Captain marvel

Captain « Maverick » Marvel

J’ai presque envie de chanter Take my breathe awayyyy, mais je vais me retenir.

Clairement, si vous n’êtes pas branchés Marvel, ce n’est pas du tout votre année : trois films Marvel pour 2019 contre un DC, le bien nommé Shazam. Difficile de rivaliser.

Première à montrer le bout de sa frimousse : Captain Marvel, logique pour ceux qui ont vu Avengers 4. Il fallait bien l’introduire avant Avengers : Endgame. Résultats des courses, on se retrouve avec deux Marvel à un mois d’écart.

Captain Marvel, nouveau visage de la machine à sous incarné par la jolie et rafraîchissante Brie Larson. Brie Larson, vous la mettez sur un fond noir, vous lui dites de sourire et elle vous éclaire la pièce. Habituée des films indépendants, on peut douter de sa place dans l’univers (comme Jake Gyllenhaal dans Spider-Man : Far from home). Pourtant, la mayonnaise a bien pris avec moi. On ne l’attend justement pas dans un rôle de super-héroïne et ça marche ! Elle va donner un petit coup de fouet parmi les vieux de la vieille appelés plus communément les Avengers. Ça ne va pas nous faire de mal.

Passons au gros du morceau ! Captain Marvel est typiquement le genre de film que je range dans ma catégorie « sympathoche » : Il y a des défauts, c’est loin d’être inoubliable, mais ça se regarde, c’est agréable. Niveau points négatifs : il ne faut pas aller chercher la profondeur, il n’y en a pas. Tout comme ils ont complètement abandonné l’idée de mettre des enjeux. Malgré sa sympathie, Captain Marvel n’est clairement pas là pour le drame, mais bien pour installer sa présence pour ne pas arriver les mains dans les poches lors d’Avengers : Endgame. Du tricot avant le combat de toute une vie en gros ! Autre bémol : parfois, les effets spéciaux piquent un peu les yeux, c’est vrai, mais bon.  Ça n’a pas été gênant et on pourrait même prendre ça du côté Taylor kitch (oui, j’ai mangé un clown et alors ?!).

Sinon, heureusement que la bande-originale nous indique que ça se passe dans les années 90, car ça ne saute pas non plus aux yeux. Plus de références de ces chères années que beaucoup d’entre-nous avons connu n’auraient pas été de refus. Toutefois, vous ne manquerez pas les quelques tenues, le flipper et autre joyeusetés des PC à l’époque où le chargement d’une disquette ou d’un CD pouvait mettre dix bonnes plombes. Vos oreilles apprécieront Nirvana, Garbage ou encore No Doubt. Il y a quelques pointes d’humour bien senties, néanmoins, on est loin de la comédie « loufoque » qu’était Thor troisième du nom. Les amoureux des chats risquent de voir un peu différemment leur boule de poils (d’ailleurs, clin d’œil à Top Gun avec le nom du chat, qui s’appelle Goose, la référence au film de Tom Cruise ne s’arrête pas là). J’ai bien aimé le passage « Sailor Moon » quand la demoiselle prend pleine connaissance de ses pouvoirs, il ne manquait que la baguette magique avec l’étoile qui tourne et on était bon ! Vous pourrez également apprécier le très bon travail de rajeunissement orchestré sur Samuel L. Jackson.

Le film se veut féministe, en effet, elle n’a pas besoin d’une équipe ou d’un homme pour faire le boulot. Elle est forte, indépendante et ambitieuse. Elle est la Wonder Woman de Marvel en moins glamour et ça nous va très bien.

Captain Marvel ne rentrera pas en pole position des films Marvel marquants, cependant, il a ce petit côté frais et sympathique qui font de lui un film agréable. Et le plaisir de voir Brie Larson débarquer dans cet univers trop confortablement installé.

Sortie en salles le 06 Mars 2019.

by Miss Bobby
Avengers infinity war

L’apothéose/calypse est enfin arrivée !

Avengers infinity warGrosse soirée chez les Avengers, tout le monde a été réuni pour les festivités, pour nouer de nouvelles amitiés, se battre au coin du feu, un dimanche après-midi tranquille chez les Avengers en somme ! Marvel commençait à mon sens à pédaler un peu dans la choucroute et à fatiguer à nous servir encore et encore le même plat. Ils ont eu un petit sursaut dernièrement avec Thor Ragnarok, drôle au possible. Tout le monde attendait Avengers Inifinity War, la grosse machine bourrée de sous et d’acteurs, un gros monstre en deux parties qui doit se finir en apothéose. Honnêtement, j’avais peur : une petite soixantaine de personnages, des réalisateurs que je ne porte pas dans mon cœur tant leur caméra a un peu trop la bougeotte. Il y avait de quoi avoir des doutes… Et pourtant…

La surprise fut présente. Pour ne pas avoir de surdose de personnages à l’image, ils ont tous été répartis en groupes ici et là, créant de nouvelles affinités, et permettant ainsi d’incorporer gentiment et sans fracas la franchise Avengers et Les Gardiens de la galaxie. Ça passe crème ! Chacun garde son identité, mais tout se mélange correctement, souvent sous forme d’humour, un des gros points communs. À part ça, Avengers Inifinity War première partie se veut beaucoup plus sombre, plus profond, plus violent aussi. Marvel ne ménage plus son spectateur – enfin moins – et c’est très appréciable. On ne nous cache plus les atrocités même si elles sont montrées avec intelligence et subtilité, pour rester un film accessible quasiment à tous.

