Miss Bobby_DVD_This is where I leave you

Miss Bobby_DVD_This is where I leave you This is where I leave you n’a pas profité d’une sortie en salles, ce qui est dommage, car pour un film porté sur la famille, avec une tendance à la discussion ainsi qu’à la remise en cause, je l’ai trouvé intéressant.

C’est typiquement le genre de film qui ne fait pas d’éclat, mais où certains y trouveront leur compte (comme moi). Une fratrie de quatre membres et leur mère doivent se retrouver ensemble durant sept jours pour commémorer la mort du père, une occasion de se revoir, de se disputer, de faire le point.

This is where I leave you est sans prétention, se focalisant uniquement sur les personnages et leurs relations. Les acteurs ont été relativement bien choisi, apportant une cohérence familiale et dégageant réellement quelque chose à l’écran, sorte de fluidité. J’avoue que ceux qui sont célibataires auront du mal à s’identifier, mais ceux en couple, qui ont des problèmes pourront y trouver leur compte.

Bonus :

– Un petit supplément entièrement consacré au personnage Rabbin Charles Grodner et de son hilarant interprète Ben Schwartz.

Sortie en vidéo depuis le 27 mai.

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Miss Bobby_About Alex

Miss Bobby_About Alex About Alex est de loin l’OVNI de chez Sony le plus intéressant que j’ai vu. Le film s’attarde sur un trentenaire qui a tenté de mettre fin à ses jours et qui se retrouve chez lui entouré de ses plus proches amis qu’il n’a pas revu depuis longtemps.

About Alex n’a pas choisi la facilité en choisissant le thème du suicide, mais développe les relations amicales ancrées, l’évolution de la vie, les chemins qui se séparent. En effet, suite à la nouvelle, les amis d’Alex décident de le rejoindre pour le soutenir et comprendre son geste. Le film dégage une certaine sincérité, proche de la réalité : chacun réagit à sa manière, sans être forcément bonne, tout en surmontant les fantômes du passé, les actes manqués ou les amours secrets. Il faut savoir que ce sont des amis de longue date, ils se sont rencontrés à la fac, lieu de tous les possibles où l’avenir est devant soi. Cet acte de détresse est un déclencheur à leur vie, pour remettre les pendules à l’heure, dévoiler les non-dits, s’épancher sur ce que l’on aurait voulu être et ce que l’on est devenu.

Pour les fans de la série New Girl, vous reconnaîtrez certainement Schmidt (Max Greenfield), et peut-être Jason Ritter qui interprète Alex, repéré dans plusieurs séries.

About Alex est finalement about his friends (à propos de ses amis), une réunion annuelle provoquée par de graves circonstances, où la belle part est faite à l’égoïsme et à l’individualisme. Il mentionne essentiellement qu’il ne faut pas attendre les drames ou le dernier moment pour prendre conscience de la vie et de l’importance de son entourage.

Bonus :

– Toute la vérité sur Alex (5 minutes) : making of

– Le script (4 minutes)

– Maison d’Alex (3 minutes) : l’équipe s’exprime sur les difficultés qu’elle a eu pour trouver la maison idéale, correspondante aux attentes du réalisateur. Il cherchait une maison assez vieille et ils ont trouvé leur bonheur avec une vieille ferme.

– Les tenues des personnages (3 minutes) : le travail de la styliste s’est orienté sur des mots clés définis pour chaque personnage. Elle a dû également jongler sur l’évolution des personnages depuis la fac, la cohérence entre-eux. Les costumes devaient refléter leur personnalité, leur travail et la place dans le groupe.

– La cascade de nuit (2 minutes) : Selon le producteur, cette cascade a été très longue et redondante à tourner. Cela dit, la responsable des cascades explique dans ce segment comment s’est organisé et monté ce moment.

– Bandes-annonces

Sortie en VOD depuis le 27 mai.

