Alita - rencontre

Quand Alita débarque à Paris !

Le 28 Janvier dernier, l’équipe d’Alita : Battle Angel a fait le déplacement à Paris pour prendre le temps de répondre à nos questions post-projection. Étaient présents :  Christoph Waltz, Rosa Salazar, le réalisateur Robert Rodriguez et le producteur Jon Landau.

Retour en vidéo sur cette visite :

Merci à Cartel, à l’équipe ainsi qu’à 20th Century Fox.

by Miss Bobby
Alita battle angel

Alita battle angel

Elle a les yeux revolver…

Typiquement, Alita : Battle Angel est le genre de film que j’ai apprécié, mais dont je ne sais absolument pas quoi dire dessus. C’est chiant. Du coup, ça sera clair et concis. Je précise que ne connaissant pas le manga Gunnm dont est inspiré Alita, je suis incapable de vous dire si c’est une adaptation fidèle ou non. Toutefois, mes oreilles ont entendu que cela n’avait pas forcément de rapport. À vous d’aller vérifier directement au cinéma.

Alita : Battle Angel en jette. Visuellement, c’est beau, même si on connait très bien ce type d’environnement post-apocalyptique. Rien de nouveau sur la planète. Alita est vraiment belle, un personnage numérique avec deux grandes billes pour les yeux, elle est détaillée, avec de belles textures et j’aime beaucoup sa voix (celle de Rosa Salazar qui lui donne aussi son jeu) qui lui donne du caractère. Pour ma part, je suis tombée naïvement dans les scènes de combat et d’action, vous le savez, vous me mettez des ralentis et je suis contente ! Et puis j’ai trouvé ces scènes efficaces.

Alita : Battle Angel a – à mon sens – de belles qualités pour en faire un blockbuster, mais le film m’a quand même laissée sur la touche. Trop froid à mon goût, un manque d’empathie, pas d’émotions qui font que j’ai vu un film d’action et puis c’est tout. Il manquait ce je-ne-sais-quoi pour me dire : « c’était vraiment cool ! ».

Suite aux scores aux Etats-Unis, doit-on quand même s’attendre à une suite ? On finira par vite le savoir. Dans tous les cas, Alita : Battle Angel est un film vraiment divertissant, mais delà à être inoubliable… À voir au cinéma. Oubliez la 3D !

Sorti en salles depuis le 13 Février 2019.

by Miss Bobby
Downsizing

Downsizing : Voir votre avenir en grand !

DownsizingDownsizing, ça avait l’air rigolo dans la bande annonce, sorte de Chérie, j‘ai rétréci les gosses, mais avec des adultes dedans. Et bien, pas vraiment. Ce n’est pas le genre d’Alexander Payne de faire de la comédie, même s’il définit son film comme tel. Je le verrai plus comme un fourre-tout de bonnes idées, un trop plein de sujets intéressants qui auraient mérité chacun son propre film.

Downsizing est une triste fable écologique, économique, sociale, sociétale, environnementale fataliste. Payne avait un sujet en or : le rétrécissement de la population pour réduire la surpopulation, qui engendre la surconsommation, qui engendre des dégâts sur l’environnement, et par conséquent l’indubitable extinction de notre bien aimée planète. On était bien avec tout ça, il y avait de quoi gratter, farfouiller, peut-être même s’amuser, parce qu’on aurait pu rire de ce triste bilan. Sauf que le réalisateur a fini par s’écarter du sujet et s’éparpiller dans tous les sens. De cette morale écologique, on vire au tragique constat que l’homme reproduit les mêmes erreurs. Il est vrai que cette partie se raccordait très bien à la première, elle faisait une suite logique et on s’arrêtait là. Sont venus s’ajouter d’autres petites portions comme ça qui font que Downsizing a un bon fond, une bonne morale, mais qu’on ne peut pas traiter de tout dans un seul et même film. Il faut choisir. Et puis surtout, le principe de base, le rétrécissement, le processus, l’adaptation, la découverte d’un nouvel état et d’un nouveau monde sont prenants et intéressants, on attend qu’une chose, voir ce qu’il va en faire, jusqu’où va-t-il pousser l’expérience !