Avec ses couleurs pétantes qui contrastent avec l’atmosphère plus lourde, s’ajoute une dose d’émotions que l’on ne connaissait pas au studio. Bonne nouvelle nuancée cependant, les émotions sont présentes, mais parfois trop en retenue, voire même interrompues dans leur élan. À mon sens, c’est là le gros défaut du film. Ils auraient lâché les chevaux sur les émotions (et il y a de quoi !), on aurait obtenu le top du top du film de super-héros. Mais bon, j’ai la larmichette qui a commencé à perlé au coin de mon œil, et ça c’est formidable pour des super-héros !

Autre bonne surprise, le méchant Thanos. Là on a un vrai méchant qui envoie du lourd (c’est le cas de le dire) ! En plus d’être mastoc, j’ai apprécié d’entrevoir le visage de Josh Brolin sur cette bouille pleine d’effets spéciaux. Brolin apporte vraiment de la profondeur à son personnage, de l’humanité et un certain charisme. Même si les raisons de Thanos d’entreprendre ce qu’il fait sont légèrement floues et manque d’un je-ne-sais-quoi pour être totalement « pardonnables », on comprend ses motivations, son histoire qui est bien plus développée que d’autres méchants, ses émotions. C’est un personnage à part entière qui apporte réellement quelque chose à ce film.

Avengers Infinity War est tellement différent de ce que Marvel nous sert depuis 10 ans, que s’ils avaient supprimé l’humour, cela ne m’aurait absolument pas dérangé (je sais, c’est une de leurs marques de fabrique). Cela dit, la partie comique est judicieusement distillée, elle n’est pas omniprésente, un autre bon point ! Les 2h30 de spectacle sont passées vite, apportant son lot de rire, d’interrogations, de tristesse et de chocs. Les fans ne seront pas déçus. Je pense que j’aurais dû commencer le mois dernier à regarder les 18 films, histoire de me rafraîchir la mémoire, j’ai parfois eu du mal à raccrocher les wagons en 10 ans de films, d’autant que certains sont plutôt anecdotiques par leur contenu. La suite l’année prochaine avec le dénouement final ! Hâte !

Sortie en salles le 25 Avril 2017.

by Miss Bobby
Justice League

Bienvenus chez Justice League : Farces et attrapes !

Justice LeagueSi vous voulez bien m’excuser, je vais chercher ma pelle pour aider le tractopelle de Warner à continuer de creuser. Quoi qu’avec ma petite pelle, je ne vais pas beaucoup les soutenir, d’autant qu’ils sont hyper efficaces avec Justice League ! Honnêtement, je ne sais même pas par où commencer ! Ah si ! Peut-être en allant aussi chercher un sac poubelle.

Dès les premières minutes, Justice League annonce la couleur : ça sera caca (appelons un chat un chat). D’ailleurs je propose qu’on renomme le film par Justice League : les fonds verts au cinéma. Il n’y a que ça et on les voit tellement qu’on se demande s’il n’y a pas un panneau lumineux qui indique leur présence à chaque fois… Soit pendant TOUT le film ! J’en ai vu des effets spéciaux moches (coucou Independence Day Resurgence), mais de cet acabit, rarement. Si vous ajoutez à cela cette texture floue, pseudo brumeuse de l’image – et non de l’atmosphère – vous allez perdre à coup sûr un dixième à chaque œil. Les effets spéciaux de mon petit neveu de 5 ans ne sont que les hors d’œuvres du film !

L’apparition du grand méchant : Steppenwolf. Avec un nom pareil, les plus assidus penseront à eux. Et pour les férus de la manette, ils penseront indubitablement à Diablo (remarquez, c’est encore plus flagrant dans Thor Ragnarok). La référence aux jeux vidéo ne s’arrête pas là, puisque le film – visuellement – est un vaste jeu vidéo ! Ça y est ? Vous commencez à imaginer le niveau de rendu ?

On continue le repas avec une histoire dont on se contre fiche. Rien ! Pas un brin d’empathie, un peu d’émotions ou même un rire. Que dalle ! Si, j’exagère, de la consternation et de l’ennui. Il n’y a rien qui se passe, vous regardez les images défiler durant deux longues heures et stoïque. À aucun moment on ne suscite votre intérêt en attendant que ça passe. Les personnages sont comme le film, en papier mâché. Batman est en carton, c’en est ridicule ! Moi qui adore ce que Nolan avait fait du héros, on touche les sommets de la honte. Je passe sur Aquaman et Cyborg, pas la peine de s’attarder dessus. Si vraiment je devais sauver quelque chose de cette (In)Justice League, ça serait Wonder Woman (j’avais aimé le film, la femme forte, etc. J’aime bien le personnage) et Flash. Parlons-en de lui ! C’est le petit cousin de Vif-Argent (celui qui va vite dans X-Men), construit sur le même principe : jeune, moins insouciant que son cousin, essayant d’être drôle, avec le même genre de scène (j’aime bien les ralentis, donc je ne vais pas me plaindre). Il a fallu qu’ils le rendent maladroit, le faisant passer pour un idiot ! Dommage.