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Miss Bobby_Loin de la foule déchaînée

Miss Bobby_Loin de la foule déchaînée Loin de la foule déchaînée, j’aurais dit : loin de déchaîner les foules, tellement loin à perte de vue que même en plissant des yeux, on ne distingue pas à l’horizon le déchaînement.

C’est typiquement le genre de film qui ne me plaît pas et qui ne m’inspire même pas pour un article. Je ne vois pas comment détailler le fait que ça tourne autour du pot sur 1h45. C’est dire. Une nana, quatre prétendants ! Pour faire son marché, c’est toujours pratique d’avoir du choix. Une femme qui se proclame indépendante, forte, entrepreneuse, qui a de bons partis qui lui tournent autour et qui s’éprend d’un mauvais garçon qui n’en a rien à faire, se mettant dans la peau de la femme fragile, qui baisse la garde. Typique ! Difficile de résister à la moustache frétillante, je comprends.

C’est d’une lenteur, on suit la demoiselle au quotidien faire face à ses nouvelles tâches qu’elle a dû acquérir en récupérant la ferme familiale. Elle repousse ses prétendants… Non, je m’excuse, elle ne les repousse pas, elle tourne un peu autour du pot, sans trop savoir ce qu’elle veut, ni qui choisir et finit par ne pas s’investir. Super ! Et ça, ça dure 2h ! C’est tout. Certains ont fait un rapprochement lointain avec Autant en emporte le vent, moui, très très lointain alors.

Si je résume un peu, Loin de la foule déchaînée a un scénario qui tourne en rond, une réalisation qui titille les grand pâturages, les grands accomplissements sur fond de dragouille (attention, je t’ai envoyé une carte pour la Saint Valentin, piouf !). Un film qui porte très bien son titre !

Sortie en salles le 03 juin.

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Miss Bobby_Blu-ray_Toute première fois

Miss Bobby_Blu-ray_Toute première fois Vous vous êtes toujours dit que faire virer un homosexuel de bord était impossible ? Vous allez peut-être changer d’avis avec Toute première fois. Jérémie a un petit problème : il va se marier avec Antoine, sauf qu’un soir, il dérape avec une fille. Aïe. Mettez vous à sa place : vous êtes en couple depuis 10 ans, vous êtes amoureux, et vous vous rendez compte que vous avez un faible pour une personne du camp adverse ! Il y a de quoi être chamboulé ! D’habitude, on parle de ces hétéros qui deviennent homos, mais c’est vrai que le contraire n’est pas totalement inenvisageable (on cherche encore des témoignages).

Toute première fois (hormis de présenter un superbe plan sur le fessier très agréable de Pio Marmaï – là, toute de suite, j’ai éveillé l’intérêt du lectorat féminin – si, si, ne faites pas semblant avec moi) est un savant mélange d’humour bien calibré (et ce n’est pas Franck Gastambide qui va dire le contraire – mesdames, si vous avez bien compris la subtilité, je vous confirme que vous ne verrez pas que le derrière de Pio) et d’une histoire fraîche ainsi qu’originale. Et ça, ça fait du bien au cinéma français (qui ne s’est jamais mieux porté qu’en ce mois de janvier). Tout y est : de l’amour compliqué pour les plus romantiques d’entre-vous, de l’humour trash, bien senti, déposé aux bons moments pour les plus délurés, de la fille jolie et pas bête pour les amateurs et du beau gosse pas con pour les amatrices. Et puis bon, un peu de drame, n’oublions pas que c’est de l’amour compliqué, qui dit complications, dit forcément remise en questions, doutes, choix, etc. Si vous n’y trouvez pas votre compte, je ne peux plus rien pour vous !

Toute première fois vous fera rire beaucoup. Mesdemoiselles, vous fantasmerez sur Pio Marmaï, vous voyant déjà avec la bague au doigt et une équipe de foot en guise de famille (c’est un peu le gendre idéal quand même, celui qu’on a envie de présenter à papa et maman). Messieurs, bon, on ne va pas se le cacher, Adrianna Gradziel vous fera fondre, j’en suis sûre (pendant que nous, nous mourrons de jalousie). Si vous avez envie de passer un très bon moment, de vous rincer l’œil et de vous mettre quelques vannes dans la poche à ressortir lors d’un déjeuner dominical familial ennuyeux, Toute première fois est un excellent choix !