Downsizing est bourré de plein de bonnes choses, ce qui en fait sa qualité et son plus grand défaut.

Sortie en salles le 10 Janvier 2018.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Comment tuer son boss 2

Miss Bobby_Comment tuer son boss 2 Honnêtement les gars, on aurait pu s’arrêter au premier, ce n’était pas du tout nécessaire d’en rajouter une couche, qui plus est, moins bonne que le premier. Non, vraiment, j’insiste.

Bon, eh bien, on prend les mêmes et on recommence, un cran en-dessous (de la ceinture). Sauf qu’au lieu de vouloir tuer leur patron respectif, ils optent pour le kidnap(p)ing, malheureusement, ils ne sont pas devenus intelligents entre temps et ça en devient agaçant, d’autant que sur le trio, il n’y en a qu’un qui porte le cerveau (personne ne porte la culotte). Alors lui est fatigué d’écouter le niveau spectaculaire de stupidité de ses potes, mais imaginez le spectateur ! Si on n’aime pas l’humour qui frôle les pâquerettes, on est définitivement mal barré. Ce qui fut mon cas. Il y a des blagounettes marrantes, je le conçois, mais la voix aiguë de Charlie Day me tapait tout le temps sur le système (entre la sienne et celle de Jay Baruchel, mon cœur balance), surtout qu’il a un débit rapide et il parle tout le temps. Comment tuer Charlie Day ? Par pitié, faites-le taire ! Ce qui m’embête, c’est que j’ai un capital sympathie pour Jason Bateman et Jason Sudeikis, et j’aimerais bien les voir dans un autre registre que la comédie pour ados retardés de 40 ans.

À défaut du trio, les points forts du film sont à mon sens Jennifer Aniston qui est méga sexy (et qui dit un nombre incalculable de choses que seuls les sites pornos peuvent se permettre), Kevin Spacey : si Frank Underwood (son personnage dans House of Cards) se retrouvait en taule et devenait un homme moins respectable, je pense qu’on obtiendrait son personnage dans ce film. Un régal. Chris Pine… J’avoue que lorsque cette gueule d’ange s’essaie à l’autodérision assumée (comme dans Into the Woods, j’y reviendrai dans ma future critique), voire au débile, il me fait rire, justement car il casse cette image très lisse et ce côté très propret collés à son visage de minet. Enfin, Christoph Waltz, je pense qu’il pourrait lire le bottin que ça me suffirait.

En gros, vous êtes amateur d’humour un peu trop lourd, des voix haut perché, de la débilité profonde (on reste loin de Dumb et Dumber De quand même) et de certaines figures du cinéma qui ne se prennent pas au sérieux ? Alors Comment tuer son boss 2 est fait pour vous. Disons que si vos fêtes de fin d’année sont moroses, le film fera l’affaire.

Sortie en salles le 24 décembre.

Ou en français dans le texte : le Frelon Vert.

Comment vous dire que c’est un peu l’arnaque de l’année ce film ?! Sortie hier, vu hier (c’est rare que j’y aille dès la sortie, concours de circonstances). Emballez Simone, c’est pesé !

Pour ceux qui n’ont pas remarqué, réalisé par Michel Gondry. On le sait tous, monsieur Gondry a un univers plutôt particulier, à mi-chemin entre la rêverie et le déstructuré (vous avez tous vu son film au nom imprononçable Eternal Sunshine of the Spotless Mind ?!).

Je ne vais pas vous raconter l’histoire du film, Allociné est votre second ami après Google !

