FF_HobbsAndShaw

Faites vrombir les muscles !

Premier spin-off de la saga Fast and Furious, Hobbs and Shaw débarque sur les écrans blindé de testostérone et de nitro pour un cocktail explosif.

S’arrêteront-ils un jour ? Jusqu’à quel point peut-on repousser les limites ? Jusqu’à quand le public sera-t-il présent ? Dans 30 ans, verra-t-on un Fast and Furious avec Vin Diesel en fauteuil roulant monté à la nitro ? Comme disait Coluche avec sa blague du Belge « tant que je gagne, je joue !« . La vraie question : est-ce que Hobbs and Shaw vont-ils aussi bien marcher ?

Dans la série des FF, je voudrais un flic qui retourne sa veste, mais pas vraiment et un traître qui trahit son frère, mais pas vraiment. Ce qui est bien dans cette saga, on peut un coup jouer les méchants et le volet d’après être copain comme cochon avec tout le monde ! Rien n’est gravé dans le bitume. Donc on prend un duo à première vue improbable parce qu’ils se détestent et justement pour cette raison, on en fait un film. Bonne ou mauvaise idée ? Plutôt mi-figue, mi-raisin.

Côté figue : on garde l’essence même de la saga, à savoir bourrine à souhait, on va toujours plus loin (plus fort, plus vite). Plus c’est grotesque, plus c’est impensable, plus c’est bon ! On est pas mal là-dessus. Le personnage féminin joué par la charmante Vanessa Kirby n’entre pas dans la catégorie écervelée qui court en talons. Et le méchant sous les traits d’Idris Elba (et sa super moto qui fait rêver) est loin d’être un mec facile à abattre. Le duo marche relativement bien, mais…

Côté raisin : c’est poussif ! Beaucoup trop poussif. Le charme opérait dans la saga car ils s’envoyaient des vannes au compte-gouttes, bien senties, bien placées et bien écrites. Là, c’est tout l’inverse. Le film va chercher la vanne pour essayer de faire rire, elles sont ridicules, pas amusantes pour un sou, le principe est même étiré au possible dans certaines séquences avec des gros plans. C’est gênant et du niveau collège. À ce point, vaut mieux redoubler que de passer en classe suivante ! Hobbs and Shaw est trop long, donne mal à la tête avec des scènes d’action à en perdre tout repère (qui fait quoi et comment, on ne pige plus rien parfois). Deux acteurs passent une tête dans le film, prétexte pour lancer l’histoire pour l’un (je ne dirais pas qui, mais il est agaçant au possible, même si d’habitude je le trouve sympathique), et l’autre est inutile (en plus d’être déjà énervant en temps normal).

Loin d’être un mauvais film d’action jouissif, Fast & Furious : Hobbs & Shaw casse bien la baraque pour cet été à gros renfort de cassage de voiture, de muscles et de coup de tatanes Statham. Personnellement, je verrais bien un autre spin-off sur la famille Shaw, ça serait plus fun avec comme chef la mère (Helen Mirren).

Restez bien jusqu’à la toute fin du générique !

Sortie en salles le 08 Août 2019.

by Miss Bobby
Fast-and-Furious-8-Bluray

Fast-and-Furious-8-Bluray On prend les mêmes et on continue. La bande à Vin Diesel revient dans ce huitième opus du film le plus rapide et le plus furieux. C’est un peu comme la série extrême limite : toujours plus loin, plus fort, plus vite, c’est devenu la nouvelle devise de la franchise lucrative FF. Il est loin le temps où l’adorable feu Paul Walker faisait vrombir sa Skyline face à un Vin Diesel peu commode.

