Miss Bobby_Le Grand Musée

Miss Bobby_Le Grand Musée Je ne sais pas si vous êtes comme moi, mais quand je vais dans un musée, je me pose plein de questions sur le fonctionnement, notamment ce qu’il se passe durant les heures de fermeture. Non ? Je suis la seule à m’interroger sur la fourmilière que peut être un musée ?! C’est ce que montre en partie le documentaire Le Grand Musée.

Direction Vienne, durant la restauration d’une des ailes du Musée de l’Histoire de l’Art pour l’arrivée d’une nouvelle exposition, où une équipe a suivi l’organisation des travaux, le travail sur les œuvres, la minutie sur le décrochage, le rangement, l’accrochage, l’analyse de peintures, la disposition extrêmement précise des objets et peintures dans une vitrine ou sur un mur. C’est particulièrement intéressant d’accéder à ce monde fermé, de passer du gardien à la directrice, jusqu’au marketing à la gestion comptable, du nettoyage aux manutentionnaires. Chacun a un rôle défini, un savoir-faire précieux et rare, car travailler dans un musée demande des compétences spécifiques, qui n’est pas à la portée de tous, où la minutie et le sens du détail sont des maîtres-mots.

Le Grand Musée éclaire très bien ce pan qui nous est inconnu. Sans voix-off, les images nous permettent de nous faufiler discrètement, essayant de ne rien déranger au passage, la caméra n’est qu’un œil discret et sobre, assouvissant la curiosité du public/spectateur. Il n’est en cela jamais intrusif et ne garde que l’essentiel des paroles du personnel.

Amateurs d’art, de culture, de patrimoine, et curieux dans l’âme, Le Grand Musée saura vous ravir.

Sortie en salles le 04 mars.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Projet Almanac

Miss Bobby_Projet Almanac Alors, autant vous le dire tout de suite, si vous pensez que l’histoire tourne autour d’une rébellion de facteurs lors de la distribution annuelle de leur fameux almanach à chatons, je suis désolée de vous décevoir, mais il n’y a aucun rapport. Ceci étant dit, je ne vous dis pas non plus que Projet Almanac relève du chef d’œuvre, très loin de là.

De la bonne grosse plantade en veux-tu en voilà. En bonne plâtrée en plus. Ah c’est triste quand même, mais quand on ne sait pas jouer avec les codes du voyage dans le temps, on s’abstient. Idem avec le found footage bon sang ! Même à Space Mountain je n’avais pas eu autant la tête qui tourne et la nausée.

Projet Almanac, le film qui vous fera tourner en rond sans bouger de votre siège. Déjà quand un film met un temps fou à démarrer, vous pouvez considérer que ça ne sent pas bon : une introduction qui n’en finit plus, retardant autant qu’elle le peut le moment où on va pouvoir s’amuser. Une fois votre première sieste passée, l’action entamée pour améliorer le futur en faisant un détour par le passé, les hostilités commencent et ça sera le début de la fin ou comment perdre le spectateur avec une erreur fatale ! Vous vous doutez bien qu’à un moment donné, ces jeunes fous ne peuvent pas indéfiniment s’amuser à retourner dans le passé sans qu’une connerie ne leur tombe dessus, un peu d’enjeu dramatique que diable ! Sauf que l’enjeu dramatique pour les personnages, pas de problème, mais delà à donner une tournure dramatique pour le public, vraiment, ce n’était pas nécessaire. Insuffler de nouveaux éléments à l’histoire sans en donner la source exacte, puis continuer en ce sens toujours sans explications et creuser encore, non ! La logique du voyage dans le temps explose emportant avec elle le scénario qui ne tenait qu’à un fil. Le spectateur se retrouve comme le personnage principal, piégé dans un engrenage dans lequel il ne pige absolument plus rien, jusqu’à cette fin monumentale, réduisant ce que nous avons enduré à… rien. Merci. Au revoir !

Projet Almanac ne vaut même pas le coup de rejoindre la catégorie film du dimanche soir, il n’y a rien à garder malheureusement. J’aurais voulu sauver les meubles, mais je n’ai aucune matière pour le faire : le réalisateur doit être atteint de Parkinson pour nous servir un film aussi tremblotant, les acteurs ne dégagent aucune émotions, le scénario part en fumée. Le film est une mauvaise cuite qu’on fera en sorte de vite oublier, se promettant de ne jamais plus recommencer, jusqu’à la prochaine fois.

Sortie en salles le 25 février.

by Miss Bobby
Miss Bobby_DHD_Gone Girl

Miss Bobby_DHD_Gone Girl Une fois n’est pas coutume, je ne vous propose pas un test Blu-Ray ou DVD, mais un DHD. Késako ? Une copie Digitale du film et en Haute Définition. Très simple de fonctionnement, il vous suffit d’avoir un compte sur iTunes Store et il vous suffira soit d’acheter le film, soit comme moi, d’entrer un code. Le film sera disponible sur tous vos supports : ordinateur, téléphone, tablette ou télévision connectée. En gros, vous pourrez le visionner n’importe où, seul dans les transports ou chez des amis. Pratique non ?

