 80’s : courses poursuites à faire pâlir Vin Diesel, musique synthétisée, du machisme, des décapotables et l’océan (un peu réducteur de s’arrêter que là-dessus, mais je raccourcis). Mais Fletch ne s’arrête pas qu’à de simples codes du genre, il expose au travers du prisme comique les malversations dans lesquelles la police pouvait tremper dans une carte postale de Los Angeles pour le moins éraflée. La plage y est terne, sale, gangrénée par la drogue. Ça donne envie d’aller bronzer, n’est-ce pas ? Et dans cette Amérique idyllique, Fletch mène de front une enquête, exposant au passage les clichés qui font l’Amérique : l’argent, le succès et le beauf. La palette de transformations que s’offre Chase apporte son lot de références et d’humour qui font à chaque fois mouche, d’autant que la plupart des scènes comiques retenues sont le pur fruit de l’improvisation de l’acteur. Pour notre plus grand bonheur.

J’avais quelques doutes avec ce titre après avoir jeté un coup d’œil à la bande-annonce, j’avais peur qu’il verse dans le potache. Je suis bien contente de m’être trompée. Je vous invite à vous le procurer, Fletch est une excellente (re)découverte flirtant avec le trash et qui plus est bien ficelée.

Bonus :

  • Les 1000 visages de Fletch, le film vu par Samuel Blumenfeld – critique cinéma (20 minutes) : analyse du film de sa genèse, en passant par le choix de Chavy Chase, l’adaptation du livre au ciné dans le contexte des années 80. J’ai repris quelques explications dans ma critique
  • Bande-annonce

Sortie en vidéo le 02 septembre.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Blu-Ray Fast and furious 7

Miss Bobby_Blu-Ray Fast and furious 7 Et voilà. Paul Walker a fait chauffé une dernière fois sa Toyota Supra et nous a offert un dernier tour de piste à la hauteur de nos attentes, à en laisser du caoutchouc collé sur le bitume. Ce Fast and Furious 7 s’envole par l’humour, des situations encore plus dingues que l’opus précédent et une grosse couche de mélancolie.

Fast and Furious 7 c’est comme se faire un gros kiff, soit on assume, soit ce n’est pas la peine d’essayer si c’est pour ne pas apprécier à sa juste valeur le délire dans sa globalité. James Wan, habitué à faire des films qui font peur (comme Conjuring, pour ne citer que celui-ci) a su servir du 300% jouissif en barres. Mon seul et unique bémol, c’est qu’il est UN TOUT PETIT PEU moins barré que le sixième qui m’avait laissée pantoise beaucoup plus de fois. Mais je chipote, parce que cela ne m’a pas empêché de sortir des « oh pu**** ». James Wan apporte une réalisation plus léchée, notamment dans les prises de vue sur les combats avec son effet de renversement qui est tout bonnement génial, suivant la courbe engagée par la chute d’un corps, accentuant le côté « waouh » (j’avoue qu’en choix de mots, j’ai fait mieux). Certaines répliques méritent d’être cultes, vous savez, c’est typiquement le genre de phrase qu’on aimerait sortir au mec ou à la nana qui joue avec vos nerfs, et que sur le moment, on ne trouve pas. Faudrait que je les apprenne, pour ne pas être prise au dépourvu.

À part ça, Fast and Furious 7, c’est toujours du bon gros son, un casting qu’on adore retrouver, des voitures à donner une syncope à votre compte en banque et à vous brûler la rétine tant elles sont belles, des fesses et des bikinis dignes d’un clip de rap qui fera baver votre chéri, Dwayne Johnson hilarant, et un superbe hommage à Paul Walker qui vous fera tirer une larme.

J’aimerai que la saga s’arrête-là, car comme le dit si bien Dom (Vin Diesel) : « ça ne sera plus jamais pareil ». Moi j’ai pris un plaisir à peine coupable avec ce septième volet (comme avec les autres, mon objectivité vole en éclats avec les Fast), je pense que vous aussi vous allez prendre votre pied.

Miss Bobby_Fast and furious 7

Bonus :

Une sacrée pelleté de bonus qui vous immergera totalement dans le film, où les cascades et les séquences les plus mémorables sont expliquées, des bonus particulièrement intéressants et impressionnants de par leur contenu. On se rend à quel point tout est vrai.

– Scènes coupées (6 minutes) : 4 scènes.

– À propos de Fast (31 minutes) : Passionnant. James Wan présente face caméra et via une table numérique, la manière dont il a construit son film et ses séquences. Quelle touche il a voulu apporter à la franchise pour se différencier des précédents opus. Ce segment est à mi-chemin entre un making of et un reportage. Les acteurs interviennent pour expliquer eux aussi des scènes ainsi que la perception de leur personnage.

