Thor Ragnarok

Thor Ragnarok : à se Thordre de rire !

Thor RagnarokEt on continue dans le Marvel Universe avec Thor Ragnarok, troisième du nom (ou cinquantième ? Je ne sais plus). Thor, je ne l’aime pas. Il m’ennuie ce surfeur avec ses muscles saillants, sa blondeur asgardienne et sa manière de rouler des mécaniques du marteau. Le mec est un dieu, il est souvent austère, trop propre sur lui, en bref, le gendre idéal qui ne dynamite pas les repas de famille du dimanche.

Sauf que là, Thor, il a pété un coup (pardonnez l’expression) et il s’est complètement déridé. Ça fait du bien ! Résultat : Thor Ragnarok est une super comédie ! Ah oui, on ne vous l’a pas dit ?! Ce nouveau Thor n’est pas vraiment un film de super-héros hein, non non non. Enfin il y en a quand même : le clown Thor, plus drôle que jamais, hyper désinvolte, la walkyrie alcoolique aussi aimable qu’une porte de prison (va tenter de la séduire celle-là, je te raconte pas la galère), Hulk, l’abruti de service, que même un enfant de 2 ans est plus intelligent (les gars, on avait dit qu’on ne touchait pas à Mark Ruffalo !), Jeff Goldblum (qu’on adore) qui fait du Jeff Goldblum, Loki, le mec qui voulait anéantir tout le monde est toujours là (coucou Tom Hiddleston) et la grande méchante Déesse de la mort/immortelle/j’ai des pouvoirs infinis/je vais tous vous tuer (vilaine dame), incarnée par Cate Blanchett, sexy au possible avec sa chevelure noire de jais. Voilà tous nos personnages de notre théâtre de boulevard film.

*Se remonte les manches* Pourquoi avoir abrutisé Hulk ? Mince ! Alors oui, il aime bien casser et frapper, mais bon, vous n’étiez pas obligés de le rendre aussi imbécile. J’ai de la sympathie pour ce géant vert (et Mark Ruffalo) et ce traitement ne m’a pas plu. La super Déesse, on s’en fiche comme de l’An 40. Vraiment ! Thor Ragnarok est tellement porté sur la comédie que l’enjeu « gentils contre vilain » on s’en cogne complètement ! Dès l’introduction, on nous installe dans le comique, et ça sera ça jusqu’à la fin, même si le dernier quart est orienté action (vous vous en doutez, faut bien tenter de lui mettre une raclée à la Déesse, non mais oh !). J’ai adoré le personnage secondaire Korg, dont l’apparence tranche complètement avec la voix (en VO), il n’avait qu’à ouvrir la bouche pour que je sois morte de rire.

Alors, c’est sûr, quand on lit ce que j’ai écrit, on pourrait croire que je n’ai pas aimé, mais même pas ! Au contraire (mon frère), c’est la première fois que j’aime un film sur Thor… Justement parce qu’il se positionne comme une comédie à la manière des Gardiens de la Galaxie, parce que le blondinet est déridé, parce qu’il y a de jolis plans et de chouettes pirouettes (cacahuètes). L’enjeu n’est qu’un prétexte (le comble !), l’introduction de Doctor Strange est certes drôle, mais anecdotique et vous vous fendrez la poire pendant 2h10, et c’est déjà pas mal !

Sortie en salles le 25 Octobre 2017.

by Miss Bobby
Independence day resurgence_film_roland emmerich

Independence day resurgence_film_roland emmerich Beaucoup sont ceux qui, en 1996, sont restés ébahis devant Independence Day : des effets spéciaux à couper le souffle, une histoire qui tient en haleine, des acteurs charismatiques. Personne n’a oublié ! 20 ans après, Roland Emmerich nous replonge dans son attaque d’extraterrestres avec la suite de son blockbuster : Independence Day : Resurgence.

Les petits bonshommes verts ont-ils encore tout ravagé sur leur passage ?

Ça dépend comment on se positionne en fait ! Ils ont tout ravagé, oui, surtout nos yeux et notre cerveau !

Il y a tout de même quelque chose qui m’échappe : comment en 2016, avec la technologie actuelle, on arrive à pondre quelque chose de mauvais en comparaison à 96 ? Je ne sais pas si vous avez (re)vu le premier opus dernièrement, mais il est vieilli plutôt bien. Au moins Resurgence n’aura pas le temps de vieillir ! Si on se souvient de lui, ça sera déjà pas mal !