Pour commencer, le film est en 3D. Aucun intérêt. J’ai eu beau la chercher, je ne l’ai pas trouvée ! En revanche, je l’ai remarquée dans la bande-annonce de Tron (à méditer). J’étais sceptique quant au choix du réalisateur et j’avais raison. Mince, Gondry pour un film d’action, non ! Enfin, d’action, je me comprends. Il y a bien une séquence dans le film à la Gondry, avec des effets visuels et de construction particulière, mais elle est trop rapide, du coup, j’ai rien pigé ! Seulement après, quand le personnage principal explique vite fait le tenant de la supercherie à son acolyte de service. L’histoire est chiante et bâclée. Il y a des scènes un peu grosses, comme la voiture dans l’ascenseur (tiens ! Et si je ne sortais jamais de ma voiture ?!). Le méchant joué par Christoph Waltz (très très bon dans Inglorious Basterds) a l’air de tout sauf d’un méchant.

Si je ne devais retenir qu’une chose : les scènes de combat de Kato, bien orchestrées, au ralenti (j’adore le ralenti), mais pas assez nombreuses.

The Green Hornet manque cruellement de peps, de splash, de waouh ! Cameron Diaz ne sert à rien (on dirait Nicolas Cage, qui joue dans n’importe quel film pour avoir de l’argent), Seth Rogen et Jay Chou sont deux comiques de bas étage. Je suis clairement restée sur ma faim.

Vous l’aurez compris, je vous le déconseille, sauf si vous n’avez vraiment rien d’autre à faire!

PS : Il n’y a que le générique de fin qui est en 3D !!

by Miss Bobby

Je continue avec les hostilités cinématographiques. Le réalisateur de mon cœur m’a fortement incitée (si ce n’est obligée) à aller voir avec lui le dernier Q.T. (prononcez Kiou Ti, plus chic), Inglourious Basterds. Je vais en décevoir plus d’un, je ne suis pas une fan inconditionnelle de Monsieur Tarantino (et je ne vous précise même pas le nombre de films que j’ai vu de lui) mais j’ai une bonne raison ! Je n’aime pas le côté boucherie, charcuterie, triperie chez lui ; je suis une âme UN PEU sensible et mes yeux ne supportent pas sa violence démesurée. Bref, revenons à mon mouton.

Inglourious Basterds… étant donné que je connais très peu le travail de Q. (Kiou), j’ai jonglé avec ce que j’avais pu voir, entendre, lire. Pour moi, on y retrouve sa patte, pas partout, les petits travers humoristiques très sarcastiques, ses coupures très Tarantinesques (c’est à la mode en ce moment de mettre des « esques » partout), son générique de début. Selon M.G., il fait beaucoup de rappels au cinéma. J’ai trouvé l’histoire bien ficelée avec des séquences trop longues. Il s’est retenu sur le côté violent (merci) mais il ne l’a pas complètement supprimé (faut pas exagérer non plus).

 

Niveau acteurs, bon, Brad Pitt (je fais partie des rares filles qui ne crient pas d’hystérie en le voyant) a pris un coup de vieux (j’ai remarqué ses rides plus que son jeu)… je pense qu’en version originale, il doit être plus… plus… euh… enfin mieux (désolée). Ce n’est pas son meilleur rôle à mon goût. Mélanie Laurent, parfois bonne, parfois c’est rayé, ça saute comme un vieux disque. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai relevé Diane Krüger qui pour le coup, joue parfaitement bien (cela reste mon point de vue), elle a un jeu très fluide, sans fausses notes. Et je finirai par l’acteur qui m’a totalement bluffée (et c’est rare), Christoph Waltz, qui n’a pas du tout volé sa Palme au dernier Festival de Cannes. Il joue remarquablement bien, en instaurant toujours cette tension lors de ses séquences, ce petit sadisme. Vraiment, là, j’adhère !

Pour en finir, mon côté chauvin a apprécié qu’une bonne partie du film soit en français et tournée en France (dommage que Brad Pitt ne s’est pas essayé en Molière plutôt qu’en rital). Le film est à voir, surtout pour ceux qui vouent une admiration ultime au chef Tarantino. Je regretterais les quelques longueurs.

by Miss Bobby