La réalisation de Justice League n’est pas digne de Zack Snyder qui nous a habitués à bien mieux. Quant au passage de Joss Whedon… Est-ce qu’un film entièrement fait par Snyder aurait changé la donne finale ? Je ne pense pas. C’est d’un fouillis (pour rester polie). Warner, qui avait su reprendre son souffle avec Wonder Woman, a repris la brasse coulée. Il faut bien qu’ils comprennent qu’ils sont très loin de Marvel et de leur ô combien millimétré MCU (*Marvel Cinematic Universe), où tout s’emboîte dans un ordre chronologique. Le DC Universe de Warner veut aller trop vite pour contrer la concurrence et à vouloir aller vite, on se plante. Je me suis même surpris à dire que les Marvel, à côté, ce sont des chefs d’œuvres. Oui oui !

Allez vous faire votre propre idée, mais tant qu’à vous bousiller les yeux, dans votre salon vous aurez moins de séquelles.

PS : La punchline de l’affiche est « Vous ne sauverez pas le monde seul »… Mmmhhh, j’ai envie de dire « Vous ne sauverez pas le film à plusieurs ».

N.B : Je ne juge que sur le film ainsi que les inspirations que j’ai ressenties et non sur les comics que je ne lis pas.

Sorti en salles depuis le 15 Novembre 2017.

by Miss Bobby
Thor Ragnarok

Thor Ragnarok : à se Thordre de rire !

Thor RagnarokEt on continue dans le Marvel Universe avec Thor Ragnarok, troisième du nom (ou cinquantième ? Je ne sais plus). Thor, je ne l’aime pas. Il m’ennuie ce surfeur avec ses muscles saillants, sa blondeur asgardienne et sa manière de rouler des mécaniques du marteau. Le mec est un dieu, il est souvent austère, trop propre sur lui, en bref, le gendre idéal qui ne dynamite pas les repas de famille du dimanche.

Sauf que là, Thor, il a pété un coup (pardonnez l’expression) et il s’est complètement déridé. Ça fait du bien ! Résultat : Thor Ragnarok est une super comédie ! Ah oui, on ne vous l’a pas dit ?! Ce nouveau Thor n’est pas vraiment un film de super-héros hein, non non non. Enfin il y en a quand même : le clown Thor, plus drôle que jamais, hyper désinvolte, la walkyrie alcoolique aussi aimable qu’une porte de prison (va tenter de la séduire celle-là, je te raconte pas la galère), Hulk, l’abruti de service, que même un enfant de 2 ans est plus intelligent (les gars, on avait dit qu’on ne touchait pas à Mark Ruffalo !), Jeff Goldblum (qu’on adore) qui fait du Jeff Goldblum, Loki, le mec qui voulait anéantir tout le monde est toujours là (coucou Tom Hiddleston) et la grande méchante Déesse de la mort/immortelle/j’ai des pouvoirs infinis/je vais tous vous tuer (vilaine dame), incarnée par Cate Blanchett, sexy au possible avec sa chevelure noire de jais. Voilà tous nos personnages de notre théâtre de boulevard film.

*Se remonte les manches* Pourquoi avoir abrutisé Hulk ? Mince ! Alors oui, il aime bien casser et frapper, mais bon, vous n’étiez pas obligés de le rendre aussi imbécile. J’ai de la sympathie pour ce géant vert (et Mark Ruffalo) et ce traitement ne m’a pas plu. La super Déesse, on s’en fiche comme de l’An 40. Vraiment ! Thor Ragnarok est tellement porté sur la comédie que l’enjeu « gentils contre vilain » on s’en cogne complètement ! Dès l’introduction, on nous installe dans le comique, et ça sera ça jusqu’à la fin, même si le dernier quart est orienté action (vous vous en doutez, faut bien tenter de lui mettre une raclée à la Déesse, non mais oh !). J’ai adoré le personnage secondaire Korg, dont l’apparence tranche complètement avec la voix (en VO), il n’avait qu’à ouvrir la bouche pour que je sois morte de rire.

Alors, c’est sûr, quand on lit ce que j’ai écrit, on pourrait croire que je n’ai pas aimé, mais même pas ! Au contraire (mon frère), c’est la première fois que j’aime un film sur Thor… Justement parce qu’il se positionne comme une comédie à la manière des Gardiens de la Galaxie, parce que le blondinet est déridé, parce qu’il y a de jolis plans et de chouettes pirouettes (cacahuètes). L’enjeu n’est qu’un prétexte (le comble !), l’introduction de Doctor Strange est certes drôle, mais anecdotique et vous vous fendrez la poire pendant 2h10, et c’est déjà pas mal !

Sortie en salles le 25 Octobre 2017.

by Miss Bobby