Est-ce que la franchise ne commencerait pas à se fatiguer ? C’est ce que j’ai ressenti avec ce Fast and Furious 8. À force de toujours vouloir aller plus loin et de faire des trucs toujours plus énormes, je trouve qu’on se mélange un peu les pinceaux, notamment sur le nombre de personnages. C’est bien cela le souci : toujours plus ! Plus de cascades, plus de personnages, plus de famille, plus de n’importe quoi. Résultat de la course : c’est quand même un peu le fouillis. Je vous pose un peu le tableau : certains personnages qu’on croyait morts ne le sont pas, ceux que l’on croyait méchants sont finalement gentils, ceux que l’on pensait rancuniers, pardonnent. J’ai l’impression que comme il y a des personnages qui ont plu dans le 7è, il fallait trouver un moyen non seulement de les faire revenir, mais en plus de faire en sorte qu’ils restent. Doit-on pour autant faire abstraction de la logique du récit ? Non ! On va dire que nous aussi on pardonne tout ce beau monde quand on nous sert une flopée de vannes aux petits oignons entre Dwayne Johnson et Jason Statham.

À part ça, le film prend un coup dans l’aileron. Malgré tout mon amour pour la saga (surtout quand il y avait Paul Walker), il faut bien avouer que celui-ci est moins bon que le septième. À mon sens, ils auraient dû s’arrêter avec la mort de Walker, un beau film, une belle fin et basta. Mais non, repoussons encore nos limites. Faut-il encore faire vivre la famille quand 3/4 des personnages ne servent à rien ? Était-on obligé d’engager Scott Eastwood pour remplacer Paul Walker ? Il est gentil hein, mais il n’ont pas du tout le même charisme. Sont-ils tous devenus invincibles ? On se le demande, à croire que plus rien ne les blesse, plus rien ne les arrête.

À part ça, même si on a dépassé le stade du « gros comme une maison » ou du « bah voyons, c’est n’importe quoi », c’est quand même toujours plaisant de les retrouver. On nous sert toujours une petite course en début de film, histoire de nous rappeler ce qu’était la franchise à la base (et contrairement aux détraqueurs, j’aimais ce qu’elle était au début). Il y a du lourd, il y a de la vanne, il y a du risible, il y a de l’impressionnant (il y a une scène de voitures tombantes – je n’en dis pas plus – réalisée pour de vrai et sans trucages, dont le déroulement est à retrouver dans les bonus). Bref, c’est tout ça Fast and Furious, et on adore ce plaisir non coupable !

BONUS :

Il y a de quoi faire avec les bonus qui vous apprendront beaucoup de choses sur ce nouvel opus furieux. Que ça soit les différentes voitures, les cascades, le sens de la famille (décliné sur 3 angles), la nouvelle méchante et surtout, le tournage à Cuba qui a été très compliqué à mettre en place (vous verrez pourquoi dans le premier segment), il y a plein de bonnes choses intéressantes.

  • L’esprit cubain
  • Dans la famille : les traitres à la famille : Cipher et Dom, Sans chef : les enfants perdus, Les valeurs de la famille Shaw, La famille Personne
  • Culture automobile : Les voitures héros de Fast and Furious, Voitures zombies, le Ripsaw
  • Tout sur les cascades : La course sur le Malecon, Journal des cascades en Islande, Les rues de New York
  • Version longues des scènes de combat : Combat dans la prison, Combat dans l’avion
  • Commentaire du film par le réalisateur F. Gary Gray

Sortie en vidéo depuis le 16 Août 2017.

by Miss Bobby
Fast and furious 8_film

Fast and furious 8_filmOn prend les mêmes et on continue. La bande à Vin Diesel revient dans ce huitième opus du film le plus rapide et le plus furieux. C’est un peu comme la série extrême limite : toujours plus loin, plus fort, plus vite, c’est devenu la nouvelle devise de la franchise lucrative FF. Il est loin le temps où l’adorable feu Paul Walker faisait vrombir sa Skyline face à un Vin Diesel peu commode.

Est-ce que la franchise ne commencerait pas à se fatiguer ? C’est ce que j’ai ressenti avec ce Fast and Furious 8. À force de toujours vouloir aller plus loin et de faire des trucs toujours plus énormes, je trouve qu’on se mélange un peu les pinceaux, notamment sur le nombre de personnages. C’est bien cela le souci : toujours plus ! Plus de cascades, plus de personnages, plus de famille, plus de n’importe quoi. Résultat de la course : c’est quand même un peu le fouillis. Je vous pose un peu le tableau : certains personnages qu’on croyait morts ne le sont pas, ceux que l’on croyait méchants sont finalement gentils, ceux que l’on pensait rancuniers, pardonnent. J’ai l’impression que comme il y a des personnages qui ont plu dans le 7è, il fallait trouver un moyen non seulement de les faire revenir, mais en plus de faire en sorte qu’ils restent. Doit-on pour autant faire abstraction de la logique du récit ? Non ! On va dire que nous aussi on pardonne tout ce beau monde quand on nous sert une flopée de vannes aux petits oignons entre Dwayne Johnson et Jason Statham.

