La mère dans le TGV

Parce qu’on l’a tous croisée…

La jeune mère accompagnée de son bébé, on en prend pitié, forcément, elle est toute seule, mais faut pas déconner non plus ! Au lieu de prendre deux places, elle en a pris qu’une, ça va qu’il y avait encore de la place dans le TGV, car le bébé et son fauteuil portable (il doit y avoir un terme plus technique), prennent une place rien qu’à eux. Les personnes en face de nous ont dû jouer aux chaises musicales. Pas merci, rien. Bon. Elle n’a pas arrêté de marcher sur le pied de Manureva. Pas d’excuse, rien. Bon. Elle répondait régulièrement au téléphone qui n’était pas sur vibreur. Elle a fredonné des berceuses (pas le plus gênant à la limite). Mais le comble de l’impolitesse, la goutte de pipi qui fait déborder la couche : elle a changé la couche de son gamin devant nous et a mis la couche dans la petite poubelle. Joie, bonheur, odeurs. C’est-à-dire que je veux bien qu’une mère avec un enfant soient prioritaires hein, toutefois, ça ne l’excuse pas d’être malpolie et dégoûtante.

Un futur enfant mal éduqué quoi !

À éradiqué au lance-flammes !

by Miss Bobby

Les festivaliers à Cannes

Parce qu’on a les a tous croisés…

Je suis prête à parier que vous n’avez pas tous croisé les deux personnalités qui ont gagné le droit d’être dans mon lance-flammes. Le Festival de Cannes, ses Cannois et ses stars. De la paillette droit dans l’œil ! C’est avec un regard averti que j’ai pu repéré (sans trop de difficultés) :

– Les traines-savates : porter des tongs ne donne pas le droit de trainer des pieds. *Schcrtch schcrtch schcrtch* que c’est énervant. Levez les pieds bon sang !

– Le festival du mauvais goût : j’en ai vu des tenues moches dans ma vie, mais autant et en si peu de temps, ça pique.

– L’homme qui drague et qui pourrait être mon père. Merci, mais non merci.

– Les vieux, et surtout les vieilles, sont incroyablement désagréables. Ça forcerait presque le respect la vanne bien sentie.

– La vieille aigrie : après la cérémonie de clôture, des places se sont libérées pour le film. Elle a donc choisi de changer de place. Malheureusement, un jeune garçon qui lui en avait juste profité pour aller aux toilettes, a voulu réclamer sa place (afin d’être à côté de ses copains et de l’adulte qui les encadrait), eh bah croyez-le ou non, il a fallu s’y mettre à plusieurs pour qu’elle daigne bouger dans une des nombreuses places vacantes. Évidemment « c’est moi, à 78 ans, qui doit bouger ». Pas la peine de s’éterniser hein.

– La dame qui réclame une invitation à ceux qui passent devant elle avec le précieux sésame (nous en l’occurrence), et parce que nous n’en avions pas une en plus, a râlé un « ils pourraient faire un effort quand même ! ». Bah attends, je vais te donner ma place, et je vivrais ma première montée des marches un autre jour ! Ça me fait plaisir.

Et le meilleur pour la fin, enfin, la meilleure :

– Nous avons croisé Maïwenn et Emmanuelle Bercot qui attendaient le même ascenseur que nous. Des blogueurs ont félicité Bercot pour sa palme (qui les a remerciés) et Maïwenn, qui a eu la grandeur de leur répondre « ça pue ici ! ». Grande classe ! Effectivement, ça puait, mais un merci ne t’aurait pas écorché le trou béant qui te sert de bouche. Et parce que c’est une femme incroyable, elle a tenté de nous « rabaisser » subtilement dans l’ascenseur, en demandant clairement à Bercot si sa veste était de Dior. Maïwenn, je portais une robe H&M et je t’em**** !

Du pseudo glamour quoi !

À éradiquer au lance-flammes !

by Miss Bobby
Miss Bobby_Cannes2015

Miss Bobby_Cannes2015

C’était un après-midi en semaine, Manureva m’appelle et me dit : « tu voudrais vivre une aventure un peu folle avec moi ? ». J’aime bien le mot aventure, il éveille l’excitation chez moi. Elle me demandait si je souhaitais partir avec elle le 24 mai, pour participer à la cérémonie de clôture du 68è Festival de Cannes (tout compris). Waouh ! Elle a l’art de gagner les concours.