– Retour à la case départ (12 minutes) : Un making of court et très complet regroupant aussi bien l’essence de la franchise que l’arrivée des nouveaux acteurs, leur apport, en finissant par un hommage à Paul Walker.

– Voitures volantes (6 minutes) : Toujours plus gros. Toute la séquence du saut en parachute des voitures expliquée. Impressionnant !

– L’occasion fait le larron (7 minutes) : Encore un autre segment explicatif des cascades, notamment comment faire roules vite les voitures, plus la scène du bus. On se rend compte à quel point cela demande de la précision. Tout est vrai !!

– Saut de tour en tour (7 minutes) : Ne jamais dire non à l’impossible et toujours repousser les limites pour aller plus loin. La réalisation de cette scène monumentale.

– Dans la bagarre :
* Hobbs contre Shaw (3 minutes) : Deux personnalités, deux styles de combat.
* Combat de filles (3 minutes) : Ronda Rousey a beaucoup aidé Michelle Rodriguez. Tout en robe et talons !
* Dom contre Shaw (3 minutes) : Grosse tension sur ce combat.
* Tej entre en action (2 minutes) : Utiliser les capacités de … que l’acteur connaissait.

– Les voitures du film (11 minutes) : Chaque personnage a une voiture qui lui ait dédiée, représentant son caractère. Certains bolides n’étaient même pas terminés pour le film.

– Race Wars (7 minutes) : Une volonté de revenir là où tout a débuté, avec les fans, sur la race wars

– Vidéoclip officiel de « See you again »

– Le making of de Fast & Furious supercharged (9 minutes) : La construction de l’attraction pour le parc Universal Studios. Les acteurs et l’équipe de réalisation de l’attraction expliquent le travail sur celle-ci, mais à aucun moment on peut voir le résultat et on ne comprend pas en quoi elle consistera. Dommage.

Sortie en vidéo le 04 août.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Blu-Ray If you love me

Miss Bobby_Blu-Ray If you love me Le sexe, parlons-en. C’est vrai que dans les films on ne parle jamais des travers sexuels du couple, ni des problèmes conjugaux à travers la problématique des relations intimes. Il y a bien 50 nuances de Grey qui a tenté de nous faire aimer le sado-masochisme. Peut-être que cette pratique est trop banalisée pour nous faire sourciller. Pourtant il y a tellement de choses que nous ignorons, par exemple, avec If you love me, j’ai découvert la lacrimophilie ou encore la somnophilie, des pratiques que l’on appelle paraphilie (pratique sexuelle peu traditionnelle) .

Vous allez vous découvrir de nouvelles passions !

À travers l’incompréhension sexuelle du couple, Josh Lawson appuie sur les soucis de communication qui pourrissent les couples, car c’est bien là le réel problème : se sentir assez confiant et libre de parler avec son conjoint afin de faire en sorte d’améliorer les choses, de trouver un terrain d’entente. Le manque de communication engendre les non-dits, alimentent les doutes, les tracas, et c’est comme ça qu’on se retrouve à faire des thérapies de couple/à se séparer/à divorcer, parce qu’on n’aura pas osé parler avec son conjoint et que celui-ci n’aura pas pris le temps de nous écouter. C’est bête.

If you love me met en exergue le manque de communication à travers le prisme de la sexualité, car s’il y a bien un autre sujet délicat qui peut causer des torts, c’est bien l’intimité, un couple qui n’est pas sur la même longueur d’ondes et qui, pareil, ne peut pas en parler, court droit dans le mur. Même si le film se penche sur des pratiques peu communes pour illustrer son propos, il n’en reste pas moins que le sujet est universel.

Si vous êtes en couple, vous serez forcément sensible à ce film particulier, si vous êtes célibataire, vous serez peut-être tenté par la nouveauté ou vous réfléchirez sur vos erreurs passées ou celles qu’il ne faut pas commettre. Prenez If you love me à la légère, comme une comédie d’un certain genre, mais qui fait passer un message sous-jacent assez important.

Bonus :

– Making of (24 minutes)

– Bande-annonce

– En blu-ray

Sortie en vidéo depuis le 22 juillet.

by Miss Bobby
Miss Bobby_DVD_A trois on y va

Miss Bobby_DVD_A trois on y va J’ai cherché une belle phrase d’accroche, quelque chose qui rime ou quelque chose de poétique pour démarrer cette critique de ce film qui m’a poignardé le cœur, mais je n’ai pas trouvé. J’ai, je pense, les mots pour vous décrire À trois on y va, mais je n’ai rien pour l’amorcer. Alors tout sortira, peut-être de manière brouillonne, peut-être en désordre.