À part ça, le film prend un coup dans l’aileron. Malgré tout mon amour pour la saga (surtout quand il y avait Paul Walker), il faut bien avouer que celui-ci est moins bon que le septième. À mon sens, ils auraient dû s’arrêter avec la mort de Walker, un beau film, une belle fin et basta. Mais non, repoussons encore nos limites. Faut-il encore faire vivre la famille quand 3/4 des personnages ne servent à rien ? Était-on obligé d’engager Scott Eastwood pour remplacer Paul Walker ? Il est gentil hein, mais il n’ont pas du tout le même charisme. Sont-ils tous devenus invincibles ? On se le demande, à croire que plus rien ne les blesse, plus rien ne les arrête.

À part ça, même si on a dépassé le stade du « gros comme une maison » ou du « bah voyons, c’est n’importe quoi », c’est quand même toujours plaisant de les retrouver. On nous sert toujours une petite course en début de film, histoire de nous rappeler ce qu’était la franchise à la base (et contrairement aux détraqueurs, j’aimais ce qu’elle était au début). Il y a du lourd, il y a de la vanne, il y a du risible, il y a de l’impressionnant (il y a une scène de voitures tombantes – je n’en dis pas plus – réalisée pour de vrai et sans trucages). Bref, c’est tout ça Fast and Furious, et on adore ce plaisir non coupable !

Sortie en salles le 12 Avril 2017.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Spy_ McCarthy_Feig_Statham

Pour promouvoir son dernier film Spy, Paul Feig, Melissa McCarthy et Jason Statham nous ont fait l’honneur de répondre à nos questions lors d’une rencontre placée sous le signe de la bonne humeur. Voici tout ce qui s’est dit. Et retrouvez ma critique du film Spy.

Paul Feig, pour votre nouvelle comédie d’action, vous vous êtes tourné vers le cinéma d’espionnage que vous affectionnez. Où avez-vous puisé cet amour pour ce genre de film ?

Paul Feig : J’ai toujours adoré ces films parce qu’ils sont excitants, il y a plein d’action, mais aussi beaucoup de style. Et j’aime beaucoup le fait de voyager à travers le monde. Et l’espionnage était une très bon terrain pour faire une comédie d’action. On l’avait déjà vu avec Johnny English ou Austin Powers. J’ai toujours eu envie de faire un film d’espionnage et j’ai toujours fait des comédies. Donc je me suis posé la question de comment faire un véritable film d’espionnage, mais qui soit quand même comique, avec des personnages hétéroclites.

Melissa, vous faites une sacrée espionne dans ce film qui est très féministe et on sait que vous portez en vous cette cause. Quelle était l’importance pour vous d’être ce type d’héroïne ?

Melissa McCarthy : C’est la première question que j’ai posé à Paul Feig quand il m’a parlé du scénario. Est-ce que ce personnage sera toujours capable, forte, intelligente. Il m’a dit qu’il ne voulait pas en faire une idiote.

Paul Feig : En écrivant le film, je me suis rendu compte que les femmes étaient de meilleures espionnes que les hommes car le vrai travail d’un espion est un travail d’interaction et pour lire à travers autrui, les femmes sont plus douées que les hommes.

Miss Bobby_Spy_ McCarthy_Feig_Statham

Et vous Jason Statham, vous êtes un agent incapable et c’est assez drôle car il paraît que Paul Feig a écrit le scénario en pensant à vous !

Jason Statham : Je ne sais pas ce qu’il lui ait passé par la tête !

On se souvient que quand vous avez fait les Hyper Tension, vous étiez très drôle. Est-ce que cela vous a rappelé cette époque-là ?