Bonus :

– Bêtisier (3 minutes) : Archi trop court surtout sur un Blu-ray !

– Teasers : 6 teasers

– Bande-annonce

Sortie en vidéo le 03 juin.

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Miss Bobby_Ex Machina

Miss Bobby_Ex Machina Parler d’Ex Machina, c’est comme se replonger dans ses cours de philo pour écrire un devoir dessus, sauf que, le film, bien que très intéressant, a un sujet à la fois simple, déterminé et encadré, mais complexe à développer sur le papier. Souhaitez-moi bon courage !

Ex Machina est un face à face entre l’homme et l’intelligence artificielle, sur fond de manipulation psychologique et d’émancipation féminine. Nathan (Oscar Isaac) est un génie informatique qui développe, reclus dans les bois, depuis des années une intelligence artificielle féminine, toutefois, son travail ne s’arrête pas là, puisqu’il pousse le vice jusqu’à recréer le corps de la femme, sous forme d’exosquelettes recouverts de peau synthétique. Un développement spécifique où le créateur solitaire se retrouve continuellement nez à nez avec ses créations, qu’il améliore, tels des logiciels informatiques. Afin d’avoir le recul nécessaire sur son objectif, il invite un jeune homme, Caleb (Domhall Gleeson) pour tester sa « machine ». C’est à ce moment-là que les choses se compliquent et que je vais tenter de développer sans trop en révéler, ce qui n’est pas gagné.

Jusqu’où peut aller l’intelligence artificielle ? À quel moment prend-t-elle le contrôle ? Peut-elle être manipulatrice, séductrice ? A-t-elle un libre arbitre ? Sommes-nous à ce point si naïfs ? Autant de questions inimaginables et quasi sans fin, toutes relatives à l’humain et à l’existentialisme.

C’est dans un confinement au cœur de nulle part, coupé de tout, que le scénario d’Ex Machina tente de répondre si l’être humain, face à une intelligence dotée de conscience, peut oui ou non faire la part des choses lorsque l’on touche directement à ses émotions. On peut aisément se mettre à la place de Caleb, que ferions-nous à sa place ? Qui croire ? Qui manipule qui ? La sincérité de la machine qui paraît évidente, car neutre et vierge du monde extérieur, soit disant neuve de part la création, ou le créateur, renfermé dans sa soif d’absolu, jouant sur le libre arbitre de ses créations. C’est en cela qu’Ex Machina est particulièrement intéressant et philosophique, notamment sur l’humain, sa capacité à compatir, sa fascination et finalement, sa grande naïveté. Caleb en est là : fasciné, il ne fait plus la part des choses et baisse la garde, mélangeant réalité et fantasme, l’humain et le robot. Tout est de question de limites. Alors quand le sujet est aussi perturbant qu’Alicia Vikander, n’importe quel mâle tomberait dans le panneau.

Ex Machina est un film de science fiction flirtant avec le thriller, le philosophique et l’existentiel, engendrant des questions psychologiques sur la création, la perception, les limites, l’image (en l’occurrence la création est-elle à l’image du créateur ou peut-elle évoluer en tant qu’individu propre ?). Profond, intelligent, futuriste, avec un point de vue pas si inaccessible de notre monde moderne, et complexe, il réveillera certains raisonnements si vous deviez vous retrouver dans la même situation.

PS : Il y a une scène mémorable de danse. Vous ne regarderez plus Oscar Isaac de la même manière.

Sortie en salles le 03 juin.

