Miss Bobby_Will_Ferrell_Deauville 2014

Mince, sixième jour quand même ! Ça passe vite mine de rien. Un jour bien tranquille qu’on dirait un dimanche. Démarrage en douceur à 14h, préférant sauter le film avec le sosie d’Harry Potter, Jamie Marks is dead, pas spécialement inspirée. Et apparemment, j’ai bien fait.
Donc conférence de presse de Will Ferrell à la tête de plusieurs comédies telles que Les rois du patin, Frangins malgré eux et récemment Légendes vivantes (suite de Présentateur vedette : la légende de Ron Burgundy). Un Will moins drôle que Ray Liotta, qui a partagé son amour pour le sport, nous précisant au passage qu’il n’était pas du genre à faire le clown à l’école juste pour amuser la galerie.

Miss Bobby_Will_Ferrell_Deauville 2014

Je suis retournée voir Légendes Vivantes avec Will Ferrell justement (pas ensemble hein) pour me refaire les scènes de Steve Carell alias le grand Brick et j’ai pu constater que la salle n’était pas franchement réactive. On voit que ce n’est pas le même public.

Le soir, direction le CID pour l’hommage à Ferrell qui nous a honoré d’un discours en grande partie en français en précisant que tout le mois d’août, il avait pris des cours, du coup, il nous a ressorti ses leçons : « Merci, bonjour, je m’appelle Will Ferrell, j’aime le vin, le fromage, j’aime le Moulin Rouge, etc. » jusqu’à terminer en chantant « Sur le pont d’Avignon ». Une bonne partie de rigolade qui a rehaussé le niveau de l’introduction de Claude Lelouch, à savoir très court et très basique. Puis projection d’Avant d’aller dormir.

Retour sur Avant d’aller dormir :

Je ne sais pas si les organisateurs font exprès de mettre des films vraiment pas terrible le soir, mais ça devient difficile de ne pas s’endormir. Comment dire ? Déjà, Grace de Monaco, j’avais souffert à force de voir la chirurgie plastique ratée de Nicole Kidman en gros plan, et là, on recommence. Tout ça pourquoi ? Eh bien pas grand chose. Rowan Joffe nous installe dès les premiers plans dans une lenteur qui ne quittera le film que les 5 avant dernières minutes, les 5 dernières il tente désespérément de finir son film. Pour ma part, je ne sauverai que Colin Firth pour son jeu de fin notamment, sinon, si j’arrive à me souvenir du film, je pourrais m’estimer heureuse. Un effet répétitif pour faire travailler la mémoire, on aurait voulu que la nôtre ne soit pas autant sollicitée.

Miss Bobby_Blackout_total

Miss Bobby_Blackout_total Le film porte tellement bien son nom que vous aurez l’impression de vous payer une gueule de bois en sortant du film, la langue pâteuse en moins. Je vous donne deux bonnes raisons de voir le film : Elizabeth Banks, mais seulement parce qu’elle est bien gaulée dans sa petite robe jaune et James Marsden, parce qu’il est mignon et aussi bien gaulé. C’est tout.

Pour le reste, c’est une enfilade de clichés sur fond d’histoire vide comme une coquille de noix de coco.

L’enjeu est absolument incroyable : blondie se réveille dans un quartier de Los Angeles paumé à des bornes du centre ville dans le lit du beau gosse. Elle part « discrètement » en oubliant son téléphone tout ça parce qu’un chat – aux yeux sacrément photoshopés pour lui donner un air de psychopathe – la menace et qu’elle a la trouille. Du coup, elle se retrouve dans la rue, en jupe et talons hauts, à déambuler (sa voiture s’est faite embarquer, sous ses yeux en plus) jusqu’à son point de chute – son taff – où l’attend son nouveau job. Et c’est dangereux la « street » (motha fucka) : de nuit et de jour, c’est pire en journée ! Elle va croiser des péripatéticiennes, un duo de flics affligeant, une conductrice de bus black à peine cliché, un gamin pervers, un gang pas si méchant (normal quoi) dont l’un des mecs se prend limite pour Queen Latifah, la voix haut perchée en plus, et une nana à la magnifique coupe mulet qui s’occupe de la fourrière. Je ne parle pas de ses deux meilleures copines : la super quiche et la décevante Gillian Jacobs que vous vous demanderez où vous l’avez vu durant tout le film jusqu’à vous rappeler que d’habitude elle est blonde et joue dans Community.

Tout ça pour quoi ? Pour se faire insulter un nombre incalculable de fois de racoleuse (j’emploie un mot gentil pour ne pas heurter la sensibilité du jeune public). Sympa Los Angeles !

C’est mauvais. On sourit à peine aux vannasses, ils jouent tous mal, c’est superficiel, voire artificiel vu comment on distingue bien la couche de maquillage, y a un suspense à faire pâlir un escargot.

Néanmoins, si je devais choisir entre Grace de Monaco et Blackout Total, je choisis Blackout Total sans hésitation !

Sortie en salles le 21 mai

by Miss Bobby
Miss Bobby_Adieu_au langage

Miss Bobby_Adieu_au langage Il y a quelques jours, je recevais dans mes emails un communiqué me présentant le prochain Godard : Adieu au langage. Et je viens à l’instant de m’attarder sur la bande-annonce. J’ai ri.

Vous allez certainement crier au scandale, moi l’amatrice du cinéma dernière et avant-dernière génération, mais je n’ai jamais vu un film de Jean-Luc Godard. Je sens que le bûcher sur la place publique est en train d’être allumé. Je m’en fiche honnêtement ! Ça ne m’empêche pas de vivre et d’avoir des émotions cinématographiques intenses. En même temps, j’ai toujours détesté la Nouvelle Vague. Je me rappelle qu’à la fac, j’avais eu l’immense honneur de me taper des cours sur Agnès Varda, à moins que ce n’était l’inverse, les cours me tapaient sur le système ! Elle est bien gentille hein, même si sa coiffure laisse à présager un goût douteux de l’esthétique, mais je préfère passer mon tour.

Pourquoi cette bande-annonce m’a fait rire ?

J’ai repensé au sketch d’Ellen Degeneres sur le cinéma français (Le croissant et le faux moustache), à la nouvelle pub interactive de Canal + et son ours (choisissez cinéma d’auteur), normal après que les étrangers se foutent de notre tronche ! Je peux faire pareil en filmant mes vacances et en les montant dans le désordre. Mieux ! Filmer mon nombril 5 minutes, tous les jours, à différents moments de la journée. Je suis sûre que je vais faire un carton !

Je respecte le cinéma français, Godard, la Nouvelle Vague, ce côté présomptueux qui sied si bien au cinéma français (heureusement que tous les films made in le croissant ne sont pas tous comme ça), mais ce n’est tellement pas ma came. Tellement « m’as-tu vu comment j’aime me prendre la tête ?! ». Vu comment je me la prends ma tête, j’aurais vraiment de quoi alimenter le cinéma français sur une décennie et je suis sûre que je pourrais faire moins de flous dans ma réalisation qu’Olivier Dahan dans sa daube qu’est Grace de Monaco (je ne vous dédierai pas un article dessus, même si j’ai de quoi démonter le film, je pense que vous en trouverez assez sur le net qui vous conseilleront vivement de fuir. Sinon, il y a toujours celui de Cliffhanger).

Tout ça pour dire, regardez la bande-annonce d’Adieu au langage si la déconstruction et le non-sens vous donnent des orgasmes. Moi, je vais aller jouer aux dominos et me chatouiller le nombril, c’est soooooo Nouvelle Vague et super excitant.

Et vive le cinéma français !

by Miss Bobby