Jason Statham : C’était un soulagement génial pour moi car ce n’était pas un rôle étroit, on pouvait le pousser très loin et c’est drôle à faire. C’est un si bon personnage. Quand Paul Feig me l’a décrit, je ne voulais pas vraiment jouer les idiots, mais ce personnage de Rick Ford est un espion très fort et plutôt capable, et il le dit sans arrêt. Mais il est un peu en dehors du coup, il se trompe tout le temps, il n’arrive jamais au moment où il faut. Il est bon, mais il rate toujours un truc.

Paul Feig : C’est un bon agent, mais qui prend de mauvaises décisions. Il est tellement fou à l’idée qu’on ne le croit pas assez bon, qu’il en vient à faire toujours le mauvais choix.

Qu’est-ce que vous avez tous ajouté dans vos personnages respectifs en plus du scénario ?

Jason Statham : J’avais déjà suffisamment à faire avec ce que le scénario disait. Avec Paul, on a créé le personnage à jouer et c’est tout. Je sais qu’il aime Hyper Tension et on a essayé de jouer là-dessus.

Melissa McCarthy : Quand j’ai lu le scénario la première fois, c’était vraiment un personnage extraordinaire. J’ai juste essayé d’équilibrer le niveau de ses talents et son manque de confiance. On en a beaucoup parlé avec Paul Feig. Et puis j’aime porter des déguisements et des perruques. Ça a fait partie de la construction du personnage, aussi. On a beaucoup préparé avant, mais le jour J sur le tournage, on réévalue un peu tout et on juge à nouveau du niveau où placer son personnage. Paul est bon pour ça.

Paul Feig : On en a beaucoup parlé avant, mais c’est vrai qu’une fois sur le plateau, c’est là que tout prend vie. Beaucoup de réalisateurs sont proches de chaque mot du script etc… Pour moi, c’est sur le plateau que tout se joue. Et on essaie des choses quand les personnages et les acteurs se confrontent. Quand vous avez des comédiens talentueux, vous profitez de ça, comme Melissa qui amène ses propres blagues. Dès fois, elle part à dire des trucs puis elle s’arrête car elle trouve qu’elle va trop loin et moi je lui disais « Mais si, vas-y« … Il y a une fraîcheur nouvelle sur le plateau.

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Melissa et Jason, on a un peu l’impression que vous incarnez des personnages à l’opposé de ce vous faisiez avant. Melissa, vous êtes comme un pendant féminin de Kingsman, portée sur l’action et les cascades. Jason, vous, on vous connaît pour votre côté badass etc… Et là, vous êtes plus drôle. C’était intentionnel d’aller vers autre chose.

Melissa McCarthy : Pas pour moi. C’était un plaisir car j’ai adoré le personnage, mais pas une volonté spécifique d’aller à l’encontre de quelque-chose. C’est juste que le personnage était génial.

Jason Statham : Ce n’était pas une décision calculée dans ma carrière. J’avais juste envie d’être dans un super film. C’est difficile d’entrer dans une comédie quand vous avez une réputation précise. Vous devez continuer à être efficace. Mais là, c’était intéressant d’aller puiser l’humour dans un personnage fort.

Quel est le timing le plus dur, le timing de la comédie ou celui de l’action ?

Paul Feig : Pour moi, les deux doivent être à un niveau égal. Je ne voulais pas que l’action ne soit pas drôle et je ne voulais pas que ce soit le chaos non plus. Le job du réalisateur est de trouver le bon ton.

Jason Statham : C’est dur de porter un jugement. Moi, je comptais sur Paul pour le timing de tout. Je n’avais pas conscience de cela, je faisais confiance à Paul.

Melissa McCarthy : Il y a eu beaucoup de spontanéité entre nous et tout a bien fonctionné. On a essayé de se surprendre, mais il fallait garder un sens de l’équilibre. Quand on essayait des choses, l’autre devait réagir etc…

On voyage beaucoup dans le film. Au passage, vous montrez Paris comme une ville qui craint énormément ! Où est-ce que ça a été le plus sympa de tourner ?