Je ne vais pas partir dans une analyse détaillée sur pourquoi et comment Emmerich nous a fait de son Independence Day une belle bouillie difficilement digérable, je laisse ça aux connaisseurs. Je vais faire plus simple :

  • Les scènes en studio sont particulièrement réussies ! En effet, le fond vert est bien visible, on le voit super bien sur quasiment toutes les scènes ! Bravo ! Si vous comptiez replonger dans l’univers du film, bon courage ! Impossible avec une post-production pareille de rester scotché au film… Encore faut-il arriver à se scotcher…
  • Car niveau scénario, c’est la chute libre tel un vaisseau en perte de vitesse sur le point de s’écraser dans le désert. Copie conforme du premier : ils débarquent, plus forts et plus nombreux. Soit. En même temps, c’est ce qu’on venait chercher. Après, nous injecter des personnages mythiques du premier avec autant de désinvolture et avec si peu de respect, c’est du gâchis ! Si vous cherchiez de l’héroïsme qui vous donnerait des ailes (il n’y a pas que Redbull), ne comptez pas dessus. Le héros c’était Will Smith, mais pas son fils, et encore moins ses petits camarades de jeu.
  • Mais le clou du spectacle (si vous pensiez que c’était les effets spéciaux, je vous rassure, il y a mieux dans le pire) reste les acteurs ! Il se dégage autant d’émotions que moi devant Pokemon Go : on en a rien à faire ! Les trois quarts des personnages ne servent à rien, ils ont TOUS un charisme qui s’approche de l’huître croisée avec une moule. Ils jouent tous mal. L’intrigue entre eux est risible et non sans rappeler notre bonne vieille chamaillerie rigoulote des copains Avengers : « je te frappe, mais on est toujours coupains hein ?! ».

Y-a-t-il quelque chose à sauver ? Peut-être quelques rares plans du vaisseau qui se pose sur la Terre. Sinon, rien ! Vite vu, vite oublié. On fera comme si Roland Emmerich n’avait jamais fait de suite à son Independence Day. Si vous voulez rester sur la bonne impression du premier film, n’y allez pas au risque de voir pointer la déception !

Sortie en salles le 20 Juillet 2016.
http://www.imdb.com/title/tt1628841/?ref_=nv_sr_1

by Miss Bobby
Miss Bobby_Roger_Michell

J’ai eu la chance parmi quelques blogueurs de rencontrer le réalisateur du film Un week-end à Paris (qui n’est autre que le réalisateur du très célèbre Coup de foudre à Notting Hill) : Roger Michell.

Dans The Mother, vous développez la sexualité d’une sexagénaire et là, on découvre un couple de sexagénaires. Qu’est-ce qui vous attire dans ce type de personnage ?

(rires) Quand nous avons fait The Mother, nous étions assez jeunes, le personnage semblait très vieux. Mais maintenant, on est plutôt proche de la soixantaine, on reste toujours plus jeune que lui, mais nous sommes plus proche du personnage en matière d’âge dans ce film, Un week-end à Paris. Je pense que c’est par accident que nous avons fait ces trois films autour de personnages âgés. Dans le premier film (The Mother), c’était autour du sexe et de la sexualité de cette vieille femme. Le second film (Venus) est plus tourné autour de l’amour que du sexe. Et dans ce film, c’est vraiment très différent, c’est à propos du mariage. D’habitude, on parle du commencement des relations humaines et comment les choses peuvent devenir dramatiques. Nous voulions faire un film où la relation peut prendre fin. Mais je n’ai pas d’âge particulier sur lequel je veux travailler.

Pourquoi avez-vous choisi de présenter cet hôtel, leur chambre, toutes ces petites histoires concernant l’hôtel ?

Quand nous avons préparé le film, nous avons posé une simulation autour de l’hôtel, ce que ça pourrait coûter (le room service, deux nuits, etc). Ça valait des milliers d’euros. Et le comptable a dit : « ce n’est rien. Certaines personnes vivent dans cet hôtel ».

Miss Bobby_Un week-end_à Paris

[spoiler] Je ne pensais pas que vous auriez fini comme ça, sur le fait qu’ils ne puissent pas payer et qu’ils aillent demander de l’aide à Morgan. Pourquoi ?