C’est ainsi, que nous avons embarqué le 24 dans le TGV de 7h19, notre tenue spéciale « montée des marches » dans nos valises, direction la croisette. Ce ne fut pas une mince affaire de trouver une tenue adéquate : parce qu’on n’a pas forcément le budget pour aller avec (non Dior n’est pas accessible à tous) et puis surtout, il faut voir grand, glamour, chic. « Trop » ne fait pas partie du vocabulaire cannois.

Miss Bobby_Cannes2015

Je partais avec deux idées en tête : 1. Qui dit beau concours, dit star et qui dit star, dit lunettes de soleil et rien que les lunettes de soleil (pas toute nue non plus !). 2. Voir Jake Gyllenhaal de très très près. Je peux déjà vous spoiler la fin, nous n’avons pas vu mon mari. Au moins, j’étais au même endroit, en même moment et pas très loin, ce qui est toujours mieux que des kilomètres de séparation.

Miss Bobby_Cannes2015

Arrivées à 12h30 à Cannes, nous avons rejoint l’hôtel Gray D’Albion (excusez du peu), afin d’y déposer nos valises et rencontrer les autres gagnants ainsi que l’équipe de choc et de charme d’OCS (c’est eux qui offrait ce grand bonheur). Programme : accréditation temporaire et nominative pour la journée, donnant accès aux « coulisses », à l’arrière du palais et à notre déjeuner au bord de la mer à la plage des Palmes. La plus grande difficulté a été d’éviter les coups de soleil en soulevant la coupe de champagne durant l’apéro. Dur. Un déjeuner délicieux, autour de la bonne humeur. Vent de panique (non, je n’en fais pas de trop. Je vous l’ai dit, on en fait jamais de trop durant le festival) avec l’arrivée d’un énorme nuage gris et de la fraîcheur. Ce n’est pas un nuage qui va gâcher notre montée ! Ensuite, notre duo a fait un détour pour voir le palais vide, l’effervescence des passants, les fameux escabeaux, l’organisation (ça parait simple comme ça devant sa télé) et nous en avons profité pour faire une bise au jeune V., qui a vécu son premier festival comme blogueur et qui allait tenter de dénicher une invitation pour la cérémonie (tout le monde n’a pas notre chance). Il a réussi, pour ceux que ça intéresse, il est tellement débrouillard ce garçon ! Passage à la boutique officielle pour Manureva, faut dire que les cartables bleus distribués à la presse étaient très chouette. Fin de cette petite promenade avec le retour à l’hôtel et la découverte de notre chambre 4 étoiles. Petite frayeur : nos valises ont mis du temps à arriver dans notre chambre, nous faisant perdre de précieuses minutes qui auraient été utiles à nos coiffures. Ah oui, j’ai oublié de préciser, vous ne montez pas les marches quand bon vous semble. Vous avez un créneau horaire. Forcément, 15h30 à la chambre, nous devions être prêtes et présentes dans le lobby à 17h35. Nous avons pu seulement démarrer que vers 16h. Douche + lavage de cheveux + maquillage sophistiqué + tentative de coiffure sophistiquée + tenue + donner des coups de main à l’une et à l’autre, eh bien mine de rien, moins de 2h, c’est court pour se préparer.

Atteindre le tapis rouge

Vous allez sortir dehors, en tenue de soirée/gala/festival/de star, c’est votre première fois, vous êtes magnifique (si si, vous êtes beau quand même, plus qu’en temps normal). Le chemin jusqu’au palais est balisé, la police fait la circulation, il y a des voitures officielles qui arrivent en masse et l’entrée démarre au milieu de la rue (bien plus haut), c’est là qu’il faut montrer pour la première votre sésame, l’invitation. Juste avant ce passage, vous avez un paquet de personnes, essentiellement des femmes en tenue de soirée (de ce que j’ai vu, car vous ne pouvez pas vraiment vous attarder), avec des pancartes, vous demandant si vous n’avez pas une invitation en plus. Avec un peu de chance, on vous râlera dessus (mais j’y reviendrai dans un lance-flammes dédié). Des photographes (le genre de ceux qu’on croise en boite de nuit) nous ont arrêté pour nous prendre en photos. Cette impression d’être connu est exaltante, même si complètement erronée. Une fois le premier passage passé, nous avons marché jusqu’au second, plus près du palais, des gens accoudés aux barrières de sécurité vous regardent, là, on se dit qu’avoir une jolie démarche est un plus, même si on est personne. Deuxième passage. Nous approchons du palais qui est maintenant blindé de photographes, de monde et de gens. Nous n’entrons pas par le bout du tapis (il faut un billet orchestre), mais par l’entrée corbeille (c’est moins bien que l’orchestre, mais mieux que le balcon).