Paul Feig : Vous dites ça pour la scène où une femme fait une fellation à quelqu’un dans la rue ? Mais vous n’avez jamais vu ça à Paris ?? J’avais écrit un film très international avec tous les endroits que j’aime bien, mais on a tourné en Europe de l’Est pour des raisons financières. La deuxième partie du film aurait dû se passer à Paris, mais pour des raisons fiscales, je n’ai pas pu. Et Budapest est une super ville. Puis il y a ce côté guerre froide dans l’esprit, c’est parfait pour les films d’espionnage.

Comment c’était sur le tournage au niveau de l’ambiance, c’était très festif ?

Jason Statham : Il y avait plein d’alcool et tout !

Melissa McCarthy : Les plateaux de Paul Feig sont toujours plein de bonne humeur. C’était un homme intelligent et c’est comme ça qu’il dirige ses tournages. Le seul problème, c’est qu’il faut refaire souvent des prises car il rit tellement qu’on l’entend. On est obligé de lui dire « Mais Paul, on tourne !« 

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Paul, on voit que vous aimez les femmes dans vos films. Quelle est votre prochaine étape ?

Paul Feig : Là, je fais Ghostbusters et je vais avoir quatre femmes extraordinaires. Il n’y a rien de politique dans mes films. Je n’essaie pas de dire que les femmes n’ont jamais de bons rôles dans les comédies etc… Ça vient du fait que pendant longtemps, je voyais des femmes que j’adorais et qui ne pouvaient pas être vraiment drôles car elle jouait soit des rôles d’hommes ou d’emmerdeuses. Les personnes les plus drôles que je connais sont des femmes. Il y a tellement de femmes drôles qui ont besoin de ces rôles.

Melissa, vous avez beaucoup de scènes d’action, Jason vous a donné des conseils ?

Melissa McCarthy : En vrai, la plupart des scènes, c’est Jason avec une perruque qui jouait à ma place ! Non, j’essayais de l’observer et de voir à quel moment il était précis et rapide dans ce qu’il faisait pour m’en inspirer. C’est assez incroyable.

Jason Statham : Je ne donne des conseils à personne. Tout le monde savait ce qu’il avait faire. La scène de la bagarre dans la cuisine avec Melissa est extraordinaire, la drôlerie et tout le reste. J’étais épaté. Maintenant, c’est Melissa qui me donne des conseils !

On a l’impression que depuis quelques années, on utilise beaucoup Melissa pour dynamiter des duos improbables. On ne s’attendait pas à la voir avec Sandra Bullock (Les Flingueuses – ndlr), on ne s’attend pas à la voir avec Jason Statham. Est-ce que c’est quelque-chose que vous aimez ?

Melissa McCarthy : Pour moi, c’est un rêve de travailler avec ces acteurs. Paul aime réunir des gens qui semblent éloignés comme ça. Je ne sais pas comment il sait faire ça. Il n’a pas de limites et ça fonctionne toujours très bien.

Paul Feig : La phase de casting, c’est ce que je préfère. Pour un réalisateur, trouver le bon casting, pousser les acteurs dans leurs retranchements. Après, je pense que quelque-part, il y a aussi vouloir réunir des gens qu’on aime bien et essayer de trouver comment y parvenir. Je crevais d’envie de bosser avec Jason depuis Hyper Tension. On m’a souvent demandé comment je savais qu’il pouvait être drôle. Ça vient de ces deux films là, il y est très drôle. J’ai essayé de me demander comment je pouvais les réunir tous les deux avec Melissa. S’ils pouvaient être rivaux, ça serait super. Avec Sandra Bullock, ça s’est aussi passé comme ça. Pour Ghosbusters, j’ai réfléchi à quelles étaient les personnes que je trouvais les plus drôles.

Miss Bobby_Spy

Qu’avez-vous préféré, les cascades ou les dialogues un peu trash ?

Melissa McCarthy : C’est dur de choisir. Ma joie est d’avoir tout fait. D’avoir été suspendue à un hélico pendant trois jours… Si on m’avait dit il y a dix ans que je ferai ça un jour… Et puis de me battre… C’est la combinaison de tout ça qui m’a régalée. Ça et pouvoir être moi-même. J’ai adoré.

Jason Statham : Tout était tellement bien. Je crois que le meilleur a été d’être au lit avec Melissa !