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Miss Bobby_DVD_Une heure de tranquillité

Miss Bobby_DVD_Une heure de tranquillité Il aurait pu bien porter son nom ce film : Une heure de tranquillité offerte par Patrice Leconte, simple et efficace. Seulement voilà, moi ce n’est pas une heure de tranquillité que j’ai eu, mais 1h15 d’agacement, à voir que Christian Clavier fait très bien Christian Clavier, que Carole Bouquet est ultra dépressive à cause d’un mensonge et une fois ledit mensonge avoué, c’est la fête au village, Rossy de Palma revêt l’habit de la femme de ménage espagnole (bah tiens !) et où Valérie Bonneton joue la maîtresse chiante qui veut tout confesser. Festival de clichés ! Une heure où le personnage de Clavier fait un nombre incalculable de va-et-vient, ramassant au passage des tuiles. Le paquet de tuiles devient pesant et il tape sur le système. Et vas-y que je râle, que je cours à droite et à gauche, que je m’occupe de ci et surtout de ça. Au final, nous sommes aussi essoufflés que lui, avec une envie d’envoyer valser tout le monde. C’est réussi ! Même Stéphane De Groodt est casse-pieds (et pourtant, je l’aime bien) ! Les situations dites « comiques » ne sont pas drôles, elles sont même lourdes. En tout cas, on comprend très bien le message sur l’égoïsme, que certains le sont plus que d’autres.

Je pourrais qualifier Une heure de tranquillité de film populaire, et encore, c’est plus une mauvaise pièce de théâtre.

Bonus :

– 20 minutes de tranquillité (20 minutes) : Rossy De Palma, Valérie Bonneton, Christian Clavier et Patrice Leconte racontent le tournage, à quel point il a été frénétique, analysent leur personnage et expliquent la manière de travailler du réalisateur.

– Bêtisier (4 minutes) : dommage qu’il ne soit pas drôle.

– Le voisin (7 minutes) : portrait de Stéphane De Groodt, l’adaptation de son personnage du théâtre à l’écran, de sa manière d’appréhender le cinéma et des rôles.

– Une journée de fébrilité (2 minutes) : courte vidéo accélérée sur des plans fixes avec des petites caméras posées dans le décor montrant les préparatifs et le tournage.

– Galerie photo commentée par Patrice Leconte (15 minutes)

– Bande-annonce

– Liens Internet

– Crédits

Sortie en DVD le 27 mai.

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Miss Bobby_Blu-Ray Les Affranchis_25e édition

Miss Bobby_Blu-Ray Les Affranchis_25e édition On ne présente plus Les Affranchis de Martin Scorsese, on ne présente plus ce trio de gangsters campés par Robert De Niro, Ray Liotta et Joe Pesci, et on ne présente plus cet univers qui vous fait entrer dans le milieu mafieux comme si vous faisiez partie du groupe.

Que dire sur Les Affranchis qui n’a pas déjà été dit ? Pas grand chose en fait, si ce n’est que l’édition Blu-Ray revient avec un format qui prend tout l’écran, alors que dans le DVD sorti en 1999, l’image est petite (j’ai tenté de régler, sans succès). Pour les fans inconditionnels de ce Scorsese, cette édition 25ème anniversaire s’accompagne d’un Blu-Ray contenant bon paquet de bonus, d’une copie digitale (histoire d’avoir votre dose n’importe où), d’une lettre du réalisateur et d’un livret de 36 pages. De quoi vous occuper le temps d’un après-midi.

En ce qui concerne l’histoire, pour ceux qui auraient un peu de retard, Martin Scorsese qui connait bien le milieu italo-new yorkais de la mafia a voulu créé avec Les Affranchis un film de gangsters différent, en suivant l’ascension, puis la descente d’Henry Hill, personnage qui a réellement existé. Scorsese a rendu son film culte en s’enfonçant dans le milieu mafieux, mettant au même niveau que nous ces gangsters, partagés entre leurs magouilles et leur quotidien, les rendant presque attachants. Ce film indémodable est une vraie pépite pour en Blu-Ray offrant un paquet d’anecdotes à ceux désireux d’en savoir plus et de vous occuper tout un après-midi.