Miss Bobby_Cannes2015

Moment fatidique

Une fois le troisième passage, nous sommes arrivées doucement sur les marches, hésitantes, puis tout s’est enchaîné à une vitesse folle, au point qu’il est impossible de comprendre ce qu’il s’est passé : on a envie de profiter du moment, mais en même temps de prendre des tonnes de photos. Choses très compliquées pour deux raisons : les photographes, d’une rare gentillesse, qui nous somment de nous pousser (n’oublions pas, nous ne sommes rien du tout) et les pousseurs, ces mecs qui vous disent d’avancer, de ne pas rester dans le passage, de ne pas prendre de photos, de vous pousser, d’avancer, d’avancer, d’avancer. Hey ! Mais laissez-moi le temps d’en profiter bon sang ! Je ne le fais pas tous les jours ! C’est stressant (je ne vous dis pas ma tronche sur les photos). Nous avançons lentement, regardant la tonne de photographes criant et flashant, nous tentons de nous photographier en prenant quelques poses sympathiques et nous essayons d’atteindre le moins vite possible les fameuses 24 marches. Une fois l’escalier atteint, rebelote : pousseurs, tentatives de photos. Et en ce qui m’a parue durer 2 minutes et qui en a durer 10 (enfin je crois), nous étions en haut. Quoi ?! Déjà ?? Une fois dans le palais des festivals, j’ai constaté que le personnel était très poli. Le groupe nous attendait à l’entrée de la salle, nos premières réactions nous sont demandées : « je n’ai pas compris ce qui s’est passé tant c’était rapide. Nous avons essayé de prendre notre temps, mais les pousseurs sont stressants ». Voilà comment j’ai ressenti cette expérience hors normes. Une fois installées dans la salle, nous nous sommes rendues à l’évidence que nous ne verrons que Jake Gyllenhaal (et les autres) seulement de notre place, heureusement, nous étions du côté du jury.

La cérémonie de clôture

Autre moment fort : le début de la cérémonie, cette musique distinctive, le discours de Lambert Wilson, l’arrivée du jury et comprendre que cette année, nous ne la regarderons pas devant notre télévision. Émotions. Nous y sommes ! Nous avons pu remarquer que le jury s’ennuie, qu’en vrai, c’est beaucoup plus émouvant, j’ai failli pleurer avec le très beau discours de Vincent Lindon. Une fois la cérémonie terminée, chacun se félicite et s’embrasse, tout le monde part, les techniciens enlèvent le décor, le film de clôture, La Glace et le ciel est annoncé. À la fin de la projection, l’équipe du film est applaudit.

68è Festival de Cannes – Cérémonie de clôture

En attendant mon article, la cérémonie de clôture du 68è Festival de Cannes vue de l'intérieur. Mieux qu'à la télévision.

Posted by Miss Bobby on mercredi 27 mai 2015

Notre folle journée cannoise s’est terminée au Majestic, au restaurant La petite maison de Nicole, où certaines personnalités sont passées (Maïwenn, Michel Denisot, Leïla Bekhti, Emmanuelle Bercot) pendant que nous nous régalions de notre repas. C’est ici que le rêve s’est terminé, que le groupe s’est divisé et que nous avons remercié OCS pour cette formidable aventure. Nous avons rejoint quelques blogueurs fatigués par leur festival, nous avons tenté d’entrer à LA soirée sur le toit du Marriott, à défaut d’y avoir accédé, nous avons croisé Frances McDormand et Ariane Labed, nous avons pris l’ascenseur avec « l’adorable » Maïwenn aka la malpolie et Emmanuelle Bercot ou l’art d’être une personnalité connue et de te regarder de haut (elles ont certainement oublié qu’un jour, elles n’étaient rien. Elles sont encore loin d’atteindre George Clooney). Nous avons terminé en apothéose en soulageant nos pieds dans un bain chaud (merci les talons). Je vous passe la journée du lendemain, la « farandole de corn flakes » du petit déjeuner, la balade sur la plage, la bonne grosse glace, le cocktail sur une plage privé et le retour.

Un immense merci à Manureva de m’avoir choisie pour cette journée unique ainsi qu’à OCS pour ce très beau cadeau, l’organisation aux petits oignons, les autres participants ultra sympa et à Thierry et Géraldine, deux amours. Grâce à vous, je me suis senti star le temps d’une soirée !

by Miss Bobby
Miss Bobby_La tête haute

Miss Bobby_La tête haute La Tête haute, le nouveau film d’Emmanuelle Bercot a fait l’ouverture du 68è Festival de Cannes et nous avons eu la chance de le voir en même temps que sa diffusion cannoise.