Melissa McCarthy : Quand on a tourné cette scène, mon mari et mes enfants sont passés sur le plateau… Mes enfants m’ont demandé si j’étais fatigué pour être couchée ! J’ai dit qu’on faisait une sieste.

Pensez-vous faire une suite ?

Paul Feig : J’adore ces personnes et le genre, et ce qui est bien avec l’espionnage, c’est qu’il n’y ait pas de limites. Croisons les doigts pour que celui-ci marche et peut-être qu’on nous laissera en faire un autre !

Retranscription Mondociné.

Merci à Cartel et à 20th Century Fox.

by Miss Bobby
Miss Bobby_Spy

Miss Bobby_Spy Paul Feig, réalisateur de plusieurs comédies trashouilles où les héroïnes n’hésitent pas à se moquer d’elles, revient avec en tête de course, Mélissa McCarthy, récurrente chez Feig, dans Spy tel un Colin Firth dans Kingsman, tout en ronds de jambes.

Spy, à la vue de la bande-annonce, peut laisser paraître une comédie potache où l’on se demande ce que sont venus faire Jude Law et Jason Statham. Un trio d’acteurs complètement inattendu qui va s’avérer très efficace à l’écran et surtout hilarant.

Quand vous ne pouvez plus utiliser vos espions habituels pour l’infiltration, il faut savoir aller chercher du côté de la bureaucratie, on n’est pas à l’abri d’y découvrir des pépites aussi douées sur le terrain que derrière un ordinateur. C’est comme ça que Susan (McCarthy) va se retrouver affublée de mille et une perruques pour dézinguer du méchant.

Après Mes meilleures amies et Les Flingueuses, Paul Feig monte d’un cran dans le trashouille s’octroyant – à la manière d’un Matthew Vaughn et de son Kingsman – un film aux dialogues peu châtiés et à l’action exaltante. Les rôles y sont inversés, alors que beaucoup s’attendront à voir Statham faire ce qu’il fait de mieux, à savoir du Statham, ils seront surpris de voir l’acteur jouer à fond sur l’autodérision, se moquant des rôles qu’il a pu incarner et de son assimilation aux films d’action. Oui, il sait être drôle. Jude Law n’a qu’un second rôle, mais a une scène d’ouverture qui donne le ton de Spy. Quant à Melissa McCarthy, régulière chez le réalisateur, celui-ci lui a dessiné un rôle éprouvant physiquement et 100% trash. Elle n’est plus relayée au rang d’actrice ronde qui fait rigoler les copains.

Spy est une très bonne comédie (n’en déplaise à certains), qui m’a fait m’écrouler de rire bon nombre de fois par des répliques qui en choqueraient plus d’un, où Paul Feig a fait la part belle à l’improvisation. Pour information, il ne fait jamais de répétitions, laissant tourner constamment la caméra afin de saisir les meilleurs moments d’impro. Je me suis réellement régalé.

Sortie en salles le 17 juin.

Retrouvez le compte de rendu de la rencontre avec Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham.

Retrouvez les images de la rencontre avec Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham.

Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham pour #Spy

Rencontre avec Melissa McCarthy, Paul Feig et Jason Statham pour #Spy

Posté par Miss Bobby sur mercredi 10 juin 2015

by Miss Bobby
miss Bobby_Fast and Furious 7

miss Bobby_Fast and Furious 7 Et voilà. Paul Walker a fait chauffé une dernière fois sa Skyline et nous a offert un dernier tour de piste à la hauteur de nos attentes, à en laisser du caoutchouc collé sur le bitume. Ce Fast and Furious 7 s’envole par l’humour, des situations encore plus dingues que l’opus précédent et une grosse couche de mélancolie.