Miss Bobby_Les Affranchis

Bonus :

– Les gangsters de Scorsese (30 minutes) : supplément retraçant la volonté de Scorsese de faire un genre de film de gangsters bien particuliers, en les filmant dans leur milieu, dans leur quotidien. Ce segment s’attarde sur le choix des acteurs, le sens du détails apporté aussi bien à leur gestuelle, raccord à leur personnage, qu’aux costumes, dont le col des chemises devait être parfaitement placé.

– En formation (30 minutes) : making-of du film où les acteurs expliquent à quel point ils se sont préparés et à quel point ils étaient stressés à l’idée de jouer dans un film dirigé par Martin Scorsese. Ce supplément reprend plus en détail le précédent, notamment sur la manière de travailler de Scorsese, le fait qu’au moment de l’écriture du scénario, il sait déjà comment va être le film, telle musique s’accordera avec telle séquence, comment fait-il place à l’improvisation, etc.

– Affranchis (13 minutes) : Ce sont d’autres réalisateurs qui en parlent le mieux. Plusieurs metteurs en scène expliquent pourquoi Les Affranchis est un film culte en analysant certaines scènes, et surtout la réalisation.

– Les gangsters du quotidien (8 minutes) : le vrai Henry Hill s’exprime devant la caméra sur ce qu’était son train de vie en tant que gangster et à quel point Les Affranchis s’approche de la vérité. Il mentionne également sa peur au quotidien, cette manière de faire de l’argent avec ce genre « d’entreprise ». Un croisé entre la réalité et la fiction.

– Maquettes de Martin Scorsese (4 minutes) : lien entre certaines scènes et le scénario, crayonné, annoté et dessiné de Martin Scorsese pour comprendre la visualisation du réalisateur à l’écriture.

– Ennemis publics : l’âge d’or des films de gangsters (1h45) : documentaire retraçant cette fascination pour les films de gangsters et les méchants, à renforts d’extraits de films.

– « I like mountain music » (7 minutes) : cartoon en noir et blanc.

– « She was an acrobat’s daughter » (8 minutes) : cartoon

– « Racketeer Rabbit » (8 minutes) : cartoon avec Bugs Bunny

– « Bugs and Thugs » (8 minutes) : cartoon avec Bugs Bunny

– Bande-annonce

Sortie en vidéo depuis le 20 mai.

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Miss Bobby_To write love on her arms

Miss Bobby_To write love on her arms To write love on her arms sort directement dans la collection OVNI chez Sony, ce n’est peut-être pas plus mal vu l’inégalité du film.

Ce petit film indépendant s’inspire de la véritable histoire de Renee Yohe, dépressive et droguée, qui a mené un combat pour s’en sortir. Un de ses amis, Jamie Tworkowski, a fini par raconter son histoire et créer une association pour aider les jeunes dans la même situation qu’elle, association qui a donné le titre au film.

To write love on her arms se veut onirique au premier abord, voulant montrer le personnage principal, Renee, vivant sa bipolarité au quotidien, grâce à des effets visuels imaginatifs. C’est beau, mais mal construit, peu travaillé. On ne cerne que trop mal si cette imagination est le fruit de Renee, qui s’y cache dedans et qui rêve continuellement éveillée pour rendre sa vie plus jolie, ou est-ce une volonté du réalisateur, Nathan Frankowski, d’ajouter cette couche lyrique pour imager les phases de bipolarité de son personnage ? Le film nous perd dès le début en jouant sur ces codes visuels : c’est bien joli, mais que devons-nous comprendre ? Au-delà d’une introduction centrée brièvement sur la bipolarité, nous entrons sans transition dans la dépression, la drogue et l’alcool. Nous n’apprendrons que bien plus tard comment intervient ce changement radical. Ici, encore, le choix de passer du coq à l’âne n’est pas des plus judicieux, laissant le spectateur sur le carreau un petit moment, en train de se torturer l’esprit sur le pourquoi du comment.

