Miss Bobby_Victoria

Miss Bobby_Victoria Quand on est jeune, on a toujours ce petit goût d’interdit dans la bouche, on est à l’affût des moments qui rendront notre vie palpitante, qui feront qu’on se sentira vivant. Le tout est de savoir saisir ces moments et de s’arrêter quand il faut.

Victoria est jeune, jolie, insouciante et elle aime s’amuser. Et pendant un plan séquence de 2h15, sa vie va complètement changer. Un peu pompette en sortant de boîte, elle va suivre un petit groupe de garçons, bien imbibés eux-aussi, par curiosité et pour goûter au danger. La particularité du film réside dans sa réalisation, 2h15 d’un plan séquence où l’on ne quitte pas Victoria des yeux, traversant la ville avec ces jeunes hommes, à faire connaissance avec eux, se révélant petit à petit, faisant tomber ses barrières et se laissant aller, passant d’une inconnue à un membre à part entière de la bande.

La première moitié est assez lente, c’est une mise en place de l’action, elle instaure la proximité et l’attachement, procédé logique dans la narration, mais pas du tout palpitant pour le spectateur. Comme si vous veniez de rencontrer de nouvelles têtes, vos échanges sont limités aux questions et à faire connaissance, emprunts d’une certaine naïveté et d’inattendu. On a d’ailleurs du mal à s’intégrer à la bande. Première partie à double tranchant qui pose les bases, mais qui laisse le spectateur sur le côté, ressentant trop le déroulé de leur fin de soirée ou début de rencontre (tout dépend de comment on se positionne).

La seconde partie est plus palpitante, mais s’accompagne d’un nombre incalculable de vraisemblances. Je conçois qu’un individu, quel qu’il soit, s’embarque dans des situations qui ne laissent présager rien de bon, par simple soif d’adrénaline et de nouvelles rencontres. Delà à prendre une jeune femme qui aime s’amuser, qui semble plutôt « sage », raisonnable et raisonnée, qui décide de faire n’importe quoi, à prendre des décisions dangereuses, dans une société où sortir dans la rue quand on est une femme n’est déjà pas facile, je n’ai pas compris le but. Le personnage de Victoria vire d’un opposé à un autre, trop rapidement, certainement pour se prouver quelque chose que je n’ai pas cerné, prenant des décisions improbables et tout à fait illogiques. L’anti-thèse de ce qu’une personne normalement constituée ferait. Et ces invraisemblances sont légion et cassent l’approche réaliste. On se doute qu’il fallait bien qu’il se passe quelque chose durant ces 2h15 (sinon, ç’aurait été particulièrement difficile), mais pas au point de partir sur des séquences éloignées de la réalité. Quoi que, il est certainement possible que certaines personnes dans le monde virent en quelques heures du tout au tout juste en faisant de nouvelles rencontres… Néanmoins, c’était trop gros pour moi.

Je pense que le film m’aurait bien plu s’il avait été plus court et plus logique, d’autant que certaines émotions sont disproportionnées et si vous n’avez pas eu l’actrice – comme nous – pour vous expliquer le pourquoi du comment de ses réactions surjouées, vous allez presque en rire. Il faut toutefois souligner la prouesse technique du plan séquence, répété plusieurs fois pour être sûr d’être bien calé. Je sais que le film en a touché beaucoup, bon… Je suis passé à côté malheureusement.

Sortie en salles le 1er juillet.

by Miss Bobby

Déjà, Stephenie Meyer aurait pu faire plus court comme titre : L’appel du sang – La seconde vie de Bree Tanner – Hésitation Novella. On reprend sa respiration.

Forcément, un dérivé de Twilight, c’était pour moi. J’annonce tout de suite que ceux qui veulent lire ou voir la saga et qui ne l’ont pas encore fait, il va y avoir de la révélation.

Le livre n’est absolument pas épais (pas comme les autres), les pages sont épaisses et l’écriture est assez grosse. Donc il se lit très facilement et rapidement.

L’idée est bonne de faire un dérivé d’un livre. J’étais un peu sceptique quant au choix du personnage, Bree ne faisant qu’une très brève apparition dans le troisième volet, était-ce vraiment nécessaire de la choisir ? Stephenie aurait pu choisir Riley (le toutou à Victoria et le chef des nouveaux nés), raconter comment il a été embobiné par la rouquine, par exemple. Ou sur l’évolution de Renesmé et son amour avec Jacob. Si elle continue d’écrire, cela pourrait être pas mal.

Dans l’ensemble, le bouquin est sympa, on est dans la peau d’un vampire aux yeux rouges (buveur de sang humain, contrairement aux Cullens qui préfèrent les animaux), Bree Tanner, qui n’a que trois mois (elle avait 16 ans lors de sa transformation) et qui essaie de comprendre pourquoi elle a été mordue, dans quel but, pourquoi vit-elle dans une cave avec d’autres jeunes vampires. Les questions existentielles en fait. Pour ceux qui connaissent toute l’histoire Twilight, Bree a un destin tragique. Meyer l’explique clairement en prologue, tout en développant sa manière d’écrire. Enfin, quelques pages qui ne sont pas d’une grande utilité.

On arrive à la fin, à la scène stratégique et finalement, on est triste qu’elle finisse comme ça (pour ma part). Elle aurait pu avoir un meilleur destin, une plus jolie fin, on s’accroche à elle, limite on a de la pitié. Elle n’a rien demandé, elle est tombée sur les mauvaises personnes qui lui ont menti, comme cela arrive dans la vie.

Elle fut un vampire suceur de sang humain que l’on a apprécié.

Je regrette que Stephenie Meyer ne se soit pas plus attardée sur la vie humaine de Bree, ni son début d’amourette avec Diego, qu’elle n’ait pas plus détaillé (à moins que cela soit dû au personnage, qui n’est pas Bella et qui ne fait pas forcément attention à tout, tout en se posant quinze mille questions). En définitive, c’est bien, mais il aurait pu être largement mieux. On dirait qu’il a été bâclé. Elle avait de la matière à faire un bouquin plus riche et plus gros. Du coup, je suis restée sur ma faim (si je puis dire). On dénotera aussi que le livre n’a aucun chapitre. Il se lit de bout en bout.

En même temps, on ne peut pas vraiment considérer Stephenie Meyer comme un écrivain, à voir sa qualité d’écriture.

by Miss Bobby