Ils n’ont rien. La seule chose qu’ils ont c’est un chapeau, un manteau, un téléphone portable. Ils n’ont pas de passeport, pas d’argent, éventuellement, ils paient le prix de toute la responsabilité et ça les rend libres, libres de ne rien avoir du tout. Et ils sont négligents. Le film se réfère comme vous le savez à la Nouvelle Vague, à propos de jeunes gens qui font des expériences dans le monde et qui sont vivants, dans le sens où c’est vif.

Avez-vous des livres ou des films sur le couple qui vous ont inspiré pour faire ce film ?

Non, pas vraiment. C’était plutôt par rapport à nos vies. Vous savez, nous trois on travaille ensemble depuis 20 ans, on a passé environ trois ou quatre mariages, il y a neuf enfants entre nous, donc la vie peut nous inspirer. Vous devez apprendre au fur et à mesure, n’est-ce pas ? Ça ne s’arrête jamais, même en vieillissant. On continue de comprendre. Ce film est comme une empreinte sur le sable, une vie qui change. Après avoir fait ce film, j’ai appris à travers les films et les lectures, que les gens, du moins Angleterre, divorcent de plus en plus à l’heure actuelle. Du temps de mes parents, on attendait que les enfants partent de la maison et on ralentissait, en attendant de mourir. Et maintenant, les gens ne font plus ça, ils n’ont plus besoin de faire ça. Ils vivent un peu plus longtemps, ils sont jeunes plus longtemps, ils sont riches plus longtemps, ils veulent une vie correcte.

Que signifie pour vous Paris ?

Evidemment, Paris est célèbre pour être une ville romantique, importante conséquence dans ce film non-romantique. Mais c’est l’aspiration d’un couple qui vient pour apprécier un week-end romantique, qui immédiatement tourne mal, parce qu’ils choisissent le mauvais hôtel, etc, etc. Paris est aussi, pour les britanniques, une destination légendaire. Mais maintenant, avec le train, c’est comme un truc fantastique et excitant. Les Anglais, prendre un train pour un autre pays, c’est tellement une nouvelle expérience. C’est ce que la plupart des gens font le week-end. Il serait possible de poser le film à Berlin, Francfort, mais ça ne serait pas comme une résidence.

Miss Bobby_Roger_Michell

Avec Coup de foudre à Notting Hill et Dérapages Incontrôlés, vous dirigez des acteurs très connus dans de gros films. Votre dernier film semble être plus intime, pourquoi ? Est-ce une volonté venant de vous ou des raisons budgétaires ?

J’essaie un gros film de temps en temps, avec une sécurité financière de faire trois petits films. C’est pour ça qu’on m’autorise à faire de gros films. Celui-là à un budget bien plus bas que The Mother. Mais c’est bien de faire des films sans argent, vous avez entièrement le contrôle, personne ne vous dérange pour savoir comment vous dépensez l’argent, vous faites le film que vous avez envie de faire. Je me sens plus européen qu’américain. Je préfère le travail en Europe.

Qu’est-ce que cela signifie pour vous d’inclure un acteur américain et un personnage américain dans ce film ?

Il a changé beaucoup. A la base, il était français, puis indien, et enfin, il est devenu américain. C’était presque un voyage. Mais le fait qu’il soit américain, il ressemblait à Jeff Goldblum, on écrivait pour Jeff Goldblum, ne sachant pas s’il allait le faire ou non, mais ça ressemblait à Jeff Goldblum. J’ai fait un film avec lui quelques années en arrière en Amérique. On était donc content de son enthousiasme et de sa présence sur le film. C’est un grand contraste dans ce film, en comparaison à Nick. Il est surprenant.

Avez-vous une idée de ce que sera votre prochain film ?

On l’a déjà filmé. J’ai commencé à le couper. C’est un téléfilm en deux parties. Et c’est écrit pas Peter Morgan qui a écrit The Queen et Rush. Peter écrit des histoires sur des personnes réelles. Cette histoire raconte une histoire vraie sur un professeur à la retraite accusé d’avoir assassiné sa tante, à Bristol, dans l’ouest de l’Angleterre, il y a trois ans. Il a été arrêté. Il semblait très étrange. Il ressemblait à un meurtrier. Et quand il a été arrêté, tous les journaux – nous avons d’épouvantables journaux en Angleterre – ont raconté d’horribles histoires sur lui, qu’il était un meurtrier, etc. Ensuite, ils ont trouvé le meurtrier, mais apparemment, c’était trop tard, ce personnage a été détruit. Donc c’est son histoire. L’une des raisons pour lesquelles j’ai voulu le faire, c’est parce que l’histoire est importante, mais surtout, il était mon professeur. C’est Jason Watkins qui jouera le rôle.