Sujet particulièrement difficile que cette tête bien perchée : l’éducation parentale, le passage à l’adolescence, les difficultés psychologiques, la justice. Des thèmes bruts centrés autour de Malony qui a mal démarré dans la vie : un père décédé, une mère trop jeune qui ne comprend pas ses responsabilités, ni comment elle doit élever un enfant, traumatisant son fils à renforts de vulgarités et d’un manque d’amour, ou du moins, d’un absence total de jugement, de prise de conscience, et surtout, un manque cruel de maturité.

La Tête haute fait exploser le talent du jeune acteur Rod Paradot, repéré au détour d’un casting sauvage, débarquant de son CAP dans un univers qui lui est totalement inconnu et faisant face au monument français qu’est Catherine Deneuve. Bon pressenti pour Emmanuelle Bercot, Paradot incarne terriblement bien Malony, à la fois dur, sensible, violent, le jeune homme ne joue pas, il vit son personnage, dégageant une rage profonde, un mal-être, oscillant entre une personnalité qui tente de s’en sortir, et qui replonge à la moindre contrariété. Rod Paradot exprime avec une sensibilité inouïe les démons, les doutes et le déchirement qui éclatent dans la tête de Malony. Benoît Magimel ressort enfin de sa sieste en nous offrant un éducateur spécialisé hanté par son passé et à fleur de peau, ne tombant jamais dans le sur-jeu. Quant à madame Deneuve, point d’éclat, mais un personnage qui cache difficilement sa tendresse et son grand cœur derrière une poigne ferme, rendant son personnage attachant. Mon regret se porte sur Sara Forestier, cantonnée au même genre de personnages paumés depuis quelque temps, ne sortant rien d’original à l’écran. De plus, son dentier m’a sacrément gênée (ce n’est pas de sa faute cela dit), volonté d’accentuer les traits ingrats de son personnage (les vêtements, la maquillage et le cheveu gras sont pourtant suffisants).

Le film aurait mérité quelques coupes pour ne pas avoir ce ressenti d’avoir vu un film de plus de deux heures. Certains passages sont maladroits, mal expliqués et confus, notamment sur le traitement de la relation sentimentale, en l’occurrence comment elle débute. Aussi, une justice bien clémente, un peu trop parfois, qui ne doit pas être représentative de notre système judiciaire, où la juge laisse plus paraître sa sensibilité, sa peine, plus qu’elle ne prend des décisions drastiques, alors que Malony enchaîne les déconvenues. La Tête haute, malgré quelques défauts, qu’on lui pardonnera, n’en reste pas moins percutant et fort en émotions.

En salles depuis le 13 mai.

by Miss Bobby
Miss Bobby_DVD_Mommy

Miss Bobby_DVD_Mommy Peut-on vraiment se remettre  d’un film comme Mommy ? Avec sa prochaine sortie en vidéo, je me pose toujours la question et la réponse est pourtant évidente : non.

Ce que je suis sur le point de vous dire démontre que Mommy est bien plus qu’un film, c’est une expérience douloureuse (dans le bon sens du terme, s’il y a vraiment un sens positif à la douleur), marquante au fer rouge, qui peut laisser une cicatrice. Je me considère actuellement comme fraichement cicatrisée, j’aurais pu revoir le film, mais cela aurait fait trop mal. Je n’ai pas eu le courage de me ré-infliger ça. Ne vous y méprenez pas, douleur il y a eu, mais pour un film incroyable, un chef d’œuvre comme rarement j’en ai croisé.

Xavier Dolan, jeune génie, a réussi à sortir du profond de son être un bijou. J’en reste encore médusée et fascinée. Être capable de faire ressentir autant de choses aux spectateurs…

À ceux qui demanderont quelle est l’histoire, j’ai envie de leur répondre : c’est l’histoire d’une mère et de son fils adolescent en difficultés. C’est amplement suffisant. Vous et moi savons que la relation peut être compliquée, cette complexité est retranscrite avec beaucoup de justesse, de sensibilité, d’humilité et d’honnêteté, qu’on en vient à avoir de l’empathie, voire à s’intégrer entièrement à la situation.