À trois on y va, le nouveau film de Jérôme Bonnell est un triangle amoureux plus particulier que les autres : un couple se trompe avec la même femme.

C’est une comédie romantico-mélancolique, à la fois douce et terriblement amère, une spirale de passion et d’amour qui aspire, piégeant quiconque s’y aventura, surtout les plus naïfs. Mélodie, celle dont le cœur s’est involontairement immiscé entre ce couple, s’est perdue dans une chimère, la pire de toute : l’espoir que. Un jour, peut-être. Elle est éperdument amoureuse de Charlotte, envisageant tout avec elle et attendant quelque chose qui ne viendra peut-être jamais. Et de l’autre côté, il y a Micha (en couple avec Charlotte donc), qui voit sa copine s’éloigner, cette copine qui a toujours été insaisissable, énigmatique, et qui va lui aussi se tourner vers Mélodie. Micha reste indéniablement accroché à Charlotte, Charlotte ne peut pas se défaire de Micha, et Mélodie bien qu’ayant un cœur assez gros pour accueillir deux personnes, bien qu’elle apporte bonheur et réconfort, bien qu’elle se donne corps et âme, Mélodie souffre et se perd lentement.

C’est difficile de s’abandonner à quelqu’un qui ne s’abandonne pas totalement à vous, de faire des choix, de se défaire d’une vie de couple pas si heureuse, qui ne se raccroche plus à grand chose, mais qui perdure par sécurité et habitudes. C’est difficile d’être fort, de prendre des décisions : rester ou s’éloigner ? Être heureux ou malheureux ? Se séparer ou continuer l’air de rien, gardant ses œillères bien fixées.

C’est à celui qui fera le premier pas vers le changement, qui se sacrifiera, vers une certaine liberté, la liberté et le courage de recommencer ailleurs et de tourner la page. Pour être heureux il faut savoir passer par la souffrance du manque, de la distance, de la rupture, de la nouveauté, de l’inattendu, passer outre la naïveté que tout va bien en apparence et que fuir ne réglera rien.

Jérôme Bonnell signe un film drôle, innocent, sensible, tendre, naïf, parfois enfantin, parfois plein de grâce pour de jeunes adultes qui apprennent l’amour au jeu du hasard. Une réalisation douce et épurée, l’utilisation de gros plans pour accentuer la proximité et l’identification, intégrant complètement le spectateur à l’histoire. Trois acteurs attachants pour trois personnages bien distincts.

Certains se reconnaîtront dans ces sentiments qui explosent, dans ce tiraillement et dans cette souffrance qui gangrène tout.

J’avoue en relisant ma critique que c’est un peu embrouillé, mais elle représente bien la confusion des sentiments.

Bonus :

– Quatuor (court-métrage) (10 minutes) : en noir et blanc et muet, où le bruit de la pellicule qui tourne est omniprésent. Ce court-métrage raconte l’histoire d’un homme qui trompe sa femme sous son nez, pendant qu’un ami couvre le bruit en jouant des instruments. C’est très burlesque, exagéré, façon Chaplin mal exécuté, voire grotesque.

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 05 août.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Blu-Ray The Voices

Miss Bobby_Blu-Ray The Voices « Bonjour. Je vous appelle car mon chat est un psychopathe. Il aime tuer et me pousse à faire des choses bizarres » « Enfin monsieur, comme tous les chats » « Ah bon ? Tous les chats incitent leur maitre à tuer des gens ?! » « Euh… »

Si la folie m’était contée par mon chat, appelé Monsieur Moustache (original !). En voilà une idée ! The Voices est un film pour public averti, comprenez qu’il vaut mieux avoir l’esprit trèèèès ouvert pour apprécier cet Objet Filmique Non Identifié (OFNI).

Je me rappelle avoir dit : ouh la, je sens qu’il va être spécial. Ce n’est rien de le dire ! Non catégorisé, il pourrait très bien se glisser dans la comédie, le drame, l’horreur. Voyez un peu le tableau ? Sous couvert d’une couche psychédélique ultra colorée.

