Apprentis parents

Apprentis parents

Apprentis sorciers

Ça partait franchement mal au départ : Rose Byrne et Mark Wahlberg dans une bande-annonce calibrée comédie potache, je n’y allais pas de gaieté de cœur voir Apprentis Parents. Je voyais l’idée d’un couple souhaitant adopter une tribu, tout cela tourner en dérision.

Eh bien pas du tout. Certes, Apprentis Parents sort les gros sabots parfois pour faire flop-flop dans la boue et ouh ça éclabousse, c’est rigolo (et lourd). Il faut arriver à passer ces moments de « fantaisie » pour démontrer qu’on ne devient pas parents en claquement de doigts, que trois enfants à charge (d’un coup ou petit à petit) c’est du boulot, encore plus quand vous devez instaurer une confiance auprès d’eux. Une fois le côté blagounette passé, il reste finalement un vrai fond, plutôt sérieux en plus. Justement, l’aspect « on ne devient pas parents en un claquement de doigts » qui n’est pas tout le temps pris à la légère : avoir des nerfs d’acier pour supporter une nouvelle vie très riche en émotions, des enfants qui ne sont pas les vôtres à la base et à qui vous devez apprendre des valeurs, un mode de vie, leur faire comprendre que vous les aimez et qu’ils peuvent avoir confiance en vous. C’est aussi les craquages, les remises en questions constantes, les envies régulières d’abandonner, les préjugés, la famille biologique qui réapparaît.

En fait Apprentis Parents, c’est comme dans la vie : des moments de joie et de fatigue, couplés à des doutes et des pleurs. Le film retranscrit également les peurs, l’amour sincère et la douleur que peuvent ressentir ces parents face à de gros obstacles. En soi, on tend plus vers un drame avec un fond sérieux qu’une comédie à l’américaine lourdingue. Même s’il aurait mérité d’être beaucoup moins long, Apprentis Parents est relativement une douce surprise, pleine de bon sens (et qui a tendance à faire flipper les futurs parents…).

Sortie en salles le 27 Février 2019.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Spy

Miss Bobby_Spy Paul Feig, réalisateur de plusieurs comédies trashouilles où les héroïnes n’hésitent pas à se moquer d’elles, revient avec en tête de course, Mélissa McCarthy, récurrente chez Feig, dans Spy tel un Colin Firth dans Kingsman, tout en ronds de jambes.

Spy, à la vue de la bande-annonce, peut laisser paraître une comédie potache où l’on se demande ce que sont venus faire Jude Law et Jason Statham. Un trio d’acteurs complètement inattendu qui va s’avérer très efficace à l’écran et surtout hilarant.

Quand vous ne pouvez plus utiliser vos espions habituels pour l’infiltration, il faut savoir aller chercher du côté de la bureaucratie, on n’est pas à l’abri d’y découvrir des pépites aussi douées sur le terrain que derrière un ordinateur. C’est comme ça que Susan (McCarthy) va se retrouver affublée de mille et une perruques pour dézinguer du méchant.

Après Mes meilleures amies et Les Flingueuses, Paul Feig monte d’un cran dans le trashouille s’octroyant – à la manière d’un Matthew Vaughn et de son Kingsman – un film aux dialogues peu châtiés et à l’action exaltante. Les rôles y sont inversés, alors que beaucoup s’attendront à voir Statham faire ce qu’il fait de mieux, à savoir du Statham, ils seront surpris de voir l’acteur jouer à fond sur l’autodérision, se moquant des rôles qu’il a pu incarner et de son assimilation aux films d’action. Oui, il sait être drôle. Jude Law n’a qu’un second rôle, mais a une scène d’ouverture qui donne le ton de Spy. Quant à Melissa McCarthy, régulière chez le réalisateur, celui-ci lui a dessiné un rôle éprouvant physiquement et 100% trash. Elle n’est plus relayée au rang d’actrice ronde qui fait rigoler les copains.

Spy est une très bonne comédie (n’en déplaise à certains), qui m’a fait m’écrouler de rire bon nombre de fois par des répliques qui en choqueraient plus d’un, où Paul Feig a fait la part belle à l’improvisation. Pour information, il ne fait jamais de répétitions, laissant tourner constamment la caméra afin de saisir les meilleurs moments d’impro. Je me suis réellement régalé.

Sortie en salles le 17 juin.

Retrouvez le compte de rendu de la rencontre avec Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham.

Retrouvez les images de la rencontre avec Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham.

Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham pour #Spy

Rencontre avec Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham pour #Spy

Posté par Miss Bobby sur mercredi 10 juin 2015

by Miss Bobby
Miss Bobby_DVD_This is where I leave you

Miss Bobby_DVD_This is where I leave you This is where I leave you n’a pas profité d’une sortie en salles, ce qui est dommage, car pour un film porté sur la famille, avec une tendance à la discussion ainsi qu’à la remise en cause, je l’ai trouvé intéressant.

C’est typiquement le genre de film qui ne fait pas d’éclat, mais où certains y trouveront leur compte (comme moi). Une fratrie de quatre membres et leur mère doivent se retrouver ensemble durant sept jours pour commémorer la mort du père, une occasion de se revoir, de se disputer, de faire le point.

This is where I leave you est sans prétention, se focalisant uniquement sur les personnages et leurs relations. Les acteurs ont été relativement bien choisi, apportant une cohérence familiale et dégageant réellement quelque chose à l’écran, sorte de fluidité. J’avoue que ceux qui sont célibataires auront du mal à s’identifier, mais ceux en couple, qui ont des problèmes pourront y trouver leur compte.

Bonus :

– Un petit supplément entièrement consacré au personnage Rabbin Charles Grodner et de son hilarant interprète Ben Schwartz.

Sortie en vidéo depuis le 27 mai.

by Miss Bobby