Le petit locataire

3 hommes et un couffin

Tu crois que je vais autant paniquer en perdant les eaux ?

Dans mon espoir de redonner vie un peu à ce blog, j’entame donc ce petit tournant maman en voulant vous parler des films à (re)voir pendant et après la grossesse. Pour ma part, la grossesse n’a pas été des plus agréables, j’avais besoin de comédies et de films pas trop longs, car j’étais épuisée. On s’est donc gavé de films des années 80 et 90. La base, indémodables, cultes et efficaces. En tête de liste :
– L’arme fatale 1, 2, 3, 4, re 3. Je crois que je pourrais en faire une cure. Vus, revus et rerevus. Ça me fait toujours autant rire, je suis tout le temps en admiration sur la nuque longue se Mel Gibson qui bouge quand il court tel un peu animal tout mignon. Évidemment, toujours en version française aussi (ce charme français passe très bien avec le 80-90).
– Le flic de Beverly Hills 1, 2 et 3. Eddie Murphy bien sûr.
– Il y a du Schwarzenegger aussi avec Un flic à la maternelle et Jumeaux.

En plus de ça, on s’est replongé dans les classiques Allô maman, ici bébé. Bonne mise en bouche quand on ne sait pas ce qui nous attend et se poser plein de questions : comment vais-je accoucher ? Vais-je autant crier que Kristie Alley ? Va-t-on autant en baver ? Le film doit être pas mal à revoir quand bébé est là, histoire de comparer la fiction et la réalité. Je ne vous cache pas qu’entre deux rires, on s’est peut-être dit que ça n’allait pas être de tout repos.

Trois hommes et un couffin, découvert pour la première fois pendant que Toupitou dormait (donc très récemment). Alors là, pas la même chanson pour moi : « Oh lala, mais comment il trimballe la petite ?! », « Oh pauvre bichette », « elle est trop mignonne on dirait Toupitou », « Non mais c’est quoi cette couche », « Tu vas voir, à tous les coups elle va faire pipi » (j’assume). J’ai vraiment ri de bon cœur parce que nous sommes aussi passés par des phases « Il y a 36 000 sortes de couches et de lait, que choisir ? » ou « Tu crois qu’elle a faim là ? ». Et j’ai versé ma petite larmichette, car je l’ai vu venir le truc hein, ces trois hommes qui pensent qu’à draguer et à avoir leur indépendance. Gros cœurs de sensibles va !

Tully

Mon Bébé, spécial maman plus que parents. Attention, joli film qui serre un peu le cœur. Mon Bébé joue sur la nostalgie. Déjà qu’avec un bébé d’à peine quelques mois, on repense indubitablement à l’accouchement tout en regardant les photos de notre progéniture lorsqu’elle était toute fraîche. Je n’ose imaginer quand elle partira de la maison. Sandrine Kiberlain y incarne une maman cool, mais protectrice comme on aimerait l’être, qui se remémore l’enfance de sa plus jeune fille, les moments partagés avec elle. Je n’ai pas hâte d’y être.

C’est ma petite sélection, très loin d’être exhaustive qui m’a fait du bien. Je vous déconseille les drames avec les enfants, personnellement, j’ai banni ces films, car ma sensibilité ne les gère pas du tout. Dans votre programme vous pouvez ajouter Juno, En cloque mode d’emploi, Joséphine s’arrondit, Bridget Jones Baby, 9 mois ferme, Le petit locataire, Les trois frères, Tully, Bébé mode d’emploi, Un heureux événement, Le prénom, Ce qui vous attend si vous attendez un enfant, Junior, Bébés, Le premier cri…

N’hésitez pas à partager ceux qui vous viennent à l’esprit, ceux que vous avez regardés pendant et après la grossesse.

by Fanny Ghalem
Miss Bobby_Blu-Ray_Elle l'adore

Miss Bobby_Blu-Ray_Elle l'adore Jusqu’où seriez-vous prêt à aller par fascination et adulation ? C’est la question à laquelle répond Elle l’adore, premier film de Jeanne Herry, fille de.

Pour les fans absolus, et même les moins fans, il y a toujours un moment où on peut se demander ce qu’on pourrait faire par « amour » pour notre idole. Je laisse de côté se marier et avoir des enfants (ça, ça me paraît logique), mais si les choses devaient se compliquer ? Comme Vincent Lacroix, grand chanteur français qui va faire appel à Muriel, sa plus grande fan, pour l’aider à se débarrasser d’un cadavre. Jeanne Herry a réussi avec Elle l’adore à créer une empathie entre le spectateur et son personnage féminin, car c’est bien elle le centre de cette histoire. Imaginez, Johnny se pointe chez vous un soir pour vous demander un service très délicat (je vous rassure, Jonnie n’a tué personne) ? Vous l’aideriez, espérant avoir la reconnaissance éternelle, forçant son admiration (inversement des rôles) ou vous n’en feriez rien, laissant passer votre chance d’intégrer une bonne fois pour toute la vie de l’idole des jeunes ? Bah oui, vous feriez comme Muriel, vous diriez oui, pensant mettre les deux pieds dans la vie de celui qui tapisse vos murs, au lieu de cela, vous mettriez vos deux pieds dans les ennuis.

Elle l’adore arrive à faire évoluer ses personnages et à renverser la vapeur, les qualités devenant des défauts, les défauts se transformant en atout, le chanteur descend de son piédestal, passant du rang d’icone à celui de simple mortel. La chute est rude. Sandrine Kiberlain aveuglée par la fascination, l’illusion, la naïveté incarne une fan dévouée et désespérément sous le charme. Laurent Lafitte s’installe confortablement dans son rôle de chanteur sûr de lui, parfois odieux, donnant parfaitement le change face à la police et à son public en revêtant un masque à la fois d’hypocrite, de mythomane et d’innocent. Un drame intelligent, construit avec finesse, où chacun finira par exposer sa part de faiblesse (même les très bons personnages secondaires incarnés par Pascal Demolon et Olivia Côte).

Bonus :

– Making of

– Bêtisier

– Commentaire audio

– Teaser

Sortie en vidéo le 03 février.

by Fanny Ghalem