Qu’est-ce que c’est que ce The Voices ? Lisez le synopsis dans un premier temps :

Jerry vit à Milton, petite ville américaine bien tranquille où il travaille dans une usine de baignoires. Célibataire, il n’est pas solitaire pour autant dans la mesure où il s’entend très bien avec son chat, M. Moustache, et son chien, Bosco. Jerry voit régulièrement sa psy, aussi charmante que compréhensive, à qui il révèle un jour qu’il apprécie de plus en plus Fiona – la délicieuse Anglaise qui travaille à la comptabilité de l’usine. Bref, tout se passe bien dans sa vie plutôt ordinaire – du moins tant qu’il n’oublie pas de prendre ses médicaments…

Ryan Reynolds revêt le costume (rose) du simplet d’esprit sous médocs, enfin non, justement, pas sous médocs, parce que le monde est plus beau, plus coloré, c’est comme vivre dans un rêve éveillé. Les filles sont jolies, les gens sont gentils, et surtout, mon chien et mon chat me parlent, et ça, c’est cool, je me sens moins seul comme ça. Ils sont mes amis. Certes, mon chat est un peu psychopathe sur les bords, mais mon chien est adorable, toujours très sympa, délivrant la bonne parole. Bosco (mon chien) est tout le temps en désaccord avec Monsieur Moustache, mais au fond ils s’aiment bien.

Au pays de Candy…

Enfin, ça ne va pas durer, sinon le film serait chiant et ce n’est absolument pas le cas. Dans un subtil jeu de couleurs chaudes et froides, la réalisatrice Marjane Satrapi nous fait passer de l’illusion harmonieuse qui sévit dans la tête de Jerry, à la réalité, particulièrement glaciale et cauchemardesque. Vous vous doutez bien qu’à un moment, les choses vont basculer dans l’horreur (étant une âme super sensible, il n’y a que la première scène dont le couteau est un peu difficile à passer), horreur nourrit par la maladie de Jerry où lui n’y voit qu’un monde rigolo et presque magique.

Ryan Reynolds, qui n’a jamais vraiment brillé par ses rôles, a enfin trouvé chaussure à son pied, et dès ses premières secondes à l’écran, on dénote tout de suite que quelque chose cloche chez lui et ce, uniquement avec de subtiles mimiques faciales. Mais il ne s’arrête pas là, se laissant bercer par ses voix (The Voices) intérieures qu’il immortalise par le biais de son chat et de son chien, sorte de balance entre l’enfer et le paradis, le démon et l’ange. Chacun sur une épaule. Monsieur Moustache est un personnage à part entière, représentant à lui seul le vice à renforts d’insultes, montrant ses plus bas instincts de tueur.

Toi aussi, réveille le chat qui est en toi (avec modération).

Si vous aimez les films atypiques, The Voices est fait pour vous. Vous y retrouverez tous les codes des films d’horreur (mais pourquoi t’es partie courir dans les bois, tu m’expliques ?!) ajoutant au côté parodique et comique, une pointe 60’s très drôle et hallucinante dans le générique et puis évidemment, l’exploitation de la mort vue sous le prisme de l’absurde.

Je vous conseille de suivre le compte Twitter de Monsieur Chat (@TheVoicesFilm), c’est une vraie saloperie vous verrez, il est toutefois hilarant.

Miss Bobby_The voices

Bonus :

– Ryan Reynolds – Jerry (4 minutes) : Raynolds explique sa difficulté à jouer 5 personnages. Les deux animaux qui sont la personnalité de Jerry, comment il perçoit son personnage qui vit au pays des bisounours, sa vision. Et que d’une certaine manière, on aime Jerry.

– Gemma Arterton – Fiona (4 minutes) : Les scènes du frigo sont surréalistes. Très original. Le meilleur par marjane. Le plus difficile le frigo car pas bouger.

– Anna Kendrick – Lisa (2 minutes) : Elle a pris tout de suite la décision de jouer dans ce film car c’était Marjane la réalisatrice. Elle a trouvé le scénario cool et bizarre.

– Marjane Satrapi – réalisatrice (3 minutes) : Toute la difficulté fut de faire aimer un tueur et de jongler entre plusieurs styles. Le film balance constamment entre le monde de Jerry et la réalité.

– Michael R. Perry – Scénariste (2 minutes) : le scénariste a eu l’idée du film en parlant avec des profileurs du FBI. Il explique également que Marjane vient du monde de la BD et c’est en cela que le film est très visuel.

– Effets spéciaux – Making of (6 minutes) : différent de faire parler des animaux pour un film pour enfant. Il fallait que ça soit réaliste. Utilisation d’un chat normal en comparaison de la figure imposante du chien. Tout le travail pour faire parler les animaux.

– Scènes de tournage (10 minutes) : pseudo making of sans commentaire. Caméra sur le tournage, mauvais mixage son.

– Karaoké animé (4 minutes) : générique de fin version dessins, alors qu’il suffisait juste de reprendre le générique original. Cela n’a pas vraiment d’intérêt et ce n’est pas joli.

Sortie en vidéo depuis le 22 juillet.

by Miss Bobby