Gangsterdam-film

Gangsterdam-film J’ai envie de m’adresser directement à Romain (Lévy, le réalisateur).

Romain, Romain, Romain… Qu’est-ce que tu nous as fait là ?! Il y a 4 ans tu nous pondais Radiostars, ton premier film et franchement, il était cool, j’avais adoré entrer dans l’univers de la radio, les acteurs collaient à l’histoire et tu me faisais en plus découvrir Pascal Demolon dont la voix et le charisme me font toujours un petit quelque chose. Voilà quelques années après que je vois débarquer sur mon petit écran de geek la bande-annonce de Gangsterdam. Bon déjà, le titre est peu chelou, un mix de gangster et Amsterdam… Ma foi, pourquoi pas. Je regarde la bande-annonce qui m’intrigue bien que l’affiche me fasse un peu peur et je découvre à la fin que c’est toi qui nous propose… Argh ! Ça ? Ce… Arf j’ose le dire, ce film ?! Étant bien éduquée, on m’a toujours dit de ne jamais jugée un livre sur sa couverture, encore moins un film sur sa bande-annonce. C’est vrai, on en a déjà vu des BA nazes qui cachaient des pépites comiques. C’est ce que je me suis dit vois-tu. La BA est pourrie, mais bon, ça se trouve il y a une comédie cynique, à l’humour subtil et vif, aux vannes qui piquent en-dessous…

Romain, bon sang ! Qu’est-ce que t’as foutu ?! Je pensais qu’on allait continuer à être bons potes, mais je peux pas tolérer Gangsterdam. J’ai mes limites. Je suis désolée mec ! Entre toi et moi, qu’est-ce que t’avais quand t’as écrit le scénario ? Une gastro, je vois que ça ! Et je ne dis pas ça parce que ta blague redondante sur les pets sonores est fatigante à la longue. On sait que le prout fait rire au cinoche, mais delà à nous en faire THE gag durant tout le film, t’étais pas obligé ! S’il n’y avait que de la blagounette bas de plafond, mais non ! T’as décidé, quand t’avais ta feuille blanche devant toi, que tu nous ferais le parfait jouet prototype pour midinettes de 18 piges ou quoi ? Avec Radiostars tu nous sortais de l’acteur qui en avait sous le capot et là tu nous balances Kev Adams. J’ai rien contre lui, il est gentil ce garçon – bien que j’attends toujours qu’il fasse ses preuves au grand écran – mais tu l’as choisi parce qu’il fait bon de l’avoir dans son long-métrage, ça ramène du djeuns dans les salles ?!

J’aurais voulu sauver quelques meubles, mais je peux pas. Et Manu Payet… Tu nous en as fait un pseudo mafieux à 2 balles. Je t’assure, j’ai essayé de me mettre des lentilles bleues et de me gominer le cheveu, je ne ressemblais pas à une baronne de la drogue (bah figure-toi que Payet non plus).

Romain, je te le jure, j’y ai cru pourtant ! Au début tu nous as balancé de la vanne qu’elle était bonne (je ne sais plus laquelle), et je me suis dit « ah ça va être pas mal ! »… Mmhhh et non ! Dommage pour moi, ça a vite viré au pet foireux.

Romain, comme j’t’aime bien et que je crois en toi et en ta coolitude, je vais faire comme si Gangsterdam n’avait pas existé dans ta filmographie, d’accord ? Tu devrais en faire autant. Et puis tu me reviens frais et en forme avec un troisième film qui me réconciliera avec toi, OK ? J’ai vraiment pas envie qu’on reste fâché tous les deux.

Sortie en salles le 29 Mars 2017.

by Miss Bobby
Radiostars_film_manu payet

Radiostars est un premier film français… réussi. Une bonne surprise, bien pour ça que je vais m’attarder ici pour vous convaincre d’aller le voir.

Radiostars nous raconte quoi comme histoire?

Blast.fm, la radio qui cartonne en France et son émission vedette, numéro 1 : le Breakfast Club (appelé plus communément dans le jargon, le morning, l’émission matinale). Le Breakfast Club est emmenée tous les matins par Arnold le bougon (Clovis Cornillac) et son équipe (Manu Payet, Pascal Demolon, Benjamin Lavernhe, Côme Levin) et le petit nouveau, Ben (Douglas Attal). La veille des vacances, le directeur d’antenne leur annonce la couleur : ils sont passés numéro 2 et pour reconquérir le cœur des Français, ils vont devoir partir en tournée dans les patelins paumés.

Je me suis fendue durant tout le film d’un sourire et même de rires. J’ai également été touchée. Je ne sais pas comment vous parler du film, toutefois, je peux vous dire que je retournerai le voir avec plaisir.

Quand vous irez voir le film (parce que vous écoutez toujours mes conseils avisés), vous allez manger plusieurs niveaux d’humour, plusieurs types de « vannasses » (pour reprendre l’expression) et croyez-moi, vous allez rire. Si vous ne connaissez pas l’actrice Alice Belaïdi, vous ne l’oublierez plus : un passage éclair de deux minutes, mais qui vous marquera un bon moment. Vous serez attendris, parce qu’après tout, les mecs qui font de la radio ont aussi des sentiments, ce ne sont pas que des voix. Vous allez être épatés par la qualité sonore : vous aurez l’impression d’être dans leur studio tellement l’acoustique est bien retransmise.

Romain Lévy s’est très bien débrouillé pour servir un film rythmé, bien réalisé, avec une bande son recherchée (il y a de très bons titres sur la bande originale) et des dialogues travaillés.

J’ai tout de même un tout petit bémol, il en fallait un, qui ne gâchera pas pour autant votre plaisir (promis) : Douglas Attal (et son personnage) est de trop. Je ne sais pas si c’est le rôle qui veut ça ou si le jeune homme n’a pas vraiment de talent, mais il est mollasson. Et j’aurais aimé que Ben nous fasse plusieurs démonstrations de son écriture.

J’ai fini de regarder le film avec un énorme sourire, c’était chouette (super argument, je sais).

Certains diront que la fin est convenue, je n’en fais pas partie.

Je récapitule, on aime :

Clovis Cornillac en râleur/casseur.

L’inspiration du film sur la vie de Manu Payet.

Les blagounettes, jeu de mots et bonnes grosses vannes.

Le son qui vous donnerait envie de devenir animateur radio.

La bande originale qui déchire.

Et vous y allez quand? Les infos en dessous les enfants!


by Miss Bobby