Bien que pas dénué d’intérêt, le film peine à faire éclater en émotions son sujet pourtant lourd. Kat Dennings est parfois touchante sans être bouleversante dans ce rôle de malade et les acteurs qui l’entourent n’arrivent pas à briller par le jeu. To write love on her arms aurait pu nous toucher et avoir beaucoup de profondeur, pour nous embarquer dans les tourments de Renee.

Miss Bobby_To write love on her arms

Bonus

– Scènes supplémentaires (18 minutes) : 18 scènes

– Le making of du film (25 minutes)

– La musique du film (6 minutes) : la musique permet de faire des pauses dans la réalité. L’importance de la musique dans la vie de Renee comme échappatoire à ses pensées.

– Premier aperçu (3 minutes) : la création à partir de l’histoire vraie de Renee Yohe.

– Profil des personnages (11 minutes) : les cinq acteurs parlent de leur personnage respectif.

– Blogs de scène (3 minutes) : Renee Yohe, Jamie Tworkowski, Travie McCoy et Rachael Yamagata s’expriment dans de courtes vidéos durant le tournage du film.

Sortie en VOD depuis le 20 mai.

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Miss Bobby_Un voisin trop parfait

Miss Bobby_Un voisin trop parfait Ça ressemble à un titre d’une émission d’M6, ça donne envie de dégainer la pancarte avec la note zéro dessus, sauf que c’est pire qu’une émission d’M6 ! On pourrait ranger Un voisin trop parfait au rang de téléfilm du dimanche 13h de la TNT, mais à mon avis, même la TNT n’en voudrait pas. À la limite, il faudrait être dans l’état de James Franco dans Every Thing will be fine pour pouvoir se coltiner Un voisin trop parfait.

Un voisin trop parfait est une vaste comédie, sorte de bouffonnerie médiocre où vous êtes le roi des idiots, ni plus ni moins, tant le niveau est élevé. Et dès les premières images vous êtes subtilement prévenus : si vous cherchez des acteurs talentueux, une réalisation particulièrement fine et recherchée, un scénario à vous ronger les ongles, désolé, mais ça ne sera pas dans ce film. Salut !

Je ne sais même pas par où commencer !

Le plus flagrant… je ne peux même pas dire le plus flagrant, tout est négativement flagrant ! Argh ! Je ne sais pas si Adobe Photoshop est un partenaire du film, en tout cas, le visage de Jennifer Lopez est un énorme placement de produit pour le logiciel ! On ne voit que la netteté de sa peau à l’image, alors que les autres acteurs, pauvres mortels, doivent se contenter d’un simple maquillage qui laisse transparaître leurs pores. Donc, à la vue de Jennifer Lopez (normalement, vous ne devriez pas voir le film, à moins d’être maso) pas la peine de frotter vos yeux, votre vue n’est pas floue, c’est juste que le budget effets spéciaux est sur son visage.

Question : qui a dit qu’on pouvait s’improviser acteur ? Personne je crois. Un voisin trop parfait est une belle preuve de talent inexistant où l’émotion est aussi vive que le regard d’un poisson rouge dans un aquarium trop sale (ou que le regard de James Franco dans…. cf. la vanne un peu plus haut). L’œil est vide et le visage mono expressif, *ronflements*. Le scénario a été écrit sur un vieux mouchoir usagé, listant un nombre incroyable de clichés : mon cœur balance entre la pose partiellement dénudée et naturelle de J-Lo à la fenêtre, en pleine méditation/admiration ; le plan retraçant la musculature poisseuse en sueur du beau gosse ; les événements tragi-comiques qui prennent le temps pour se développer, laissant ainsi nos héros le temps de se retourner (ouf ! J’ai presque failli mourir, c’en était moins une).

Deux choix se proposent à vous : soit vous prenez Un voisin trop parfait au premier degré et dans ce cas-là, vous risquez de trouver le temps long. Soit vous le prenez au second degré et vous rirez beaucoup (meilleure manière). Ne le voyez pas comme un mauvais moment à passer, mais comme une suite de clichés et de séquences absurdes qui vous feront mourir de rire.

Sortie en salles le 20 mai.

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