Fast and Furious 7 c’est comme se faire un gros kiff, soit on assume, soit ce n’est pas la peine d’essayer si c’est pour ne pas apprécier à sa juste valeur le délire dans sa globalité. James Wan, habitué à faire des films qui font peur (comme Conjuring, pour ne citer que celui-ci) a su servir du 300% jouissif en barres. Mon seul et unique bémol, c’est qu’il est UN TOUT PETIT PEU moins barré que le sixième qui m’avait laissée pantoise beaucoup plus de fois. Mais je chipote, parce que cela ne m’a pas empêché de sortir des « oh pu**** ». James Wan apporte une réalisation plus léchée, notamment dans les prises de vue sur les combats avec son effet de renversement qui est tout bonnement génial, suivant la courbe engagée par la chute d’un corps, accentuant le côté « waouh » (j’avoue qu’en choix de mots, j’ai fait mieux). Certaines répliques méritent d’être cultes, vous savez, c’est typiquement le genre de phrase qu’on aimerait sortir au mec ou à la nana qui joue avec vos nerfs, et que sur le moment, on ne trouve pas. Faudrait que je les apprenne, pour ne pas être prise au dépourvu.

À part ça, Fast and Furious 7, c’est toujours du bon gros son, un casting qu’on adore retrouver, des voitures à donner une syncope à votre compte en banque et à vous brûler la rétine tant elles sont belles, des fesses et des bikinis dignes d’un clip de rap qui fera baver votre chéri, Dwayne Johnson hilarant, et un superbe hommage à Paul Walker qui vous fera tirer une larme.

J’aimerai que la saga s’arrête-là, car comme le dit si bien Dom (Vin Diesel) : « ça ne sera plus jamais pareil ». Moi j’ai pris un plaisir à peine coupable avec ce septième volet (comme avec les autres, mon objectivité vole en éclats avec les Fast), je pense que vous aussi vous allez prendre votre pied.

Rendez-vous sur le parking du cinéma le 1er avril.

by Miss Bobby

Bouyouyouh ! Oui, c’est une nouvelle onomatopée, mais il faut bien cela pour cette nouvelle bande-annonce de Fast and Furious 7, qui, ne pesons pas nos mots, envoie du pâté quand même ! En croûte s’il vous plaît !

Je pense que vous avez autant hâte que moi de retrouver Vin Diesel, Paul Walker, Michelle Rodriguez, Tyrese Gibson, Dwayne « The Rock » Johnson, Ludacris, Jordana Brewster et le petit dernier, Jason Statham.

Rendez-vous le 1er avril pour la sortie au cinéma.

Miss Bobby_Fast and Furious 7_Paul_Walker

by Miss Bobby
Miss Bobby_The November_Man

Miss Bobby_The November_Man Titre à prononcer avec une grosse voix grave digne d’un film d’action qui va tout faire péter.

Je suis quasi certaine que vous vous êtes dit : Pierce Brosnan + film d’action = James Bond. Me trompe-je ? Heureusement que je suis là pour rectifier cette erreur.

Pierce Brosnan + The November Man = rôle à contre emploi.

Ne vous attendez pas non plus à une révolution du genre, il n’y en a pas. C’est un film d’action, avec des gentils, des méchants et Pierce Brosnan. Oui, parfois il y a des explosions, oui, il y a des armes à feu, oui, il y a une bombe (qui s’appelle Olga Kurylenko) et oui, il y a des gens qui courent. Le film en lui-même est un bon divertissement, à rebondissements. Mais l’atout de ce film reste Pierce, qui s’octroie un personnage pas très propret, pas franchement sage et pas forcément bien sous tous rapports. En gros, Pierce sait sortir des répliques qu’on n’aurait jamais imaginé dans sa bouche, fait des choses qu’on n’aurait jamais imaginé faire. Monsieur Brosnan ajoute une petite pincée de Statham/mauvais garçon et on adore ! Je dirais même, on en redemande ! Vous l’aurez compris, à ses côtés la superbe Olga Kurylenko donne le change sans être une potiche et apporte de la consistance à l’histoire (en plus d’ajouter une bonne grosse dose de glamour). Autre touche pas déplaisante à l’œil nu, Luke Bracey, gueule d’amour qui ne se laisse par marcher sur les pieds face au monstre Brosnan. À suivre de près.

Vous l’aurez compris, Pierce Brosnan revient gonflé à bloc dans The November Man, rangeant définitivement ses gadgets d’espion pour aller directement à l’essentiel : foncer dans le tas !

Sortie en salles le 29 octobre.

by Miss Bobby