La grande question étant : faut-il lire le livre avant de voir le film ? Mon conseil : lisez le livre après, pour avoir l’entière surprise au cinéma, sachant que le livre vous apportera de la matière en plus.

Gone Girl aurait pu partir sur l’histoire d’un couple : de la rencontre, à leur évolution, en passant par les coups durs jusqu’à ce moment fatal où la femme disparaît, les soupçons se portant sur le mari. C’était sans compter sur le livre Les Apparences de Gillian Flynn et l’homme derrière la caméra qui n’a absolument plus rien à prouver : David Fincher. À eux deux, ils ont réussi à mener le spectateur par le bout du nez, le laissant s’installer tranquillement dans ses questionnements, puis en l’extirpant violemment pour ensuite lui replonger la tête dedans. Oui, l’expérience est particulière, mais croyez-moi, elle vaut le détour, et plutôt deux fois qu’une.

La prouesse de ce film formidable, vient avant tout de l’histoire, qui, reconnaissons-le, est propre à Gillian Flynn, nous portant dans le machiavélisme, la tromperie et qui nous malmène autant qu’elle malmène Nick Dunne, divinement interprété par Ben Affleck qui sort depuis quelques temps de sa coquille de jeune premier lisse. Quand à cette femme, bafouée, Amy, remarquablement jouée par Rosamund Pike, impeccable de bout en bout, offrant une palette de jeu éblouissante. S’ajoute à cette histoire pesante, à ces acteurs bien au-delà des limites, un réalisateur qui – selon les retours, car je n’ai pas lu le livre – a su retranscrire le rythme et le découpage du livre. Ce n’est pas donné à tout le monde d’adapter fidèlement une oeuvre papier. Il n’y a rien à redire : tout est calibré, détaillé, pensé, rythmé pour vous faire cogiter.

Dans une autre perspective que Mommy, vous vous sentirez mal pendant le film, vous serez surpris, parfois choqués, vous vous demanderez jusqu’où ça ira…

Ne soyez pas frileux lorsque vous verrez que Gone Girl dure 2h29, vous ne les verrez pas passer.

En plus sur le DHD :

Il n’y a pas de bonus contrairement à un DVD ou à un Blu-Ray, mais la qualité d’image est aussi bonne que celle d’un Blu-Ray, vous avez néanmoins accès au film en anglais ou français, avec un paquet de sous-titres. Egalement, la version du film avec les commentaires de David Fincher, un onglet « équipe du film » pointant sur la filmographie des deux acteurs principaux, des deux secondaires et du réalisateur (et vous proposant de télécharger légalement leurs films respectifs) et enfin, une dernière section qui vous dirigera vers les produits associés.

Disponible en DHD depuis le 08 février et en Blu-Ray et DVD depuis le 11 février.

Je vous mets une petite photo du Buzz kit que j’ai reçu pour l’occasion, accompagné d’une charmante lettre d’Amy me racontant à quel point la Saint Valentin est une fête hypocrite, où chacun fait semblant. Elle, elle préfère une bonne bouteille de vin (du Chardonnay), des chocolats Pierre Hermé, un bon film (Gone Girl) à regarder avec des amies ou seule, tout en griffonnant dans son journal intime.

Miss Bobby_Buzz Kit_Gone Girl

by Miss Bobby
Miss Bobby_Snow in paradise

Miss Bobby_Snow in paradise Quand je lis ce titre, j’ai la vision de grandes plaines enneigées sous un soleil éclatant. Aaaahh tomber dans la poudreuse et s’en mettre plein le nez… Il vaudrait mieux vous arrêter sur cette deuxième analyse du titre, car Snow in Paradise n’est pas un film sur le snowboard et autres joies du ski. On aurait préféré.

Conseil de prime abord : évitez la bande-annonce, si vous ne voulez pas voir un condensé du film avant de vous rendre en salles. Après vérification, tout ce qu’il y a de plus intéressant, de plus palpitant se trouve dans les 50 premières minutes du film, après vous pouvez faire une sieste. Et encore, si vous n’avez pas fait l’erreur comme moi de regarder la bande-annonce ! Dès le début on est plongé dans une atmosphère lourde, annonçant la couleur : il va se passer quelque chose à un moment donné et ça n’aura encore rapport avec le ski. Bien. On attend, on s’y prépare, on commence à ronger ses ongles, la tension monte, monte (sauf si on sait d’avance à cause de la bande-annonce, du coup, il y a moins de tension), jusqu’au point de non retour. Puis plus rien jusqu’à la fin. Les tentatives pour faire regonfler le soufflé ne prennent pas et finit par retomber complètement à plat. Tout le plus palpitant de l’histoire est concentré sur ces 50 minutes (sachant que le film dure 1h48), qui auraient pu être bien plus riches en tension, en torture mentale à nous ronger carrément les doigts, pour ensuite partir dans le psychologique. Mais non, le propos divague complètement, comme le personnage principal, qui ne s’est plus quoi faire, se perdant en conjoncture et par la même occasion, nous perdant au passage.

Je vous passe les 5 dernières minutes du film qui laissent sur le banc de touche.

Sortie en salles le 04 mars.

by Miss Bobby