Tout est réfléchi, utile : des effets visuels, en passant par la bande originale, les dimensions de l’écran très réduites qui peuvent perturber et qui perturbent. Et le choix des acteurs… Le choix des acteurs… Une claque venue du Canada, inconnus en Métropole, déjà croisés dans la filmographie de Dolan, retenez bien ces trois noms, car ils vous mettront sur le carreau : Antoine-Olivier Pilon, Anne Dorval et Suzanne Clément. Ces acteurs ont su dépasser certaines limites dans l’incarnation de personnages. Ils sont tout bonnement incroyables et criant de vérité, tout comme le film.

Drôle, touchant, violent, triste, passionné, troublant, Mommy vous plongera à cœur perdu dans cette relation difficile. Pour reprendre ce que Xavier Dolan a très justement dit dans On n’est pas couché : « je mets le spectateur au même niveau que les personnages ». C’est exactement ça, il arrive à vous immerger et à vous ballotter d’un personnage à un autre, avec ses espoirs et ses désillusions, malmenant votre cœur comme il malmène la Mommy et son fils.

Tant de choses à dire et si peu de mots qui sortent pour une expérience qui m’a fait mal, pour un film qui donne envie de s’asseoir sur un banc pour vous laisser digérer ce qui vient de vous arriver, vous laissant perdu.

Mommy est une aventure cinématographique qu’il est rare de vivre. Ne la manquez pas !

Bonus :

– Entretien audio avec Xavier Dolan (48 minutes) : Xavier Dolan parle de sa filmographie, de sa manière de construire chaque film différemment.

– Entretien avec Xavier Dolan, Anne Dorval et Suzanne Clément (19 minutes) : l’expérience cannoise, les émotions ressenties et l’accueil du public. Comment l’ont-ils vécu ?

– Discours de Xavier Dolan à Cannes (6 minutes)

– Revue de presse

– Crédits

Sortie en vidéo le 18 mars.

by Miss Bobby

Je continue avec les hostilités cinématographiques. Le réalisateur de mon cœur m’a fortement incitée (si ce n’est obligée) à aller voir avec lui le dernier Q.T. (prononcez Kiou Ti, plus chic), Inglourious Basterds. Je vais en décevoir plus d’un, je ne suis pas une fan inconditionnelle de Monsieur Tarantino (et je ne vous précise même pas le nombre de films que j’ai vu de lui) mais j’ai une bonne raison ! Je n’aime pas le côté boucherie, charcuterie, triperie chez lui ; je suis une âme UN PEU sensible et mes yeux ne supportent pas sa violence démesurée. Bref, revenons à mon mouton.

Inglourious Basterds… étant donné que je connais très peu le travail de Q. (Kiou), j’ai jonglé avec ce que j’avais pu voir, entendre, lire. Pour moi, on y retrouve sa patte, pas partout, les petits travers humoristiques très sarcastiques, ses coupures très Tarantinesques (c’est à la mode en ce moment de mettre des « esques » partout), son générique de début. Selon M.G., il fait beaucoup de rappels au cinéma. J’ai trouvé l’histoire bien ficelée avec des séquences trop longues. Il s’est retenu sur le côté violent (merci) mais il ne l’a pas complètement supprimé (faut pas exagérer non plus).

 

Niveau acteurs, bon, Brad Pitt (je fais partie des rares filles qui ne crient pas d’hystérie en le voyant) a pris un coup de vieux (j’ai remarqué ses rides plus que son jeu)… je pense qu’en version originale, il doit être plus… plus… euh… enfin mieux (désolée). Ce n’est pas son meilleur rôle à mon goût. Mélanie Laurent, parfois bonne, parfois c’est rayé, ça saute comme un vieux disque. Pourquoi ? Je ne sais pas. J’ai relevé Diane Krüger qui pour le coup, joue parfaitement bien (cela reste mon point de vue), elle a un jeu très fluide, sans fausses notes. Et je finirai par l’acteur qui m’a totalement bluffée (et c’est rare), Christoph Waltz, qui n’a pas du tout volé sa Palme au dernier Festival de Cannes. Il joue remarquablement bien, en instaurant toujours cette tension lors de ses séquences, ce petit sadisme. Vraiment, là, j’adhère !

Pour en finir, mon côté chauvin a apprécié qu’une bonne partie du film soit en français et tournée en France (dommage que Brad Pitt ne s’est pas essayé en Molière plutôt qu’en rital). Le film est à voir, surtout pour ceux qui vouent une admiration ultime au chef Tarantino. Je regretterais les quelques longueurs.

by Miss Bobby