Souvent, c’est difficile de juger le jeu d’acteur dans une langue étrangère. Souvent je regarde des films français et le jeu d’acteur est incroyable, incroyable, incroyable, parce que je ne parle pas, je n’ai pas de nuance, vous voyez ce que je veux dire ?

Avez-vous des acteurs avec qui vous souhaiteriez travailler ?

Non, pas vraiment. J’ai appris au fil des années que le casting est vraiment important, si vous pouvez faire un casting proprement, cela veut dire que vous aurez à travailler moins en tant que réalisateur. C’est toujours un projet de trouver le parfait acteur.

Est-ce que vous admirez des réalisateurs ?

J’en admire des vieux ! C’est un métier très difficile. J’admire beaucoup de réalisateurs français de cette période comme Godard. J’admirais Pasolini, Fellini quand j’étais jeune. Les grands réalisateurs européens je présume. Ils ont eu un grand impact sur moi quand je grandissais. Et puis, plus tard, je me suis intéressé aux films américains du siècle dernier. J’ai des goûts très éclectiques, je peux aussi bien regarder Lars von Trier ou Spielberg.

Merci à Cinefriends.

N’hésitez pas à relire ma critique du film Un week-end à paris !

by Miss Bobby
Miss Bobby_Un week-end_à Paris

Miss Bobby_Un week-end_à Paris

Je vous propose de gagner Un week-end à Paris, enfin presque, de gagner 5×2 places pour le nouveau film de Roger Michell : Un week-end à Paris.

Synopsis

Un couple anglais vient à Paris fêter leurs trente ans de mariage. Ils redécouvrent la ville, mais aussi l’humour, la fantaisie, et le plaisir d’être ensemble.

Pour le principe, c’est comme d’habitude : répondez aux questions suivantes en vous aidant de la bande-annonce.

Vous pouvez retrouver ma critique du film.

Vous avez jusqu’à la sortie du film pour tenter votre chance, le 05 mars.

LES PARTICIPATIONS PAR COMMENTAIRE NE SERONT PAS ACCEPTÉES.

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by Miss Bobby
Miss Bobby_Un week-end_à Paris

Miss Bobby_Un week-end_à Paris Autant commencé directement par LE point négatif : le conflit générationnel. J’ai bientôt trente ans, le couple court sur sa soixantaine, il m’est difficile d’avoir les mêmes réflexions :

– mariés depuis 30 ans

– remise en question de son couple

– bilan sur sa vie

– les accomplissements

– les regrets

A la limite, le bilan j’en ai fait un il n’y a pas si longtemps, un très gros, je peux comprendre. D’ailleurs, que ça soit clair, j’ai compris tout le message du film, ça ne m’a pas laissé insensible, néanmoins, je ne le vois pas au meilleur moment, il me manque 30 ans de plus et un couple bien ancré dans la routine depuis des lustres.

C’est inquiétant si à leur âge j’en viens à me poser ce type de questions, les grosses questions existentielles qui peuvent remettre toute une vie ou un mariage en cause. Et puis faire se questionnement loin de chez soi (ils viennent d’Angleterre), c’est traître : on se laisse emporter par la ville, le voyage et en même temps, tout ressort au grand jour, en étant éloigné du quotidien et de ses habitudes. Je le comprends très bien pour l’avoir vécu. On ne revient pas totalement indemne d’un voyage.

J’aime cette image de Paris que donnent les réalisateurs étrangers, d’autant plus lorsqu’ils y mêlent un brin d’amour (une pensée pour Woody Allen et son Minuit à Paris), ils arrivent à me donner cette envie de visiter la capitale.

Au-delà du souci de génération, Un week-end à Paris est intéressant par la remise en cause du couple après trente ans de vie commune, la routine qui a pris la place de la passion, le degré d’amour que chacun porte à l’autre, les défauts qui ont remplacé les qualités, les compliments évaporés par les reproches.

Il suffit d’un rien pour tout faire voler en éclats.

Je terminerai par une phrase qu’on m’a souvent répétée et qui correspond assez bien au film :

Dans un couple, il y en a toujours un qui aime plus que l’autre.

Sortie en salles le 05 mars

Gardez un œil ouvert, les comptes rendus de la rencontre avec le réalisateur Roger Michell et l’actrice Lindsay Duncan sont à venir.

by Miss Bobby